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Portraits de femmes créatives – Women of Makerist

A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, nous voulions mettre en lumière les belles personnes cachées derrière l’écran et la façade Makerist. Vous connaissez leurs patrons ou leur travail, mais comment en sont elles arrivées à vous proposer des merveilles ? Qu’est ce qui les poussent, les freinent, et les motivent ?
C’est le moment d’en apprendre un peu plus !

Elodie de Dodynette

– Comment l’aventure couture et patronage a-t-elle commencé ? 
Cette aventure de patronage à commencé pendant ma grossesse. J’ai commencé à coudre des accessoires pour mon futur bébé et j’ai décidé de créer une housse de coussin d’allaitement pour changer celle que j’avais et qui ne me plaisait pas.Avec l’aide de ma maman, j’ai dessiné ma housse et au fur et à mesure du montage elle a évoluée pour se transformer en une housse de coussin d’allaitement en tissu tout doux qui puisse se transformer en petit nid douillet pour mon bébé une fois né.j’ai adoré voir l’objet que j’avais imaginé prendre forme sous ma machine ! Malgré mon niveau très débutant, j’ai réussi à créer ce que j’avais en tête et je m’en suis beaucoup servie !

– Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
Mon principal défi a été de ne pas me verser de salaire pendant pratiquement deux ans.J’ai monté ma micro entreprise pendant mon congé parental et du coup j’ai perdu 60% des aides que je touchais, sans pour autant arriver à compenser l’écart malgré les heures que je passai sous ma machine (pendant chaque sieste de ma fille).J’ai cru en mon projet et je me s’y accroché coûte que coûte pour finalement arriver à en vivre depuis une petite année.
Ce qui me fait continuer c’est la création et le lien humain qui en découle.Je prends beaucoup de plaisir à imaginer mes modèles et les découvrir cousu est vraiment une belle expérience.Parfois les ouvrages cousus sont tellement beaux que j’ai du mal à croire qu’ils proviennent d’une petite idée que j’avais dessiné sur mon bloc note au départ. Même si la majorité de mon travail se passe derrière un écran et sur les réseaux, il se tisse un lien incroyable !

– Quelle image voudrais-tu projeter ? Ou quelle image voudrais-tu démonter ?
J’aimerai beaucoup projeter l’image d’une femme entrepreneuse moderne et travailleuse.Mon projet (Dodynette) est un peu atypique.Je l’ai montée toute seule en pleins bouleversements émotionnels après l’arrivée de mon enfant.Cette nouvelle vie qui s’annonçait m’a portée et m’a donné confiance en moi. J’ai pu oser ce que je n’aurai jamais entrepris en temps normal.J’aimerai montrer que quand on croit en soi et qu’on s’en donne les moyens on peut accomplir de grandes choses. Dans la vie, rien n’est jamais facile ni joué d’avance. Il faut parfois prendre des risques.Ce sont les difficultés et les obstacles qui nous forgent, l’important est le sens qu’on y met.

– Quelle femme voudrais tu mettre en avant ?
J’aimerai beaucoup mettre en avant Sandra, une organisatrice de salons créatifs avec qui je collabore depuis peu de temps.Passionnée de loisirs créatifs, elle est passée de la gestion d’un magasin à l’organisation 6 salons/an.Chacun de ses événements à un âme et une ambiance particulière. C’est pour moi une entrepreneuse tellement méritante quand on sait qu’elle organise et gère tout elle même ! Je suis très admirative de son travail !Vous pouvez retrouver ses événements via son site https://cantaletemps.fr/

Véronique de Mon Blabla de Fille

– Comment l’aventure couture/tricot et patronnage a-t-elle commencé ?
Mon déclic pour la création a eu lieu il y a deux ans, quand je me suis rendue compte que je ne voulais plus être assujettie à la mode décrétée par les marques de vêtement qui ont pignon sur rue. J’ai alors décidé de m’émanciper en dessinant les modèles qui me ressemblent et que j’ai envie de porter.

– Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
Le plus plus grand défi a été d’apprendre à patroner pour pouvoir donner forme à mes envies 
Ce qui me fait continuer ? Mes envies justement, qui se sont décuplées au fur et à mesure du temps !

– Quelle image voudrais-tu projeter ? Ou quelle image voudrais-tu démonter ?
Je voudrai projeter l’idée que tout le monde peut se mettre à la couture et au tricot. Que ces activités ne sont pas réservées à une certaine catégorie de personne. Avec un peu de temps et de persévérance, on peut arriver à faire des choses merveilleuses… Et quelle satisfaction personnelle de porter ou d’offrir ce que l’on a fait de ses mains !!

– Quelle femme voudrais tu mettre en avant ?
Ma grand-mère paternel. C’est elle qui m’a appris le goût des belles choses, la patience, l’application… Et tout ça avec une douceur et une bienveillance absolue !Aujourd’hui elle n’est plus parmi nous, mais elle reste ma référence, mon modèle !

Laurianne de L’usine à Bulle

 Comment l’aventure couture et patronnage a-t-elle commencé ? 
Mon aventure couture et patronnage a commencé il y a presque 20 ans lorsque j’ai décidé de coudre toute ma garde-robe car je rêvais de porter des vêtements très originaux.

Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
J’ai rencontré de nombreux défis et j’ai fait beaucoup d’erreurs. Je cousais des tissus non adaptés à mes projets, je patronnais mes vêtements sans ajouter assez d’aisance, je réalisais les finitions à la va-vite et je ne repassais jamais ! Malgré tout ça j’adorais coudre mes propres fringues et les porter ! Et je voyais de l’émerveillement dans le regard de certaines personnes. C’était gratifiant ! Puis je me suis mise à créer pour les autres quelques années plus tard avant de proposer des patrons ces dernières années ! Aujourd’hui mes clientes sont mon moteur ! J’aime quand elles sont fières d’elles ! Fières d’avoir réalisé un projet couture, fières d’avoir cousu leur premier vêtement, fière de porter leurs propres vêtements fait-mains !

– Quelle image voudrais-tu projeter ? Ou quelle image voudrais-tu démonter ?J’aimerais projeter l’image d’une couture facile et accessible à toutes ! Je veux montrer qu’il ne faut pas forcément faire une taille standard pour se sentir belle et à l’aise dans ses vêtements ! C’est au vêtement de s’adapter à notre morphologie et non le contraire ! Savoir coudre est génial pour démonter ce diktat. Mes patrons vont du 34 au 52 et ils sont faciles à adapter à notre morphologie grâce aux tutos que je propose sur mon blog ! On peur grader entre les tailles, ajuster la stature, réaliser un ajustement pour forte poitrine… Tout y est expliqué ! 

– Quelle femme voudrais tu mettre en avant ?
J’aimerais mettre en avant toutes les femmes qui se dépassent chaque jour pour aller au bout de leurs projets quels qu’ils soient. Je suis aussi fascinée par les parcours de femmes entrepreneuses. Et je suis hyper admirative des femmes dont le dépassement est lié à un combat pour des causes si importantes : l’écologie, l’égalité, l’humanitaire…

Guillemette de l’Atelier de Guillemette

– Comment l’aventure couture et patronage a-t-elle commencé ? 
L’aventure patronage a débuté par hasard en donnant des cours de couture dans mon atelier. Mes clientes me réclamaient des patrons de lingerie de par mon expertise. Ainsi, petit à petit j’ai pris goût à la création de patrons de lingerie.

– Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
Je me suis rendue compte que le marché manquait cruellement de patrons de lingerie pour la simple raison que cela semble trop compliqué pour les amatrices de couture. Le premier défi est de balayer leurs barrières quant à la complexité de la lingerie.

– Quelle image voudrais-tu projeter ? Ou quelle image voudrais-tu démonter ?
Je souhaite montrer qu’il est possible de porter de la lingerie qui nous ressemble. Qu’avec un peu d’entrainement chacune peut se sentir à l’aise dans des sous-vêtements qui lui conviennent.
La liberté de se sentir féminine sans porter nécessairement de la lingerie fine.

– Quelle femme voudrais-tu mettre en avant ?
La femme qui m’inspire le plus est ma grand-mère. Elle va sur ses 90 ans, et sa joie de vivre quotidienne lui a sans aucun doute préservé la santé. Outre le fait d’être une grand-mère géniale son optimisme permanent et ses encouragements sont essentiels.

Elodie de Elo Elo

– Comment l’aventure couture/tricot et patronnage a-t-elle commencé ?
Ma grand-mère était matelassière et mon arrière grand-mère était couturière, c’est une aventure génétique visiblement. Je n’ai pas eu l’occasion d’apprendre à leurs côtés, mais la sensibilité aux matières était là..
Je dessinais beaucoup et je suis orientée dans le stylisme-modélisme en suivant des études supérieures dans une école de mode à Paris. J’ai exercé quelques années dans le luxe et le prêt-à-porter en tant que styliste et directrice technique avant d’ouvrir un café tricot à Amiens qui était une boutique de vente de laines à tricoter, mais qui me laissait peu de temps pour créer. Puis, la vie a fait que j’ai arrêté et repris au bout de plusieurs années, et ce, surtout grâce à Makerist qui a prit contact avec moi à l’automne 2015.

– Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
Mon défi a été de me remettre en question et de suivre une formation d’un an en graphisme pour pouvoir faire évoluer mes fiches techniques en utilisant des logiciels professionnels.Ce qui me fait continuer ? j’ai enfin trouvé l’équilibre entre le fait de pouvoir dessiner un modèle, le concevoir et le rédiger sur logiciels. C’est exactement ce que j’aime et ce qui occupe mes journées et même assez souvent mes rêves.

– Quelle image voudrais-tu projeter ? Ou quelle image voudrais-tu démonter ?
Il ne faut jamais abandonner ses rêves, il faut s’accrocher si on est animé par la passion.Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir fait une grande école de mode ou de couture, il faut aimer ce que l’on fait et y mettre son coeur.

– Quelle femme voudrais-tu mettre en avant ?
Toutes les femmes !!! absolument toutes. 

Gaël de Gaël Couture Bordeaux

– Comment l’aventure couture et patronnage a-t-elle commencé ?
Diplômée dans les métiers de la mode et après 2 ans de fac d’art plastique, je me suis tournée vers l’animation de loisirs créatifs. J’ai appris ce métier sur le terrain dans des centres de loisirs, écoles primaire et centres sociaux culturels. J’ai fait ça pendant 10 ans où j’ai validé mes diplômes d’animations.
Il y a 2 ans j’ai eu un accident de travail qui m’a empêchée de passer mon concours pour progresser dans ma carrière. Cela a été le déclic pour faire le point sur ce que je voulais faire et pas faire dans ma vie. C’est comme ça que je suis revenue à la couture et au dessin.
En octobre 2018 je me mettais en disponibilité et je me lançais en auto-entrepreneur à temps plein pour animer et donner des cours de couture.J’ai commencé à créer des patrons de couture pour mes animations d’ateliers puis j’ai créé des pas-à-pas téléchargeable afin de permettre à ceux qui ne venaient pas à mes ateliers de pouvoir faire les modèles depuis chez eux.

– Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
Quand je me suis lancée mon entourage était un peu sceptique sur mon projet. Etant fonctionnaire, j’avais la sécurité de l’emploi et là je me lançais dans un projet qui pourrait ne pas fonctionner, cela leur faisait peur. J’ai écouté leurs arguments mais j’étais déterminée, cela m’a donné encore plus envie de réussir seule et je suis contente de m’être écoutée. Jamais je n’aurais pensé pouvoir vivre de ma passion aussi rapidement. Le retour de mes élèves, mes partenariats et la découverte de se noyau de couturier-ère sur les réseaux sociaux est mon épanouissement et mon moteur pour continuer cette aventure.

– Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
J’ai envie de dire que tout est possible et que de vivre de sa passion n’est pas qu’un rêve. Après il ne faut pas compter ses heures et il faut oser aller vers les autres, rien n’arrive sans rien :).

– Quelle femme voudrais-tu mettre en avant ?
Dans mes patrons, je m’inspire beaucoup de Coco Chanel qui dans un milieu d’hommes a su se démarquer mais aussi car elle a été la première à mettre en avant le jersey. Qui est soit-dit en passant est ma matière préférée : j’adore le fait qu’il soit extensible et qu’il ne s’effiloche pas (ce qui permet de laisser les bords à cru) évitant de longue finitions.
Le jersey a un super tombé : il vient harmonieusement épouser notre morphologie contrairement aux tissus rigides qui demandent beaucoup de couture et de découpe pour obtenir le même résultat. C’est important pour moi d’être à l’aise et libre dans un vêtement tout en étant féminine, ce qui était un peu la philosophie de travail de Coco Chanel ! Vous pouvez notamment le voir sur mes patrons de couture : la robe Isis et Osiris qui ont des finitions aux bords francs et des coutures apparentes.

Margaux de Petit Patron

Comment l’aventure couture et patronnage a-t-elle commencé ? 
J’ai débuté la couture avec ma maman à l’âge de 7 ans. J’adorais la voir coudre et j’ai voulu m’y mettre. A 10 ans elle m’a offert ma première machine, je me suis enfermée dans ma chambre et je ne me suis plus jamais arrêtée. A 15 ans, j’ouvrais ma première boutique en ligne sur des plateformes équivalente à Etsy et je faisais des salons de jeunes créateurs dans la région Nord. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai rencontré mon amie Charlotte qui faisait la même chose, on s’est recroisée durant nos études supérieurs en école de design de mode et aujourd’hui nous sommes associée pour notre seconde sociétée. J’ai commencé à faire du patronage durant mes études. J’ai étudié durant trois ans le modélisme en intensif et j’ai adoré. C’est la partie que je préfère dans le développement d’un patron même si aujourd’hui l’équipe Petit Patron compte une plus grosse équipe dont Noémie notre modéliste chef !

– Quels défis as-tu rencontré et qu’est ce qui te fait continuer ?
La fatigue en premier lieu. Créer son entreprise demande une énergie énorme. Je ne parle pas forcément en heures mais plutôt en pression. On parle de la charge mentale des femmes. Elle existe aussi chez les chef d’entreprise. Tout repose sur soi, on ne s’endort jamais en disant « je suis chez moi, le boulot attendra ». On ne part jamais en vacances sans devoir vérifier un minimum que tout se passe bien au bureau. Aussi, l’autre grand défi est d’être une femme, de moins de 30 ans, seule à la tête de son entreprise. J’ai du parfois faire le double pour pour prouver que j’étais sérieuse dans mon projet. On m’a souvent demandé si mon « mari » gagnait l’argent pendant que je « jouais » à la dinette. On m’a aussi souvent demandais ou était mon associé homme. On m’a fermé la porte parce qu’une jeune femme n’est pas sérieuse. Quand j’ai débuté l’aventure j’avais 25 ans et j’en faisais 7 de moins. On me riait au nez. Aujourd’hui, je suis ultra fière car je n’ai jamais accepté ça. J’ai toujours cru qu’une femme et un homme sont sur un terrains d’égalités. Et sans m’en rendre compte je crois tellement aux capacités des femmes qu’en dehors de notre comptable on ne compte que des femmes chez Petit Patron et nous sommes tout de même 7 à 9 (suivant les périodes) à bosser pour la marque !

– Quelle image voudrais-tu projeter ? Ou quelle image voudrais-tu démonter ?
Finalement ce que j’ai dis plus haut. Que l’on soit jeune ou pas, que l’on soit femme ou homme nous avons tous les capacités. Elles ne sont pas liées à notre genre mais bien à notre tempérament. Nous avons tous des compétences plus développés que d’autres suivant les points. Il faut croire en ses forces et miser sur elles. Ne jamais vouloir compenser ses faiblesses. Ce n’est donc qu’une question de soi et non pas de « femme » ou « homme » ! Ce qui compte c’est le travail. Rien n’est facile il faut bosser, être régulier, se former et se tenir toujours informé de ce qui se passe autour de soi pour continuer de progresser.

– Quelle femme voudrais tu mettre en avant ?
Je suis admirative de plein de personnes, homme et femme. J’avoue ne jamais vraiment prêter attention au sexe. Mais côté femme j’admire Emma Watson qui a une force incroyable. Elle a géré sa carrière assez dingue d’actrice, sa notoriété et son envie de continuer ses études le plus normalement possible. Elle défend la femme avec simplicité, sans jamais hurler au scandale mais en mettant les choses positives en avant. Mais aussi l’autrice Jen Sincerano qui m’a fait hurlée de rire avec son livre « Tu vas tout déchirer » que j’ai lu et relu. C’est mon livre de voyage. Il me fait toujours du bien et je trouve que le lire dans l’avion ou le matin quand je profite du tout début de matinée avant de visiter le pays où je suis est un vrai régal.

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