Upcycling DIY : 5 projets rapides à partir d’un vieux pull

Nous avons tous.tes déjà eu un pull usé : troué ou avec des tâches… une pièce qu’on n’a pas envie de porter dans cet état ! Seulement, ce serait du gâchis de s’en débarasser.

Nous avons donc pensé à de petits DIY avec lesquels vous pourrez tirer le meilleur parti de votre cher vêtement. Au lieu de le jeter, transformez-le en traversin, en une broderie élégante, en lingettes démaquillantes pratiques, en bonnet léger et/ou en une peluche canard. 🦆

Voici tout ce dont vous avez besoin pour ces cinq projets : un vieux pull ou cardigan et quelques autres petits outils, que nous avons listés pour vous ici dans l’article. Pour le pull, il est préférable qu’il soit en coton classique finement tissé. Un vêtement tricoté trop grossièrement ou trop élastique serait trop compliqué à transformer. Avant de vous lancer directement dans les projets et le découpage, il vaut mieux lire d’abord l’intégralité de l’article calmement. En fonction de l’ordre dans lequel vous faites les étapes, veillez à ce qu’il reste encore assez de tissu pour les autres projets. Vous êtes prêt.e.s ? C’est parti !

Voici la liste des accessoires dont vous avez besoin :

DIY Upcycling : cousez vos propres cotons démaquillants

Utilisez un verre ou autre objet adapté pour obtenir la taille souhaitée de vos cotons démaquillants. Prévoyez également le surplus de couture. Découpez un cercle pour l’avant et l’arrière de vos tampons démaquillants : un cercle composé de votre cardigan et l’autre à partir de tissu éponge. Vous avez donc deux surfaces différentes pour chaque pad.

Utilisez ensuite des pinces à tissu pour épingler les deux morceaux face à face.

Cousez les tissus entre eux avec une marge de couture de 0,5 cm et laissez une ouverture de retournement.

Puis, retournez les cotons démaquillants.

Façonnez l’ouverture tournante avec des clips en tissu.

Fermez ensuite hermétiquement l’ouverture avec un simple point noué et cousez le tout en une fois pour que tout soit uniforme.

Vos cotons démaquillants lavables et donc réutilisables longue durée sont prêts !

DIY : coudre un canard

Imprimez le patron du canard et découpez-le avec des ciseaux de bricolage. N’utilisez pas vos ciseaux à tissu pour cela, car le papier les ternira. Utilisez ensuite le patron pour découper le tissu du corps du canard dans le pull et pour découper les pattes et le bec dans les chutes de tissu jaune. Utilisez pour cela vos ciseaux à tissu ou le tailleur à roulettes.

Utilisez vos pinces marquer le tissu là où se trouvent les marques sur le patron.

Ensuite, cousez le tissu au niveau des fentes pour créer la cambrure du dos.

Cousez les petits morceaux de tissu pour le bec et les pieds les uns contre les autres.

Utilisez ensuite un stylo, des aiguilles à tricoter ou des baguettes à sushi, par exemple, pour retourner le tissu et façonner soigneusement les bords.

Épinglez ensuite les trois parties de l’extérieur sur le dessus du tissu extérieur. Si vous le souhaitez, vous pouvez coudre soigneusement les trois morceaux de tissu jaune très près du bord.

Maintenant, placez les 2 morceaux de tissu l’un contre l’autre et épinglez le tout avec des pinces à tissu.

Cousez tout autour en une fois pour fixer les couches de tissu correctement. Laissez une ouverture tournante. Durant la couture, assurez-vous de coudre également les pieds et le bec.

Retournez le canard par l’ouverture et façonnez les bords avec vos doigts.

Ensuite, utilisez le rembourrage pour remplir le canard avec. Utilisez ensuite une aiguille et du fil pour fermer l’ouverture avec un point invisible.

Vous pouvez maintenant broder les yeux dans le tissu avec du fil.

Votre petit canard en peluche est prêt !

UPCYCLING DIY : cOUSEZ UN BONNET

Vous pouvez faire un magnifique bonnet léger à partir d’un morceau de tissu situé à l’avant et à l’arrière de votre pull ou cardigan. Utilisez la taille d’un bonnet qui vous va bien pour vous guider pour la coupe. Il est préférable de couper le devant et le dos en même temps et d’utiliser une couture latérale existante de votre pull ou cardigan pour la couture latérale. Découpez une fente verticale en haut comme sur la photo de gauche. Utilisez des clips en tissu pour fixer les fentes.

Cousez les ouvertures épinglées ensemble. Votre bonnet sera ainsi légèrement arqué. Placez ensuite les deux épaisseurs de tissu l’une contre l’autre et épinglez les bords avec vos pinces à tissu à l’exception de l’ouverture inférieure. Bien entendu, vous n’avez plus besoin de jalonner le côté où se trouve la couture latérale de votre pull.

Cousez le tissu sur les bords avec une marge de couture de 1 cm avec un point droit simple. Passez ensuite au point zigzag pour surfiler les surplus de couture.

Votre petit bonnet léger est prêt ! Si vous n’avez pas assez de tissu à votre taille, c’est une excellente occasion de coudre un bonnet pour un bébé ou un enfant.

Coudre un traversin à partir de manches

Cousez un traversin à partir d’une vieille manche de pull. Pour ce faire, coupez la manche juste avant la couture de l’épaule.

Mesurez le diamètre des ouvertures des manches inférieure et supérieure et découpez des cercles de même diamètre dans une autre partie du pull. Vous en avez besoin pour fermer les ouvertures.

Retournez le manchon de façon à ce que le « bon côté » soit tourné vers l’intérieur. Utilisez des pinces à tissu pour épingler les cercles ronds l’un contre l’autre autour des deux ouvertures des manches.

Cousez les deux cercles avec un point droit normal et 1 cm de marge de couture tout autour pour relier les cercles et le tube de la manche. Laisser une petite ouverture tournante dans l’un des deux cercles.

Retournez la manche à travers l’ouverture.

Remplissez la manche de coton.

Fermez l’ouverture tournante à la main avec un point aveugle.

Voilà votre traversin ! Notre pull était légèrement élastique – il est légèrement déformé dans notre cas, mais tellement confortable et pratique !

Upcycling DIY : Créez votre propre broderie à partir de bouts de tissu

Le prochain et dernier bricolage de cette série est une simple image de broderie décorative. Prenez un cercle à broder et découpez un morceau de tissu de 1 à 2 cm plus large que le cercle sur tous les côtés.

Étirez-le sur le cadre et utilisez un stylo et du papier pour créer un modèle pour votre motif.

Comme notre tissu est très léger, nous pourrions simplement mettre le motif sous le tissu et le tracer facilement à contre-jour près d’une fenêtre.

Prenez une aiguille à broder avec une pointe et votre fil à broder et commencez à broder votre motif. Pour cela, nous avons utilisé un simple point arrière.

Lorsque vous avez terminé, vous pouvez soit coudre votre surplus de tissu à l’arrière, soit le couper juste au bord (et le coller sur le cerceau).

Et voilà ! C’est idéal comme idée de décoration pour la maison, comme activité rapide pour les enfants ou comme idée cadeau personnelle de dernière minute.

Si vous reproduisez un de ces tutoriels, n’oubliez pas de nous tagger sur les réseaux sociaux @makeristfrance

6 patrons gratuits à coudre cet été !

C’est l’été… et quoi de mieux que d’avoir des vêtements de saison qu’on a cousu soi-même ? Pour vous faire plaisir, voici une liste de patrons de couture pour les beaux jours !

1. Un patron de jupe facile par Création Héliane

2. Le top Salvador par Cut N Sew

3. La jupe boutonnée Amy par Création Héliane

4. Le top Miss Calypso par Gasparine

5. Le soutien-gorge Kiwiki par Fitiyoo

6. Le sac Malo par Petit Patron

Et voilà de quoi vous occuper tout l’été ! N’hésitez pas non plus à retrouver nos sélections de patrons estivaux ! 🌴☀️😎

La réalité augmentée : qu’est-ce que c’est ?

Vous avez appris récemment l’existence de notre application Makerist AR, seulement, l’ “Augmented Reality” (réalité augmentée en français), vous ne savez pas vraiment ce que c’est. d’où vient-elle ? À quoi sert-elle? On vous explique tout dans cet article.

Commençons par une définition simple : La réalité augmentée est une technologie qui permet d’intégrer des informations virtuelles dans le réel. 

Au milieu des années 80, Steve Mann invente le premier casque permettant l’affichage d’éléments virtuels face aux yeux de son utilisateur. C’est le précurseur des lunettes à réalité augmentée.

Aujourd’hui, on retrouve cette technologie dans différents domaines tels que l’architecture, la culture ou encore le commerce : certaines marques vous permettent notamment d’essayer directement sur votre visage une paire de lunettes ou un rouge à lèvres ! 

La réalité augmentée fonctionne grâce aux capteurs intégrés dans votre appareil (souvent votre téléphone), notamment la boussole pour vous géolocaliser, l’accéléromètre pour l’angle de vue ou encore les caméras pour l’analyse d’images. 

Si vous avez déjà utilisé les filtres sur Snapchat et Instagram, ou que vous avez été charmé par l’application Pokémon Go il y a quelques années, bonne nouvelle : vous avez déjà été confronté.e.s à la réalité augmentée !

La réalité augmentée est une technologie interactive qui superpose des éléments virtuels sur une base réelle. 

Chez Makerist, nous avons décidé d’utiliser cette technologie pour la couture, afin de vous permettre de réaliser vos patrons sans papier !

Pour cela, c’est très simple : 

N’hésitez pas à lire notre page dédiée à l’application Makerist AR et à visualiser cette vidéo explicative pour plus de détails et d’informations :

Vidéo explicative Makerist AR

Télécharger gratuitement l’application

À bientôt sur Makerist !

Hack du patron gratuit Kiwiki par Fitiyoo

Julie et Paloma, les créatrices des patrons Fitiyoo (disponibles sur Makerist) vous offrent deux cadeaux : le patron gratuit du soutien-gorge Kiwiki (à retrouver sur Makerist également) et le hack gratuit de ce patron – à retrouver dans cet article de blog

Le matériel

Tu auras besoin de :

TISSUS:

  • 50 cm de jersey coton-élasthanne
  • 2 m de galon dentelle élastique

FOURNITURES:

  • 1 m d’élastique pour soutien-gorge
  • 1 m de bretelles élastiques
  • 1 agrafage

Pour ce tutoriel, nous avons utilisé l’un de nos Mini kit couture Fitiyoo, avec toutes les fournitures en coloris noir

Et pour la « petite touche finale », un ruban, bouton, pampille, tout ce que tu veux pour personnaliser ton modèle.

Prendre ses mesures :

Commence par prendre tes mesures comme indiqué dans le tutoriel, pour trouver ta taille de bonnet et de dos correspondantes.

NB : le soutien-gorge Kiwiki ayant été conçu pour être réalisé en dentelle, le jersey étant plus mou et plus élastique que la dentelle : n’hésite pas à prévoir une première toile dans ta taille habituelle, pour voir si le bonnet n’est pas trop grand en jersey, et si c’est le cas, tu pourra réduire la profondeur de bonnet avant de couper ton soutien-gorge définitif 😉

Etape 1 :

C’est parti !

Découper un rectangle de jersey suffisament grand pour pouvoir couper les bonnets.

Sur chaque bord, superposer d’environ 1cm le galon de dentelle élastique par dessus le jersey.

Fixer le galon dentelle à plat sur le jersey avec un point de bâti; un long point droit. (Le point de bâti n’est pas obligatoire, mais il simplifie les étapes de couture par la suite)

NB: attention de ne pas tirer sur les deux matières pour ne pas qu’elles se détendent, il faut bien les laisser à plat sous le pied de la machine qui s’occupera de faire avancer le tissu.

Etape 2 :

Refaire ces mêmes coutures, mais cette fois avec un point extensible : le point Zigzag.

Puis, enlever le point de bâti cousu précédemment pour récupérer l’extensibilité du tissu.

Etape 3 :

Placer et couper le patron des bonnets au niveau des creux de la dentelle, en suivant les indications du patron.

1 bonnet à l’endroit, 1 bonnet à l’envers pour obtenir la symétrie.

Etape 4 :

Couper la bande sous-poitrine selon la taille de dos désirée, comme indiqué dans le tutoriel page 3.

Et voilà nos pièces sont réunies, et prêtes à être cousues !

Etape 5 :

En se repérant aux crans de la couture bonnet, superposer endroit contre endroit le bonnet devant sur le bonnet côté.

Faire une couture de 5 mm, puis faire la finition de la couture avec un surjet ou un point Zigzag.

Etape 6 :

Ouvrir le bonnet et faire une surpiqûre sur le bonnet côté pour maintenir la valeur de couture.
Recouper le surplus de valeur de dentelle qui dépasse en haut du bonnet.

Etape 7 :

Avec une épingle, faire un repère au milieu de la dentelle sous-poitrine, et épinger les bonnets de chaque côté, à 1 cm du bord de la dentelle.
Faire une couture de bâti avec un grand point sur toute la longueur pour maintenir les bonnets et la bande sous-poitrine ensemble.

Etape 8 :

Couper la longueur d’élastique sous-poitrine comme détaillé dans le tutoriel page 7.

Puis répartir de façon équitable les fronces de l’élastique sous-poitrine sur l’envers des bonnets.

Etape 9 :

Pour bien positionner l’élastique, il doit descendre 1 cm en dessous du bord de la dentelle sous-poitrine

Etape 10 :

Faire une couture extensible avec un point 3 Zigzag couvrant toute la largeur de l’élastique, ou 2 coutures Zigzag réparties en haut et en bas de l’élastique.

Etape 11 :

Coudre l’agrafage sur les extrémités du galon dentelle, comme détaillé page 6 du tutoriel.

Etape 12 :

Coudre la bretelle sur le soutien-gorge, comme détaillé page 6 du tutoriel.

Pour apprendre à fabriquer une bretelle réglable, nous t’invitons à lire notre article Astuce couture dédié.

Etape 13 :

Pour ce « pattern hack », nous avons décidé de réaliser un petit noeud dans un ruban lurex, qui reste très discret tout en étant lumineux !

Etape 14 :

Coudre le noeud sur le soutien-gorge avec un point de couture type « boutonnière » (ou à la main)

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat ! Un soutien-gorge facile, rapide et confortable.

On espère que l’expérience vous a plu et vous a aidée à réaliser votre premier soutien-gorge !

Et vous savez quoi…il nous reste encore assez de tissu et d’élastique pour coudre une culotte, alors on ne s’est pas privées de couper un slip Margarita pour compléter la parure !

Nous vous souhaitons à toutes une belle cousette, et remercions toute l’équipe Makerist pour cet article invité !

Julie & Paloma,
La Team Fitiyoo

6 raisons de coudre ses vêtements

S’il y a bien un phénomène qui a été amplifié au cours de la pandémie actuelle de coronavirus, c’est l’essor du DIY et notamment le retour des français.es vers la couture. Entre les publications qui fleurissent sur Instagram, la queue devant la mercerie du coin de votre rue et les cadeaux que vous avez reçus de vos proches à Noël, il est difficile d’avoir échappé à cette tendance, qui est désormais bien documentée.

Pour autant, le confinement ne saurait à lui seul expliquer un mouvement déjà bien présent depuis plusieurs années. Face à la crise sociale et environnementale que nous traversons, nous sommes de plus en plus nombreux.ses à vouloir redonner du sens à notre manière de vivre et consommer. La couture, en tant qu’alternative aux circuits classiques de la mode (et pour ne pas la nommer, de la Fast Fashion) permet de répondre au moins en partie à cette nécessité de changement.

Pour y voir plus clair nous vous proposons 6 bonnes raisons de coudre ses propres vêtements. Si hésitez encore à vous y mettre, on espère que cet article vous aidera à sauter le pas 🙂

1. JE couds mes propres vêtements

« Who made my clothes? » en français « Qui a fait mes vêtements » est un mouvement né après l’effondrement d’une usine textile au Bangladesh qui a tué plus de 2 500 personnes il y a 6 ans. Cet incident dramatique a contribué à accélérer les changements dans le regard que nos sociétés portent sur l’industrie de la mode et ses conséquences dans de nombreux pays.

Ayant lieu chaque année en Avril, à l’initiative du collectif d’action Fashion Revolution, la Fashion Revolution Week vise à rassembler les citoyens, associations et entreprises autour de solutions concrètes pour faire changer l’industrie de la mode au niveau mondial.

Le hashtag #imademyclothes a déjà été partagé par des milliers de personnes sur les réseaux sociaux. Ici, Méli de l’équipe Makerist France.

Pour autant, nous ne sommes pas impuissant.es et de nombreuses alternatives à la Fast Fashion existent : acheter local, privilégier les vêtements et matières fabriqués dans des conditions décentes, ou chiner en fripe sont autant de réponses possibles.

D’autres décident de sauter le pas et de se lancer dans la fabrication de leurs propres vêtements ! Avec des patrons de couture, un peu de matériel et de la patience, chacun.e peut créer ses vêtements et consommer la mode de façon plus sereine et responsable.

2. Choisir les matières

Difficile de se poser la question « Who made my clothes » sans se poser également celle de « What are in my clothes? » (qu’y a-t-il dans mes vêtements ?). En cousant vos vêtements, vous avez le choix des matières que vous utilisez. Ici, les conseils sont souvent les mêmes : privilégiez les fibres naturelles, tissus bio de préférence fabriqués en France et/où de manière socialement et écologiquement responsable.

Au delà de la question écologique et éthique, cette option offre davantage de liberté. Que ce soit pour des raisons esthétiques ou de confort, le choix des matières est votre allié pour coudre des vêtements qui vous correspondent vraiment.

3. Coudre des vêtements adaptés à votre taille et à votre morphologie

Il est parfois difficile de trouver des vêtements qui nous plaisent tout en étant adaptés à notre corps. Les vêtements de marques de prêt à porter sont souvent imaginés à partir de canons de beauté stéréotypés et parfois éloignés de la réalité.

En cousant vos vêtements, vous pouvez choisir la taille la plus adaptée à votre morphologie et votre silhouette, et avez le contrôle sur de nombreux aspects (manches, tour de taille, poitrine). Avec un peu d’expérience, il est relativement facile d’adapter un patron à vos mensurations.

Il reste que certes, de nombreux patrons de couture ne taillent pas au-delà du 42. En effet, à partir du 42 le patronage n’est plus linéaire (il ne suffit plus d’ajouter quelques centimètres à la forme de base) et nécessite de revoir le patron en totalité. De nombreuses créatrices par manque de temps ou de formation sont parfois contraintes d’y renoncer. Néanmoins, la prise de conscience de la nécessité de proposer patrons plus inclusifs s’accélère et de nombreux créateurs et créatrices proposent désormais leurs patrons dans toutes les tailles !

4. Des vêtements qui durent plus longtemps

L’expression Fast Fashion est utilisée pour décrire un système reposant sur la production en série des vêtements conçus pour s’user et être remplacés rapidement. À nous de prendre ce système à rebours en y opposant une philosophie Slow Fashion: des vêtements sur lesquels on passe du temps et qui durent plus longtemps.

En utilisant de meilleurs matériaux et des finitions plus résistantes, les vêtements cousus main sont faits pour durer dans le temps.

Investir du temps dans la création de ses propres vêtements, c’est également se prédisposer à en prendre davantage soin. Et avec quelques connaissances, réparer ses vêtements lorsqu’ils s’usent devient un jeu d’enfant.

5. Soutenir des créateurs et créatrices indépendant.es

Derrière les patrons de couture que vous achetez en ligne, il y a le travail et la passion de nombreux.ses créateurs.trices. Ces entrepreneur.ses aux parcours variés, souvent des femmes, on très largement contribué à rendre la couture plus fun et accessible au cours des dernières années.

Acheter un patron, c’est soutenir la créativité de tout un réseau de créateurs et créatrices, souvent engagés également dans des initiatives locales (ateliers, formations, associations…).

6. Prendre confiance en soi

Coudre permet d’exercer sa patience, sa concentration et sa dextérité. Pour coudre de belles pièces, il vous faudra du temps, de la persévérance et vous imposer une certaine rigueur. Comme d’autres activités créatives comme le tricot ou le crochet, la couture permet de s’évader, de laisser libre cours à sa créativité, et d’ouvrir un espace de respiration par rapport au quotidien.

Quoi de mieux que porter une pièce sur laquelle on a dépensé tant d’efforts et de persévérance ? En cousant vos vêtements, vous pourrez vous dire « c’est moi qui l’ai fait » et les porter avec fierté !

Couture durable : le guide pour débutant.es par notre ambassadrice Ruby Rose

Chez Makerist, l’éco-responsabilité de tous et toutes est primordiale. Nous pensons qu’en fabriquant (entre autres) nous-mêmes nos vêtements nous réduisons la consommation de masse et créons également un lien plus fort avec ces derniers. C’est pourquoi dans cet article, notre ambassadrice de la plateforme Makerist COM, Ruby Rose, vous aide à évoluer vers un mode de vie plus durable avec ses conseils pour débutant.es.

Bonjour !

Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, je suis Ruby l’une des ambassadrices Makerist. Coudre est l’une de mes passions et j’ai également choisi un style de vie plus durable. Qu’il s’agisse de réfléchir plus attentivement aux vêtements que je porte ou aux cosmétiques que j’achète, la durabilité peut avoir un impact sur ma vie quotidienne de bien des façons. La couture est un des domaines dans lequel je souhaite être plus éco-responsable.

Mon parcours est ancré dans la mode et avec un diplôme en design de mode, j’ai toujours travaillé dans l’industrie. De la production à la photographie, cela m’a donné un aperçu des coulisses de la fabrication des vêtements que je porte. Cela m’a fait réaliser que je voulais faire plus et ne porter que des tissus et des vêtements durables fabriqués dans des lieux éthiques. J’ai renoncé à acheter des marques de fast fashion il y a 2 ans maintenant et je m’y tiens depuis.

C’est à la même époque que j’ai recommencé à coudre, après avoir constaté que de nombreuses marques durables n’avaient pas l’esthétique que je souhaitais. La couture m’a également fait prendre conscience du temps et des efforts nécessaires pour créer un vêtement. Je ne peux pas acheter une robe de fast fashion à 8 £ en sachant que la personne qui l’a cousue a été sous-payée.

Conseils et astuces pour abandonner la Fast Fashion

  1. Se désabonner : désabonnez-vous de toutes ces mises à jour des marques de fast fashion, d’Instagram et des newsletters. Cela élimine la tentation et le besoin de quelque chose de nouveau. Pour moi, c’est vraiment « loin des yeux, loin du coeur ».
  2. Rechercher des marques : trouvez de nouvelles marques plus durables à suivre, une excellente ressource pour cela est l’application «Good On You», elle évalue les marques en fonction de leurs références en matière de durabilité. De plus, la plupart des marques durables en parleront avec plaisir sur leurs sites Web et seront ravies de répondre à toutes vos questions.
  3. Réorganisez vos vêtements actuels : le vêtement le plus durable est celui que vous possédez déjà; au fond de votre garde-robe, vous avez probablement des joyaux cachés. Vous pouvez les réorganiser en les teintant, les raccourcissant, en coupant certaines manches, etc. Vous aurez l’impression d’avoir un tout nouveau vêtement.
  4. Trouvez de l’inspiration en ligne : j’ai trouvé de beaux comptes dans le créneau de la mode durable et de l’écologie.
    Quelques-uns de mes préférés sont :
  5. Lisez à ce sujet : il y a tellement de livres sur la mode durable, voici quelques uns de mes préférés. J’aime bien les avoir en livres audio et les écouter pendant que je couds :
    • How to break up with fast fashion – Lauren Bravo
    • To die for – Lucy Siegle
    • The conscious closet – Elizabeth L. Cline
  6. Enfin, mon préféré : coudre vos propres vêtements. Coudre vos propres vêtements sera toujours plus écologiques car les vêtements vous iront bien et seront fabriqués à plus petite échelle. Vous finirez probablement par les conserver plus longtemps car ils signifieront plus pour vous.

Astuces pour une couture plus durable

C’est donc plus difficile pour moi car je couds non seulement pour confectionner des vêtements que je veux porter, mais aussi comme passe-temps créatif. C’est une manière pour moi d’évacuer le stress, ça me calme vraiment et je trouve ça relaxant et amusant.

  1. Essayez de faire attention à ce que vous cousez : c’est comme avec les achats, en avez-vous besoin? Sera-t-il dans votre garde-robe; allez-vous beaucoup le porter ? Personnellement, parfois je couds quelque chose qui ne marche pas ou je finis par ne pas porter autant que je le pensais. Donc, bien que j’essaye, je ne suis pas si strict sur ce point-là.
  2. Prenez votre temps : si vous prenez votre temps, vous vous retrouverez avec un vêtement mieux cousu, espérons-le, qui comporte moins d’erreurs. Cela vous fera à nouveau chérir votre marque plus que n’importe quel article acheté. Ainsi, vous ne vous sentirez pas comme si vous produisiez des vêtements en masse contrairement à la fast fashion.
  3. Cousez à partir de vos chutes : plutôt que d’acheter quelque chose de nouveau, voyez quel tissu ou quels motifs vous possédez déjà. Je suis du genre à accumuler et à insister sur la découpe de tissus. Je suis devenue beaucoup plus détendue en utilisant ce que j’ai déjà et en réutilisant mes modèles préférés plutôt qu’en en imprimant de nouveaux.
  4. Pensez à votre mercerie : vous pouvez également utiliser une mercerie plus durable. Faites votre propre biais, utilisez des zips métalliques plutôt que des boutons en plastique ou même des boutons vintage. Vous pouvez même choisir des cotons organiques et des fils de polyester recyclés.
  5. Utilisez des tissus durables : si vous cousez les vôtres, c’est toujours mieux que la fast fashion, mais si vous voulez passer au niveau supérieur, cousez avec des tissus éco-responsables. J’essaie de le faire autant que possible, et le simple fait d’en apprendre davantage à leur sujet aide vraiment à cela.

Les meilleurs tissus éco-responsables

De nos jours, les options pour les tissus durables ne cessent d’augmenter, ce qui est génial, alors voici un aperçu de certains de mes favoris:

  1. Coton biologique : Le coton biologique utilise à nouveau beaucoup moins d’eau que le coton ordinaire dans le processus de production et de mort en croissance. Il est tout aussi doux et agréable à coudre que le coton ordinaire.
  2. Tencel / Lyocell : il s’agit essentiellement d’une version durable de la viscose, mais la production de viscose utilise des produits chimiques très nocifs qui endommagent à la fois l’environnement et les travailleurs qui la produisent. Le tencel fonctionne cependant sur un système en boucle fermée afin que les produits chimiques soient moins agressifs et soient réutilisés plutôt que libérés.
  3. Tissus recyclés : bien que les tissus naturels soient plus durables que ceux fabriqués par l’homme, il existe de nombreuses options artificielles recyclées – comme le polyester et le molleton.
  4. Fin de stock / Vintage : c’est un tissu qui provient généralement de marques ou d’usines et n’est plus nécessaire et est donc vendu à bas prix. De même avec le vintage, vous pouvez souvent faire de bonnes affaires sur des tissus beaucoup plus anciens fabriqués il y a des années.

J’espère que vous apprécierait mes conseils que j’essaye d’appliquer au mieux au quotidien. Mais comme j’aime le dire, chacun.e fait de son mieux. Même essayer une ou deux de ces astuces peut vous aider à être plus éco-responsable et ne vous inquiétez pas si vous vous trompez, nous sommes tous humains.

J’ai aussi un blog où je partage des articles sur mes projets, alors rendez-vous sur Ruby Rose Sews si vous êtes intéressé.es.

8 mars – l’interview entrepreneuriale de Gaël Couture Bordeaux

A l’occasion de la Journée des Droits des Femmes du 8 mars, nous avons souhaité en savoir davantage sur le parcours détaillé de Gaël (connue sous le nom de Gaël Couture Bordeaux), l’une de nos créatrices de patrons partenaires sur Makerist.

Pour rentrer dans le détail de son expérience en tant que femme entrepreneure en 2021, rien de mieux que de s’appeler et parler de vive voix sur ses expériences, son vécu, ses succès et ses doutes aussi.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Gaël lors des événements organisés par Makerist à Paris en 2019 et j’ai tout de suite accroché avec sa personnalité. Je vois Gaël comme une femme spontanée, souriante, dynamique, engagée et très créative ! Une femme que je vois aujourd’hui comme une amie tant j’échange avec elle.

Gaël, si tu lis ses lignes, tu peux être très fière de ton parcours ! Et j’ai été ravie que tu le partages avec moi.

Gaël devant sa machine à coudre

Voici donc le résumé de notre appel du 23 février.

De la couture à l’animation culturelle en passant par le dessin

Gaël, initialement, ne s’est pas orientée vers le milieu de la couture ni même celui du dessin (son autre grande passion dans la vie) ; Gaël souhaitait évoluer dans le milieu littéraire, en grande fan de lecture. A la fin du collège, Gaël ne s’épanouit plus dans le cursus scolaire et souhaite être davantage dans l’action. En parallèle des cours elle démarre avec une amie la couture les mercredis après-midis et teste plusieurs techniques sur des vêtements vintage. Gaël a toujours été créative et a aussi toujours aimé dessiner.

En troisième donc, elle hésite à s’orienter vers le milieu de la couture (sa nouvelle passion) ou celui du dessin. Elle choisit la couture en se disant que les débouchés seront plus conséquents et elle suit son amie, qui s’oriente également vers des études de couture.

Gaël étudie donc et obtient son BEP et son bac professionnel en couture floue (des études complètes : du dessin à la conception, en passant par le patronage, le moulage…). Elle associe ses deux passions en dessinant des silhouettes, réalisant des tests couture et des cahiers de constructions. Elle s’épanouit dans ce domaine créatif et technique.

Après son bac profesionnel, elle souhaite poursuivre ses études mais n’a pas les moyens financiers pour payer une école supérieure. Elle se renseigne sur les écoles publiques à Paris mais pour payer son loyer il lui faut avoir un emploi étudiant à côté et la quantité de travail dans l’école ne le lui permet pas. Elle s’oriente finalement vers une fac d’arts plastiques (MANAA). A ce moment, elle pense passer son CAPES et devenir professeure d’arts plastiques : elle a toujours aimé transmettre.

Finalement, suite à un changement du programme du CAPES qui ne lui correspond plus, Gaël s’oriente vers l’animation pour enfants : transmettre sa passion des loisirs créatifs, pourquoi pas ? Elle y travaille 8 ans (centres de loisirs, centres socio-culturels…).

Suite à un déménagement et une volonté d’avoir moins de trajet pour se rendre sur son lieu de travail, Gaël ralentit la cadence en tant qu’animatrice et repense à son rêve de couture. Elle pense à animer des cours de couture. Coup du hasard ou du destin : un magasin de tissus ouvre juste à côté de chez elle. Nous sommes en août 2017.

Le début des cours de couture pour Gaël

Elle démarre les cours à mi-temps et continue de travailler dans le secteur de l’animation, elle souhaite alors passer un diplôme pour être coordinatrice dans le secteur de l’animation, mais suite un accident de travail et une entorse aux cervicales, la voilà arrêtée pour 7 mois ! Elle ne pourra pas passer son diplôme.

Son arrêt la pousse à réfléchir à ce dont elle rêve vraiment. La couture continue de lui trotter dans la tête de manière de plus en plus insistante. A ce moment là elle s’imagine continuer les cours de couture et proposer une collection de vêtements en parallèle. Sa soeur lui conseille de s’inspirer sur Instagram et c’est le déclic : Gaël découvre tout un univers dont elle ne pourra bientôt plus se passer ! 

Le lancement de son compte Instagram : la révélation

Fin 2017, Gaël couvre son compte Instagram mais jusqu’à fin 2018 elle est principalement observatrice et ne cherche pas à publier du contenu régulier ni esthétique.

Elle hésite mais demande une disponibilité pour se lancer à son compte à son employeur (la mairie de sa ville dans laquelle elle continue de proposer des activités culturelles). Elle obtient une disponibilité de 3 mois et réfléchit à son projet professionnel, tout en continuant de donner des cours de couture en parallèle dans le magasin de tissus voisin.

Les cours fonctionnent à merveille et elle a beaucoup de demandes : elle peut rapidement se verser un salaire ! 

Elle prend plaisir à transmettre et réfléchit à lancer ses patrons de couture en parallèle. En effet, elle a besoin de patrons pour ses cours : pourquoi ne pas les créer elle-même ? Certaines personnes lui demandent ses patrons directement sans vouloir assister pour autant à ses cours – elle voit là un réel intérêt pour la couture autour d’elle. C’est là que naît son envie de proposer du contenu PDF : pour un partage facile et rapide et s’épanouir dans la création.

Le lancement des patrons de couture et le début de l’aventure avec Makerist

Les patrons de Gaël Couture Bordeaux : Elvira et Bella


De fil en aiguilles, elle fonde Gaël Couture Bordeaux et rejoint Makerist début 2019.

Sur Instagram, Gaël commence à publier davantage de contenu et notamment sa première publication d’illustration en BD en octobre 2018. Elle a alors comme fil conducteur de raconter une histoire et très rapidement, cette première planche atteint les 300 “j’aime” et de nombreux nouveaux commentaires et nouveaux/nouvelles abonné.es. Elle pense alors le refaire chaque semaine en racontant “Les tribulations d’une couturière” (le nom de son premier recueil, publié depuis). Pour la deuxième publication, le succès est une fois de plus au rendez-vous avec presque 1.000 “j’aime”. De 500 abonné.es au moment de sa première publication, elle passe à 800 en à peine un mois. C’est tout début 2019, lorsqu’elle se lance dans les patrons de couture, que Créapassions la contacte pour un premier ouvrage au sujet de ses illustrations. Gaël n’en revient pas ! Les choses s’accélèrent.

Après son hésitation entre le dessin et la couture à la fin de la troisième, elle peut enfin réunir ses deux passions.

Fin 2019, un peu avant la publication de son ouvrage, Gaël nous rencontre nous : l’équipe Makerist, à l’occasion d’une rencontre créatrices à Paris ! Les partenariats continuent et son compte Instagram grandit toujours autant.

C’est au tour de Mondial Tissus de la contacter pour une commande de planches de BD pour l’animation de leurs réseaux.

Début 2020, après une année 2019 plus que riche en rencontres et projets, ses patrons PDF commencent à se vendre de mieux en mieux (surtout sur Makerist). A ce moment-là, Gaël accepte encore tous les partenariats qu’on lui propose, quitte à crouler sous le travail (animations pour les Galeries Lafayette…).

Puis vient mars 2020 et l’arrêt des ateliers et cours de couture. Elle en profite pour développer davantage ses patrons PDF et réalise une formation avec la Chambre des Métiers. Un conseil de Gaël : il existe de nombreuses aides et accompagnements pour les auto-entrepreneur.es, profitez-en ! Jusqu’à ce moment-là, Gaël avait le savoir-faire technique mais ne s’était pas formée sur la partie commerciale, le marketing et les réseaux sociaux et cette formation l’a beaucoup aidée.

Un conseil de Gaël : il existe de nombreuses aides et accompagnements pour les auto-entrepreneur.es, profitez-en !

L’heure du bilan : conseils et situation actuelle pour Gaël

Aujourd’hui, en faisant le bilan de son parcours, elle se rend compte que tout a été assez vite : elle a atteint le revenu minimum qu’elle s’était fixée et peut aujourd’hui mettre un peu d’argent de côté pour trouver éventuellement une personne pour l’assister dans ses missions quotidiennes.

Pour son entourage, ça n’a pas été simple : quitter son statut de fonctionnaire pour donner des cours de couture, cela ne semblait pas réaliste. “D’un point de vue financier, comment tu vas faire ?”. Gaël s’est dit qu’elle n’avait pas le choix et qu’il fallait que son projet fonctionne.

Elle s’est tout de suite investie dans la communication, les rencontres, les partenariats. Au début, c’est un investissement de temps mais nécessaire.

Un autre conseil de Gaël : ne pas avoir peur de la nouveauté et du changement, accepter de sortir de sa zone de confort.


Finalement les projets de Gaël ont rapidement marché et elle a pu rassurer ses proches sur la viabilité de son auto-entreprise.

Et son regard sur l’entrepreneuriat féminin ?

Lors de l’une de ses expériences, alors que Gaël était déjà cheffe d’entreprise, certains hommes – chefs d’entreprises également –  ne la prenaient pas au sérieux et la voyaient comme une employée classique et non d’égal.e à égale.e. Aujourd’hui Gaël, grâce à l’expérience et la solidité de son projet,  arrive davantage à s’imposer mais cela n’a pas été simple au début. Gaël confirme : les débuts sont particulièrement difficiles car il faut avoir l’assurance d’un.e chef.fe d’entreprise dès le départ.

Sa notoriété sur les réseaux sociaux lui a permis d’être davantage prise au sérieux, ainsi que les nombreux cours de couture réservés à ses côtés.

Au sujet de la notoriété justement, Gaël considère que ses illustrations l’ont beaucoup aidée et lui ont permis de se démarquer rapidement. Elle a rapidement été identifiée sur les réseaux grâce à ses dessins.

Un conseil : trouver un axe différenciant et insistez dessus, c’est votre marque de fabrique.

Gaël n’a pas confiance en elle et ne recevait que peu de compliments avant de se lancer. Elle se considère timide et doit prendre sur elle à chaque cours, chaque présentation, pour garder son sang froid. Être au centre de l’attention n’est pas ce qu’elle préfère et pourtant, elle y arrive ! La motivation et la passion sont essentielles. C’est intimidant de parler devant une large audience (en live Instagram, en cours, pour animer un atelier…) mais il faut se lancer.

Aujourd’hui, Gaël prévoit de continuer la couture et les illustrations en parallèle, elle est à l’écoute de ses envies et ses idées. Des nouveaux partenariats (encore tenus secrets) se dessinent.

Plusieurs personnes lui disent aujourd’hui qu’elle a “de la chance”. Mais Gaël insiste à raison : elle s’est donné les moyens d’y arriver. Elle a su saisir les opportunités qui s’offraient à elles, dire oui aux projets, elle a cherché à se construire un réseau et rencontrer des partenaires : sa démarche a été active et réfléchie ! 

Aujourd’hui on ne peut souhaite à Gaël que du succès : celui de continuer de faire grandir son entreprise, de vivre de sa passion et de continuer d’associer couture et dessin car il y a de belles synergies à créer.

Gaël nous inspire par sa ténacité, son courage et sa motivation même dans les moments plus sombres. On admire aussi sa manière de penser : dire oui aux projets, dire oui aux rencontres, dire oui. Garder les yeux ouverts et le coeur prêt à se remplir de nouvelles idées.

Bravo Gaël ! 

8 mars : le parcours entrepreneurial de nos créatrices partenaires

Chez Makerist, nous travaillons avec plus de 400 créatrices partenaires. Sur l’ensemble de nos créatrices et créateurs partenaires, elles sont 99% à vous proposer leurs patrons et tutoriels de couture, tricot, crochet ou encore broderie.

Toutes sont entrepreneures, des femmes déterminées et passionnées, qui mettent toute leur énergie dans leur marque.

Aujourd’hui c’est à 6 d’entre elles que nous donnons la parole. Edwige, Gaël, Julie & Paloma, Mathilde et Guillemette ont ces points communs d’être des femmes et entrepreneures créatives. Mais leur vision n’est pas forcément la même, les raisons qui les ont encouragées à entreprendre non plus.

Quel regarde porte-t-elles sur l’entrepreneuriat féminin aujourd’hui en France ? Quel sont leurs challenges au quotidien et ce qui les anime chaque matin ? Elles nous parlent aussi des femmes qui les inspirent – célèbres ou non – car c’est aussi de cela dont nous avons besoin : des modèles, des représentations féminines qui nous guident.

Merci à toutes d’avoir répondu à nos questions !

Les mots de Julie et Paloma

Julie et Paloma sont les créatrices des patrons de lingerie Fitiyoo :

Quels sont les challenges supplémentaires lorsque l’on entreprend en tant que femmes ?

« Peut-être, qu’en tant que femme, on ose un peu moins se lancer, parce que, culturellement, on apprend moins à oser. Et puis, il y le lâcher prise aussi, qui n’est pas évident. Avant d’entreprendre “officiellement” quoi que ce soit, on cherche toujours la perfection. S’assurer qu’on a pensé à tout… Alors qu’en réalité, on peut très simplement corriger des erreurs, et rechercher plutôt une amélioration en continu. On apprend à arrêter d’avoir peur de l’échec, et à s’accorder le droit à l’erreur, nous restons humaines au fond 🙂 »

Quelles sont les idées reçues que vous entendiez sur l’entrepreneuriat avant de vous lancer et qui se sont révélées fausses dans votre cas ?

« Avant de se lancer dans l’aventure Fitiyoo, quand on entendait parler de l’entrepreneuriat, c’était des exemples de réussites fulgurantes avec levées de fonds, ou à l’inverse, des projets qui ne se sont pas concrétisés avec parfois de l’endettement. On entendait moins parler de tous les entrepreneur/es qui arrivent à vivre simplement de leur activité et de leur passion.

Alors on est parties d’une feuille blanche, sans trop d’idées reçues, on a compris que les aspects juridiques, comptables et financiers sont propres à chaque projet. Avec l’aide de Pôle Emploi, on a eu accès à une formation Création et Gestion d’entreprise pour détailler notre projet, connaître nos besoins de démarrage, de développement, et de construire notre entreprise en fonction de tous ces (précieux) conseils. »

Quels sont pour vous les points positifs dans votre vie d’entrepreneures ?

« L’entrepreneuriat est une aventure hyper stimulante. On a toujours mille et une idées en cours, on apprend constamment de nouvelles choses. Il n’y a pas de routine. Et puis, on rencontre énormément de belles personnes avec des personnalités et des parcours riches et variés. Humainement, c’est très enrichissant. »

Pouvez-vous nous citer une femme célèbre qui vous inspire et quelle est sa qualité principale selon vous ?

« Pénélope Bagieu. Ce n’est peut-être pas une femme célèbre dans le sens de la question, mais on apprécie énormément son travail justement pour faire honneur à des femmes fortes, des femmes puissantes, qui ont été jusqu’au bout de leurs rêves et convictions. On adore son livre “Culottées” qui est extrêmement inspirant et nous redonne un sacré coup de boost pour les jours « sans » 😉 »

Les mots de Guillemette

Guillemette est la créatrice des patrons de lingerie Atelier de Guillemette :

Quels sont les challenges supplémentaires lorsque l’on entreprend en tant que femme ?

« Lorsque j’ai créée ma société il y a quelques années, j’étais célibataire et jeune. J’ai rencontré de nombreuses personnes, majoritairement féminines, qui m’ont fait comprendre que seule, sans mari, je ne pourrais jamais arriver à mes fins. Je n’ai jamais compris comment on pouvait penser cela et le revendiquer. Néanmoins, je me suis rendu compte qu’il était difficile d’être crédible aux yeux de certains lorsque l’on est une femme et que l’on entreprend. »

 Quelles sont les idées reçues que tu entendais sur l’entrepreneuriat avant de te lancer et qui se sont révélées fausses dans ton cas ?

« L’ idée reçue que j’ai pu entendre de nombreuses fois est que c’est compliqué et fastidieux. Aujourd’hui cela ne me semble plus vrai car il existe des organismes qui nous aident à comprendre ce domaine. »

Quels sont pour toi les points positifs dans ta vie d’entrepreneure ?

« Le point positif de l’entrepreneuriat est la liberté sous toutes ses formes : à la fois pour les horaires de travail, le contenu de sa journée ou la prise de décision. Entreprendre c’est être libre de travailler quand et où on le souhaite. »

Peux-tu nous citer une femme célèbre qui t’inspire et quelle est sa qualité principale selon toi ?

« Elle n’est pas tellement connue et c’est dommage mais j’adore Hedy Lamarr, l’actrice des années 30 qui a inventé le wi-fi. Elle ne s’est pas contentée de sa beauté et de son travail d’actrice en inventant toutes sortes de choses, elle est tenace et persévérante. Elle incarne la femme indépendante qui rebondit quand une situation ne lui convient pas. »

Les mots de Gaël

Gaël est la créatrice des patrons de couture Gaël Couture Bordeaux :

Quels sont les challenges supplémentaires lorsque l’on entreprend en tant que femme ?

« Je n’ai pas trop rencontré de challenges supplémentaires à être femme entrepreneuse à par peut-être la crédibilité. J’ai pu remarquer que certains partenariats sont plus pris au sérieux quand c’est un homme qui fait les démarche qu’une femme. Il faut juste apprendre à savoir s’imposer et montrer que nous aussi on est cheffe d’entreprise et que la personne d’en face doit parler d’égal.e à égal.e. »

Quelles sont les idées reçues que tu entendais sur l’entrepreneuriat avant de te lancer et qui se sont révélées fausses dans ton cas ?

« On me disait que l’on ne pouvait pas vivre de l’entrepreneuriat, qu’il fallait avoir de la chance et que c’était mieux d’avoir un CDI ou un poste de fonctionnaire pour être sûre d’avoir un revenu régulier. J’ai entendu aussi que pour se lancer dans l’entrepreneuriat, il faut avoir beaucoup de sous de côté. »

Quels sont pour toi les points positifs dans ta vie d’entrepreneure ?

« Se lever le matin en se disant que je vais travailler pour moi en faisant ce que j’aime. Avoir le choix de refuser un projet si ça ne correspond pas à son envie. Mais aussi organiser son emploi du temps comme on veut. »

Peux-tu nous citer une femme célèbre qui t’inspire et quelle est sa qualité principale selon toi ?

« Coco Chanel par son indépendance et à être une femme d’affaire au milieu d’hommes qui allait à contre courant de la mode. C’est elle qui a permis aux femmes de se libérer du corset et de porter des vêtements plus confortables tout en gardant leur féminité en utilisant le jersey. C’est aussi pour cela que c’est un tissu que j’adore travailler. »

Les mots de Edwige

Edwige est la créatrice des patrons Miss Cactus :

Quels sont les challenges supplémentaires lorsque l’on entreprend en tant que femme ?

« Dans mon cas, c’est surtout l’aspect mumpreneur qui ajoutent des challenges :

  • Il faut arriver à jongler entre tous les impératifs du quotidien et mes projets d’entreprise. Cela implique par exemple de renoncer à avoir une longue plage horaire pour travailler sur un sujet, de faire un travail de logistique permanent pour optimiser l’imbrication de mon travail d’auto-entrepreneur et mes tâches de maman au foyer. 
  • Je dois faire face à un réel manque de reconnaissance de mon activité, parce que je suis une femme travaillant à la maison. Qui se cumule avec un manque de reconnaissance de ce que représente la charge d’une maman au foyer. C’est un point difficile, car cela fait douter du mérite de mon travail. »

Quelles sont les idées reçues que tu entendais sur l’entrepreneuriat avant de te lancer et qui se sont révélées fausses dans ton cas ?

« L’entrepreneuriat c’est un seul mot, on le présente unique. Mais il a en réalité mille visages. Rien n’est défini à l’avance, chaque situation est particulière. 

  • Il peut par exemple se faire à petite échelle, sans beaucoup investir. Il faut aussi savoir travailler avec les ressources que l’on a déjà à sa disposition.
  • L’essence même de l’entrepreneuriat est de s’adapter en permanence, on est loin d’un chemin tracé.
  • L’idée d’être son propre patron est perçu très positivement, empreint de grande liberté. Mais on oublie aussi que cela implique d’être seul.e à prendre les décisions, sans guide, de les assumer, de parfois se tromper, de devoir tout faire sans compter ses heures, et même refaire si ça ne fonctionne pas…
  • Ça ne s’est pas fait pour moi du jour au lendemain, mais s’est plutôt construit petit à petit. Un jour effectivement, c’est devenu officiel, mais ce n’était pas « ça y est, aujourd’hui je me lance ». J’avais déjà monté et créer des patrons, il y a eu un long cheminement au préalable, qui fait que l’activité en elle-même n’est pas vraiment nouvelle, mais qui a aussi permis de tester sa viabilité au préalable.« 

Quels sont pour toi les points positifs dans ta vie d’entrepreneure ?

« Ma vie d’entrepreneure me permet de :

  • Concilier mon projet professionnel avec ma vie de famille et mon autre « activité » de maman au foyer.
  • Pouvoir créer librement, des choses qui me semblent utiles, dans le respect des valeurs qui me tiennent à cœur.
  • Toucher à plein de domaines différents (au-delà de la couture, ils sont aussi variés que la photographie, l’informatique, la communication, le lancement de projets nouveaux…). 
  • Apprendre et me sentir progresser et avancer constamment. C’est épanouissant, dynamique et constructif. 
  • Apprendre aussi la patience : accepter de ne pas pouvoir tout faire (les idées fusent, mais la réalisation et concrétisation est un travail de longue durée : trop d’idées et pas assez de temps ni de bras !). Accepter que ça prendra peut-être du temps, mais que je pourrais voir mes projets aboutis. Voire accepter parfois de devoir renoncer à certains projets.
  • D’avoir la fierté de pourvoir dire que c’est entièrement mon travail, de l’idée même à la conception, de la publication du patron à sa communication. J’ai tout fait toute seule. »

Peux-tu nous citer une femme célèbre qui t’inspire et quelle est sa qualité principale selon toi ?

« Ce n’est pas une femme célèbre qui m’inspire. Au contraire, c’est une amie qui a créé son entreprise Cookies et compagnie. Elle réalise artisanalement ses cookies et autres gourmandises, à partir de produits de qualité et avec beaucoup d’attention, et les commercialise sur des marchés locaux et par Internet. Elle y met tout son cœur, préoccupée d’y mettre un haut niveau de qualité, de faire plaisir, et cela avec beaucoup d’humilité. Elle ne compte pas ses heures, et, même si ses biscuits sont déjà d’une qualité et d’une gourmandise incroyables, elle cherche toujours à s’améliorer. Bienveillance, amour du travail bien fait, persévérance, humilité, je l’admire pour toutes ces qualités. 
Je suis moins inspirée par la grandeur, que par le désir de bien faire et de faire plaisir – vraiment plaisir, sans faux-semblants et sans esbroufe, quand les produits parlent d’eux-mêmes – ne serait-ce qu’à une échelle locale. 
Car comme dit Jean-Jacques Goldman dans sa chanson, un professionnel « sans rien d’particulier », qui « y mettait du temps, du talent et du cœur », « loin des beaux discours, des grandes théories » : « IL CHANGEAIT LA VIE ». »‘

Les mots de Mathilde

Mathilde est la créatrice des patrons Atelier Maelström :

Quels sont les challenges supplémentaires lorsque l’on entreprend en tant que femme ?

« L’époque actuelle fait que les différences homme/femme ont tendance à s’estomper de plus en plus. Néanmoins il est vrai que des disparités existent encore notamment au niveau des salaires et des responsabilités qui seront moins confiées à une femme en comparaison à celles d’un homme. Je trouve que le statut d’auto-entrepreneur permet aux femmes de pallier cette dévalorisation de leur travail. En effet, en étant notre propre patron, nous gagnons directement le fruit de notre travail. De plus, nous avons beaucoup de responsabilités car être entrepreneur c’est être une personne multi-casquette. Cela permet de tester des choses, prendre des risques, développer des compétences… et acquérir de nouvelles expériences qui pourraient m’être utiles si je souhaite redevenir employée. »

Quelles sont les idées reçues que tu entendais sur l’entrepreneuriat avant de te lancer et qui se sont révélées fausses dans ton cas ?

«  »Devenir auto-entrepreneure se fait en 5min » est une idée reçue. Stricto sensu oui, la déclaration administrative simplifiée fait que vous pouvez prendre le statut d’auto-entrepreneure en quelques minutes auprès de l’état.

Mais il faut être très patiente pour se construire un réseau et que son travail devienne rentable.  Cela prend plusieurs mois, voire années, pour être à l’équilibre, car en plus d’avoir de nombreux produits à proposer, il faut trouver les bons canaux de distribution et disposer d’un petit pécule chaque mois pour investir dans la communication pour accroitre sa visibilité. Un véritable travail de fourmi d’autant plus qu’en étant seule car il faut être au four et au moulin (comprenez par là être à la création, mais aussi à la communication, au SAV, et à la comptabilité) ! Mais il faut garder en tête que »tout vient à point à qui sait attendre ». »

Quels sont pour toi les points positifs dans ta vie d’entrepreneure ?

« Il y a énormément de points positifs dans la vie d’entrepreneure. Mais le maitre mot selon moi est « la liberté ».

– Il y a tout d’abord la liberté de gestion du temps. Nous entrepreneur.es, nous pouvons organiser notre journée comme nous le voulons en fonction des besoins familiaux ou aléas du quotidien. Pour ma part, j’aime beaucoup travailler depuis chez moi car je peux élever ma fille et la voir grandir sans faire de concession. Je travaille pendant ses siestes ou lorsqu’elle joue seule et je fais une pause quand elle a besoin de plus d’attention. De plus, je n’ai pas de contrainte avec la durée de temps de travail quotidien. Je peux enchainer les grosses semaines en travaillant 10-11h par jour (les 2 semaines qui précèdent la sortie d’un nouveau patron en général), et travailler de manière plus légère les 2 semaines suivantes 5-6h par jour.

– Il y a ensuite la liberté géographique. Le fait d’être entrepreneure me permet de travailler de n’importe quel endroit avec une grande flexibilité (domicile, en voyage dans la famille,…). Un autre point important, si je devais être amenée à déménager vers une autre région, je pourrais continuer mon activité, contrairement à d’autres qui se verraient dans l’obligation de démissionner et chercher un nouvel employeur. »

Peux-tu nous citer une femme célèbre qui t’inspire et quelle est sa qualité principale selon toi ?

« La liste des femmes célèbres et admirables est longue. On les retrouve dans différents domaines comme les sciences, la littérature, le cinéma, la musique et bien entendu la mode. Mais pourquoi prendre un modèle ? Je pense que nous sommes toutes différentes, avec nos personnalités, nos atouts, nos défauts et nos façons de faire. Je ne souhaite pas m’identifier à une autre, mais au contraire me construire et tracer ma propre voie sans espérer marcher dans les traces d’une autre. »

8 mars et femmes dans l’entreprise : les expériences de l’équipe Makerist

[Avertissement relatif au contenu : cet article contient, entre autres, des témoignages sur le sexisme et le harcèlement sexuel]

Le 8 mars est la Journée Internationale des Droits des Femmes, un jour pour rendre hommage aux réussites des femmes, se donner de la force pour celles à venir, sensibiliser et revendiquer.

Pour Makerist, c’est une date qui compte tout particulièrement, à laquelle nous aimons contribuer pour amplifier la voix de la cause féministe et mettre l’accent sur les choses que nous voulons voir changer dans le monde dans lequel nous évoluons.

Les femmes représentent 81% de l’équipe Makerist, 75% de nos managers et 99% de nos créateurs.rices partenaires et client.es. Alors naturellement, nous avons différents sujets à amener sur la table en ce 8 mars, mais qui se doivent d’être d’actualité toute l’année.

Dans cet article certaines de nos collègues partagent leur expérience en tant que femmes dans la vie professionnelle. Des expériences individuelles, mais qui sont légitimes et représentatives. Elles racontent leurs expériences positives et inspirantes, mais abordent aussi l’inégalité salariale, la discrimination et le sexisme au travail.

L’expérience du genre dans le monde du travail selon les employées Makerist

Les mots de Debby

Peux-tu nous parler d’une expérience positive que tu as vécue en tant que femme dans un environnement professionnel, à Makerist ou ailleurs ?

Chez Makerist, j’apprécie l’ambiance générale partagée avec beaucoup de personnes inspirante et motivantes, et le fait qu’un si grand nombre de femmes travaille dans notre entreprise. L’effort fourni pour passer à l’écriture inclusive sur le site allemand a été une étape importante pour moi

Peux-tu partager avec nous une expérience négative cette fois que tu as vécue dans un contexte professionnel ?

Il y a quelques temps, quand je travaillais comme serveuse pour financer mes études, il y avait beaucoup de clients qui m’abordaient de manière inappropriée. Un des clients réguliers me répétait souvent que je ressemblais à cette jolie fille dans Mamma Mia, et à commencer à me surnommer Amanda (d’après le nom de l’actrice, Amanda Seyfried). Je réagissais en rigolant, mais c’était en réalité très intimidant et malaisant.

Quelles seraient tes recommandations pour rendre l’environnement professionnel plus inclusif pour les femmes mais aussi les autres identités de genre ?

Faire l’effort de passer au langage inclusif et non-genré est important car le langage et les mots ont un pouvoir très fort. C’est aussi une bonne première étape vers l’égalité des genres : arrêter les écarts de salaire basés sur les différences de genre, mettre en place des formations pour sensibiliser à la question du genre et pour apprendre qu’il existe des privilèges, du sexisme, du racisme…

Les mots de Catherine

Peux-tu nous parler d’une expérience positive que tu as vécue en tant que femme dans un environnement professionnel, à Makerist ou ailleurs ?

Je pense que c’est chez Makerist que je me suis vite sentie le plus à l’aise, notamment en tant que femme. Il y a de la bienveillance, de la confiance (on accède à des responsabilités rapidement) et de l’écoute vis à vis de l’inclusion.

Peux-tu partager avec nous une expérience négative cette fois que tu as vécue dans un contexte professionnel ?

J’ai eu des remarques sexistes du type « elle doit avoir ses règles » ou « tu devrais porter des robes moulantes plus souvent »

Quelles seraient tes recommandations pour rendre l’environnement professionnel plus inclusif pour les femmes mais aussi les autres identités de genre ?

L’écoute dans un premier temps, puis l’action. Donner la parole aux personnes concernées, « s’éduquer » et « éduquer » les employé.es.

Les mots de Lu

Peux-tu nous parler d’une expérience positive que tu as vécue en tant que femme dans un environnement professionnel, à Makerist ou ailleurs ?

Chez Makerist ainsi que dans l’une de mes expériences précédentes, je vis majoritairement des moments positifs. J’ai eu la chance de travailler avec des managers et responsables d’équipe qui étaient et sont actuellement des managers bienveillant.es : ils/elles partagent leurs connaissances, me soutiennent, me récompensent quand c’est nécessaire, me font des retours positifs et constructifs et me donnent des responsabilités.

Je chéris les échanges autour des pensées féministes dans l’équipe et le soutien respectif que nous nous apportons plutôt que d’être dans une situation de concurrence malveillante. Au cours des dernières années, j’ai découvert plusieurs modèles de personnes qui m’ont inspirée et encouragée et qui souhaitent mettre un terme au patriarcat autant que moi. Ce que je préfère : la communication ouverte et bienveillante ainsi que la solidarité.

Peux-tu partager avec nous une expérience négative cette fois que tu as vécue dans un contexte professionnel ?

Voici une expérience négative que j’ai vécue dans un environnement professionnel : pendant une réunion avec un partenaire externe, nous étions un groupe et regardions des exemples de photos sur un site, parlant au sujet du style photographique des photos. L’un des hommes présents a fait un commentaire déplacé et inapproprié au sujet de l’apparence de l’une des mannequins, en disant que la femme sur la photo n’était pas son genre.

Le commentaire sexiste a objectifié la femme sur la photo et l’a dégradée, la rendant uniquement utile à plaire (ou non) aux hommes. J’ai précisé que ses goûts en matières de femmes n’avaient rien à faire avec le sujet de la réunion mais je regrette de ne pas avoir été plus directe et de ne pas lui avoir dit à quel point son commentaire était sexiste et non-professionnel.

Ce qui m’aurait aidée dans cette situation aurait été que d’autres personnes de la réunion me soutiennent et lui signalent son commentaire déplacé. Des incidents comme celui-ci prouvent à quel point nous sommes encore loin d’une société égale et paritaire entre les hommes et les femmes, sans forme de sexisme. Tant que les gens considéreront ce comportement comme normal et n’auront pas peur de recevoir des critiques ou d’être exclus lorsqu’ils auront des comportements ou réflexions misogynes, nous n’avancerons pas. Il y a encore tant à faire.

Quelles seraient tes recommandations pour rendre l’environnement professionnel plus inclusif pour les femmes mais aussi les autres identités de genre ?

Nous avons constamment besoin de rappeler l’importance du féminisme. Tant que les gens de tout genre, en incluant les personnes non-binaires, ne sont pas égaux, nous avons besoin de féminisme. Ainsi, nous devons reconnaître et admettre qu’il existe différentes expériences vécues et les identités intersectionnelles de tout un chacun.

Afin de rendre le monde plus inclusif pour tous les genres, pour commencer, le langage doit être plus inclusif et neutre pour que chacun.e se sente représenté.e. Des prochaines étapes sont d’inclure la diversité et le féminisme dans les valeurs principales des entreprises et de développer la culture de l’allié.e. Créer une culture inclusive doit être une décision soutenue et renforcée par l’équipe de management afin que les ressources nécessaires soient mises en place et que cela s’aligne avec l’entreprise et ses projets.

Les mots de Christie

Peux-tu nous parler d’une expérience positive que tu as vécue en tant que femme dans un environnement professionnel, à Makerist ou ailleurs ?

J’ai eu une expérience très positive quand je travaillais dans une banque. La majorité de mes collègues étaient des femmes. Il y avait un très bon esprit d’équipe et je vois toujours certaines de mes collègues de l’époque.

Peux-tu partager avec nous une expérience négative cette fois que tu as vécue dans un contexte professionnel ?

J’ai travaillé comme stagiaire dans une entreprise. L’un de mes collègues a fait une remarque déplacée et sexiste sur l’un de mes tee-shirts (basique pourtant). Une autre personne m’a dit qu’il s’agissait d’une blague. Je ne sais pas si tout le monde considère ce comportement comme normal ou s’ils/elles étaient juste habitué.es… mais personne n’a réagi. Je me suis sentie seule comme jamais auparavant au travail.

Quelles seraient tes recommandations pour rendre l’environnement professionnel plus inclusif pour les femmes mais aussi les autres identités de genre ?

C’est très simple mais je pense qu’un environnement de travail est inclusif à partir du moment où il est composé de personnes diverses et ouvertes d’esprit.

Les mots d’Holly

Peux-tu nous parler d’une expérience positive que tu as vécue en tant que femme dans un environnement professionnel, à Makerist ou ailleurs ?

Dans l’une de mes précédentes entreprises, j’ai travaillé de près avec la PDG lors de mes missions quotidiennes. Cette expérience a été si inspirante et m’a permis de mieux comprendre comment agir et travailler dans un environnement majoritairement dominé par les hommes (les start-up techs) grâce à elle. J’ai beaucoup appris.

Peux-tu partager avec nous une expérience négative cette fois que tu as vécue dans un contexte professionnel ?

Pour un poste précédent dans une start-up tech, le ratio hommes/femmes était d’environ 8 pour 1, ce qui a rendu l’environnement de travail bien moins agréable. Ce qui veut aussi dire que pour ce poste, on attendait de moi que je me comporte « comme un homme » dans les meetings importants afin d’être entendue et respectée (continuer de parler lorsqu’on me coupe la parole, donner mon avis en parlant fort en plein milieu des discussions…).

De plus, une autre collègue et moi-même qui n’avions pas d’enfant, étions souvent appelées à la rescousse pour nous occuper des enfants de nos collègues – lorsqu’ils/elles étaient au bureau – bien que nous n’avions pas d’enfant nous-mêmes et que plusieurs de nos collègues masculins en avaient et auraient été plus qualifiés pour s’en occuper.

Quelles seraient tes recommandations pour rendre l’environnement professionnel plus inclusif pour les femmes mais aussi les autres identités de genre ?

L’un des moyens les plus utiles pour l’équipe de management et de penser à un modèle tolérant et des pratiques inclusives AVANT que les employé.es ne les réclament. Cela peut être aussi simple que mettre des décorations au bureau pour la Pride ou mettre en lumière le Black History Month , par exemple.

Les mots de Méli

Peux-tu nous parler d’une expérience positive que tu as vécue en tant que femme dans un environnement professionnel, à Makerist ou ailleurs ?

Je me sens safe à Makerist, plus que dans certaines autres structures. Je trouve que l’on me donne la parole et qu’on laisse de la place pour les idées. Du coup, j’ai l’impression d’être moi-même. Je suis fière de travailler dans une entreprise composée d’un si grand nombre de femmes. Parce que nous avons vécu des expériences communes, nous pouvons échanger sur le féminisme ou mettre en place des projets autour de valeurs communes sans avoir peur que cela dérange. Je trouve que se sentir écoutée et comprise développe la créativité et l’envie d’en faire de plus en plus dans mon travail au sein de l’entreprise. Je pense que Makerist considère la question de l’inclusivité comme légitime et sera toujours de bonne volonté pour travailler davantage sur celle-ci (sur des questions de genre ou autre).

Peux-tu partager avec nous une expérience négative cette fois que tu as vécue dans un contexte professionnel ?

On m’a souvent appelée « Miss » lors d’expériences professionnelles antérieures, et cela me dérange. Je pourrais parler d’autres expériences négatives et plus flagrantes que j’ai vécues, comme des propos ouvertement misogynes en réunion ou un manager sénior beaucoup trop tactile et invasif avec moi lors de mon premier job à la sortie du lycée, mais j’ai envie de parler d’un exemple beaucoup plus insidieux et donc très dur à combattre.

Ce fameux « Miss », prononcé par beaucoup d’hommes en entreprise. Souvent, on me dit que ce n’est pas méchant, que c’est affectif, qu’il ne faut pas voir le mal partout… Sauf que pour moi, c’est très fatiguant d’être ramenée à ce genre de petits noms. Ils minimisent et infantilisent, alors même que l’on peut se donner beaucoup de mal en tant que femmes pour être prises au sérieux, à notre juste valeur, pour notre travail et notre apport dans le cercle professionnel. A tous.tes ceux.elles qui pensent que « Miss » est affectueux : je ne me retrouve en rien dans ce terme. Je préférerai toujours que l’on m’appelle par mon prénom.

Dans la vie professionnelle je m’attends à avoir une conversation d’adulte à adulte, et un surnom genré n’a rien à faire la dedans, surtout que c’est souvent unilatéral… Ce qualificatif est déstabilisant et m’a dérangé dans toutes les situations professionnelles : au détour d’une conversation ou lors d’une réunion composée majoritairement d’hommes, lorsque me sentant déjà bien invisible car nouvelle, mon seul propos a été balayé par un bref regard couronné d’un « miss ». Je n’ai pas envie que l’on s’adresse à moi d’une manière particulière parce que je suis jeune, parce que je suis une femme ou tout autre critère. Je ne pense pas qu’il existe un tel équivalent pour s’adresser aux hommes dans un contexte d’entreprise, et je pense que cela est très révélateur.

N.B : marche aussi pour « ma belle » « ma cocotte » etc…

Quelles seraient tes recommandations pour rendre l’environnement professionnel plus inclusif pour les femmes mais aussi les autres identités de genre ?

Je pense que les personnes devraient écouter davantage. Accepter les expériences de chacun.e, écouter lorsqu’une personne parle d’une situation qui la concerne directement et ne pas se positionner en Monsieur et Madame je sais tout. Ce n’est pas parce que l’on n’a jamais vécu une expérience ou que l’on ne s’apparente pas à une certaine identité, qu’elles n’existent pas ou ne sont pas légitimes. Tout le monde doit pouvoir se sentir écouté.e, représenté.e, y compris dans la sphère professionnelle.

Lorsqu’une personne fait part de ses sentiments face à une situation qui l’a dérangée, notamment une expérience oppressante par rapport à son genre, il faut savoir l’accueillir en humilité et se remettre en question. C’est très difficile de savoir que l’on sera moqué.e, débattu.e si jamais on ose s’opposer à une situation oppressante/humiliante. J’ai personnellement déjà laissé passer des commentaires que je trouve désobligeants, misogynes ou sexistes, par manque de courage à ce moment là. Je savais très bien que je n’allais pas être écoutée si j’exprimais mon ressenti ou qu’on allait me rire au nez et me faire passer pour la pénible de service, et je n’avais pas le courage. Ce genre de phénomène est révélateur d’un climat qui ne peut pas être sain pour tout le monde – et est donc tout le contraire d’un management bienveillant.

Dans la sphère professionnelle, nous avons à faire avec une multitude de personnes, avec des expériences, des personnalités & identités différentes. Négliger la représentation de certaines est contre-productif. En ce qui me concerne, les efforts d’inclusivité d’une entreprise est clairement un critère de choix, qui pourrait me faire préférer travailler dans une entreprise plutôt qu’une autre (mais on n’a malheureusement pas souvent le luxe d’un tel choix).

Les mots de Sarah

Peux-tu nous parler d’une expérience positive que tu as vécue en tant que femme dans un environnement professionnel, à Makerist ou ailleurs ?

Chez Makerist on m’a rapidement confié des responsabilités malgré mon jeune âge. J’étais très motivée et ambitieuse et l’équipe dirigeante m’a aidée à manager ma première équipe, m’a permis d’assister à des formations de managers et m’a beaucoup guidée dans cette étape. Je me suis sentie soutenue et appréciée. Makerist est une entreprise très majoritairement composée de femmes (dirigeantes ou non) et je n’ai senti aucun sexisme lors de ma prise de position – cela devrait être la norme bien entendu mais je ne sais pas comment cela se serait passé dans une autre entreprise.

Peux-tu partager avec nous une expérience négative cette fois que tu as vécue dans un contexte professionnel ?

Lors de l’un de mes premiers stages, l’accueil a été glacial et j’ai failli démissionner au bout de quatre jours. Je pense notamment à deux expériences. La première : c’était mon premier jour de stage, j’étais jeune et dans un pays étranger – la première réunion du matin concernait les projets en cours et je me suis sentie invisible. Le manager de l’équipe n’a pas pris le temps de m’accueillir, me présenter à mes collègues ou m’expliquer les projets en cours. Je ne demande pas une longue introduction, quelques mots auraient suffi ! Je ne me suis pas sentie bien accueillie. J’étais une des seules femmes de l’équipe.

La deuxième : au bout de quelques semaines difficiles, j’ai pris une pause déjeuner un peu plus longue que la normale. Mon manager m’a précisé que cela ne devait plus se reproduire. Bien entendu, il m’arrivait de rester plus tard le soir et je ne l’ai jamais entendu me demander de partir plus tôt, étrangement. Je me suis sentie infantilisée et jugée, rabaissée. Ces deux expériences peuvent ne pas s’apparenter à du sexisme direct mais je vois dans tous les cas ces deux exemples comme une preuve de domination de mon manager (masculin) d’alors.

Quelles seraient tes recommandations pour rendre l’environnement professionnel plus inclusif pour les femmes mais aussi les autres identités de genre ?

Pour moi il est primordial que les femmes soient davantage représentées à des postes de direction dans toutes les entreprises. Pour que cela se fasse dans les meilleures conditions, c’est toute l’éducation des enfants puis des adolescent.es/étudiant.es qui est à repenser et bien-sûr le système scolaire pour ne plus orienter les enfants vers des métiers selon leur genre (métiers d’ingénieurie pour les garçons…).

Pour commencer, des exemples de femmes ou personnes non-binaires dirigeantes devraient davantage être mis en avant pour inspirer et encourager les mentalités à changer. Une deuxième recommandation serait de durcir les peines pour tout type de sexisme, agressions sexistes ou sexuelles en entreprise. Pour beaucoup de personnes encore, cela est un acte banal, voire anodin, et certaines actions sont bien trop acceptées.

DIY : Coudre une pochette zippée pratique avec une toile cirée

Vous n’avez pas besoin de compétences de couture poussées pour ces instructions, vous devez simplement maîtriser quelques bases.

C’est parti!

Le matériel pour votre sac

Vous aurez besoin de :

Tissu en coton, par exemple ce tissu avocat, moins de 50 cm de large et 20 cm de haut

– Toile cirée d’au moins 50 cm de largeur et 20 cm de hauteur

– Machine à coudre avec pied-de-biche pour fermeture à glissière

– Fer et planche à repasser

– Ciseaux, fil à coudre, pinces à tissu

Notre modèle gratuit

INSTRUCTIONS DE COUTURE GRATUITES POUR UNE POCHETTE PRATIQUE AVEC ZIP

Téléchargez d’abord notre modèle de découpe gratuit et imprimez-le afin de pouvoir l’utiliser comme modèle de découpe. Si vous n’avez pas d’imprimante sous la main, vous pouvez également marquer les mesures directement sur votre tissu.

Dans notre cas, nous avons opté pour une toile cirée pour l’intérieur et un mélange de coton pour l’extérieur. Vous pouvez bien sûr inverser ou utiliser le même tissu des deux côtés.

Pour notre variante: nous avons besoin de deux morceaux de toile cirée pour l’intérieur et de deux morceaux de tissu avocat pour l’extérieur. Les morceaux de tissu mesurent chacun 23 cm de large et 15,5 cm de haut.

Vous commencerez donc par repasser puis découper vos tissus.

Prenez les petits morceaux de tissu et placez-les sur les extrémités de votre fermeture éclair. Les pièces avec la toile cirée se trouvent en dessous, avec le côté droit (= avec le «bon» côté) vers le haut. Les pièces avec le tissu de coton sont sur le dessus de la fermeture à glissière, le côté droit est vers le bas. Les extrémités des tissus s’alignent avec les extrémités de la fermeture à glissière et elle doit être aussi longue que votre tissu est large, c’est-à-dire 23 cm.

La fermeture éclair doit être quelque part au milieu. Épinglez les morceaux de tissu en place, puis cousez-les ensemble au milieu avec un simple point noué avec la fermeture à glissière.

Lorsque vous pliez ensuite les extrémités des morceaux de tissu supérieur et inférieur sur le bord, comme sur la photo du milieu, les extrémités doivent être alignées l’une avec l’autre. Nous avons donc maintenant élégamment caché les extrémités de la fermeture éclair. Si vous le souhaitez, vous pouvez également repasser brièvement les extrémités pliées. Mais faites attention à votre fermeture éclair.

Placez maintenant votre fermeture éclair à l’envers sur l’extérieur de l’un de vos deux morceaux de tissu avocat et fixez le tissu avec des pinces pour tissu.

Vous avez maintenant besoin du pied-de-biche pour fermeture à glissière de votre machine à coudre. Insérez-le et utilisez-le pour coudre la fermeture éclair sur votre tissu juste à côté des dents. Votre fermeture éclair est toujours à l’envers pour que vous puissiez la coudre à l’extérieur.

Dès que vous avez atteint la fermeture à glissière pendant la couture, faites une pause un instant, laissez l’aiguille dans le tissu pour la fixer, soulevez brièvement votre pied, faites glisser la fermeture à glissière, remettez le pied-de-biche sur le tissu et cousez votre couture jusqu’à la fin.

Laissez votre tissu tel quel (tissu avocat avec l’impression vers le haut, puis la fermeture éclair avec le bas vers le haut) et mettez maintenant une couche de tissu ciré dessus, avec le côté droit (= le « bon » côté) vers le bas. Fixez les couches sur le bord supérieur avec des clips et utilisez à nouveau votre pied pour fermeture à glissière pour coudre les trois couches ensemble près des dents de la fermeture à glissière.

Maintenant, placez la couche suivante de tissu avocat à l’endroit sur l’autre tissu avocat et cousez-le selon le même principe.

Si vous dépliez maintenant les deux tissus, cela ressemblera à la photo ci-dessus. Les deux côtés extérieurs sont cousus à la fermeture éclair et les petits morceaux de tissu du début relient le tout ensemble.

Le tissu intérieur en toile cirée est déjà cousu d’un côté, c’est maintenant au tour de l’autre côté:

Maintenant, placez le côté droit de la toile cirée contre le côté droit de l’autre couche de toile cirée et épinglez le tout.

Comme pour les étapes précédentes, cousez à nouveau toutes les couches les unes sur les autres, en utilisant le pied de la fermeture à glissière pour coudre près des dents de votre fermeture.

Ensuite, cela ressemble à ceci à l’intérieur et à l’extérieur:

Selon la façon dont vous tournez les tissus, vous avez maintenant la toile cirée à l’intérieur et le tissu d’avocat décontracté de l’autre côté. Les tissus sont cousus sur la fermeture éclair et sur les petites pièces intermédiaires afin qu’il y ait une finition soignée.

La prochaine étape consiste à fabriquer un sac à partir de vos couches de tissus:

Ouvrez maintenant la fermeture éclair. C’est important parce que vous créez une ouverture tournante pour la fin.

Ensuite, pliez vos tissus de manière à ce que les couches de toile cirée soient à l’endroit, tout comme les tissus de coton. Épinglez le tout soigneusement le long des bords. Maintenant, cousez les couches de tissu tout autour avec un surplus de couture d’environ 1 cm et laissez une ouverture tournante. Nous les avons mises sous la toile cirée (où se trouvent les ciseaux dorés sur notre photo) afin que la couture ne soit pas visible après la fermeture de l’ouverture.

Vous pouvez maintenant couper les quatre coins avec vos ciseaux afin de mieux les retourner. Faites attention à ne pas casser les coutures lors du processus.

Faites ensuite passer votre sac par l’ouverture que vous avez laissée ouverte au fond. Le sac devrait ressembler à ceci:

Asseyez-vous à nouveau devant votre machine à coudre, enfilez un fil assorti et fermez l’ouverture avec un point noué à bord fermé. Ensuite, mettez le tissu intérieur dans votre poche et le tour est joué!

Un si joli sac!

Si vous reproduisez ce tutoriel, n’hésitez pas à utiliser le hashtag #MakeristFrance sur Instagram en partageant vos créations !