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Le Slow Friday chez Makerist : Faire le contre-pied de la surconsommation

Avons-nous encore besoin de présenter le Black Friday? L’un des week-ends les plus rentables de l’année, une opération commerciale des plus attendue et déterminante: la journée de tous les records.

Attendue oui, mais elle devrait être aussi redoutée. Le Black Friday repose essentiellement sur l’hyperconsommation qui va elle même impliquer une surproduction de biens. Les nombreuses réductions deguisées en bonnes affaires vous incitent à consommer plus que vous n’en avez réellement besoin…
Un aspect qui nous dérange assez chez Makerist.

Depuis sa création, notre entreprise a pour but premier de vous inciter à faire par vous mêmes, à développer votre créativité et nourrir votre imagination. Nous voulons amorcer une vague de créatrices et de créateurs, révéler le potentiel en chacun : inspirer est notre vocation numéro un.

Nous avons décidé de ne pas prendre part au Black Friday, qui est totalement en contradiction avec les valeurs de Makerist et surtout de celles que nous voulons vous transmettre.

Cependant, nous pouvons nous vanter chez Makerist d’avoir une communauté très réceptive et toujours d’un grand soutien. Pour cela, nous avons décidé de vous offrir un week-end de promotions mais à notre manière.
Pour l’occasion, 85 créatrices ont accepté de ne mettre en promotion pas des mais un seul de leurs patrons. Un patron qui a une histoire et une certaine valeur à leurs yeux.
Des réductions certes, mais raisonnées et destinées à vous encourager. 85 créatrices et 85 patrons pendant trois jours: c’est bien la preuve que parfois peu c’est beaucoup! 

Pourquoi “Slow Friday” (Vendredi Lent) ? Parce que nous ne sommes pas pressés.
Et nous n’avons pas besoin d’être pressés.

Nous n’avons pas besoin d’acheter les derniers vêtements à la mode, seulement pour les jeter la saison prochaine. En France, chaque année, 600 000 tonnes de vêtements mettables se retrouvent dans des décharges, ce qui équivaut à une moyenne de 80 articles vestimentaires par personne. Si ce chiffre semble trop élevé pour être vrai, alors vous vous rendez déjà compte de l’ampleur du problème.
Nous ne voulons pas, et nous n’avons pas besoin de succomber à Fast Fashion, la deuxième industrie la plus polluante du monde.

Nous savons à quel point le Black Friday est néfaste économiquement, socialement et écologiquement. Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, suivez l’initiative Make Friday Green Again lancée par Faguo.

Nous voulons adopter la Slow Fashion : prenons le temps de considérer ce que nous voulons porter, prenons le temps de fabriquer et/ou de réparer nos vêtements, et prenons le temps de les porter (et de les réutiliser une fois qu’ils ne sont plus mettables).

Evitez d’acheter et de jeter sans réfléchir. N’encouragez pas cette industrie plus qu’elle ne l’est déjà. Si vous fabriquer et/ou prenez soin de vos vêtements, vous les aimerez et les porterez pendant longtemps. Et si vous voulez acheter, acheter équitablement pour vous, pour le fabricant et la planète.

C’est pourquoi ce Slow Friday, nous célébrons les créatrices indépendantes qui consacrent leur temps à créer les modèles sur Makerist. Nous voulons nous arrêter et prendre un moment pour apprécier la quantité de travail, la créativité et la passion qui va dans la création d’un modèle à partir de zéro. 

Il n’est pas facile d’être concepteur, de travailler seul et parfois d’équilibrer la conception avec un emploi à temps plein ou une famille. Pour les petits artistes et créatrices particulièrement, chaque achat compte. Et vous êtes beaucoup à vouloir des patrons gratuits, vous l’exprimez souvent, mais nous estimons que le travail mis derrière la création d’un patron et d’un tutoriel détaillé a de la valeur et mérite contribution.

Pour montrer notre soutien, et si vous souhaitez acheter, nous vous demandons de penser aux créatrices indépendantes sur Makerist au lieu d’acheter des vêtements issus de l’industrie textile ce Black Friday. Nous avons demandé aux créatrices de choisir un seul modèle de leur collection, chacun avec une histoire spéciale ou un sentiment derrière elle.

Et se faisant vous soutiendrez les créatrices au lieu de remplir les poches de grandes entreprises qui ne se soucient pas assez des gens qui conçoivent ou fabriquent leurs vêtements. Nous vous demandons de rejoindre la communauté du fait main qui se dressent contre la consommation de masse, et d’adopter le Slow Friday !

Tutoriel : Réaliser son propre Calendrier de l’Avent

Chez Makerist, on adore attendre Noël : trouver le sapin parfait, commencer à mettre des décorations et les lumières, et préparer des cadeaux pour ses amis… Enfilez votre plus gros pull et votre bonnet, les festivités chez nous commencent dès le 1er Décembre avec l’ouverture du Calendrier de l’Avent !
Mais plutôt que de choisir un calendrier banal avec des chocolats, pourquoi ne pas opter pour une version plus personnalisée, originale, et plus écologique ? Et oui, vous pouvez quand même y mettre des chocolats.

Ce projet est ultra facile, et requiert assez peu de matériaux, c’est pourquoi la jeune équipe Makerist, encore débutante en couture, s’est mise au défi d’en faire un pour vous ! C’est parti pour le tutoriel !

Matériel

  • 50 cm de tissu (largeur 160 cm). Nous avons choisi un coton naturel, mais vous pouvez aussi opter pour du lin, du canvas… Mais il doit être assez solide. Ces dimensions suffisent pour faire la base et les poches, mais pouvez faire comme nous et varier les couleurs avec des chutes !
  • Du fil
  • De la peinture pour textile dorée
  • 2 barres en bois de 55 cm de long et de diamètre 2 cm ou moins
  • Des ciseaux ou un cutter rotatif
  • Une machine à coudre
  • Un fer à repasser
  • Du temps et de la détermination pour tout aligner 🙂

La coupe

Il vous faut une base de 88×50 cm, et 24 carrés de 12×12 cm. Nous avons un plan de coupe pour vous aider si vous utilisez un seul tissu.

La base

Réalisez un ourlet de 1cm sur les bords longs. Le fer à repasser est votre meilleur ami avec ce projet ! En repassant avant de coudre, plutôt que de plier directement le tissu, vous formez une base propre et régulière.

Sur les bords courts, pliez le tissu vers l’arrière pour former deux tubes de 2 cm de diamètres. Nous l’avions fait sur un seul coté, et nous le regrettons, parce que le poids d’une deuxième barre en bois aurait stabilisé notre ouvrage quand les poches sont remplies de cadeaux.

Les poches

Commencez par repasser un ourlet de 1cm sur un côté de chaque carré (sur les 24, oui). Il formera le haut de la poche. Fixez avec un point droit à la machine.

Le petit conseil ! Normalement, pour chaque couture, il est important de la sceller avec des points arrières au début et à la fin. Ici, les bords seront scellés plus tard, alors amusez vous et cousez toutes les poches à la suite !

C’est le moment de prendre votre fer à repasser en main, et de vous armer de courage (ou d’un.e ami.e), car il faut maintenant repasser les trois autres ourlets de 1cm sur chaque poche (toujours les 24), en faisant attention aux coins.

Monter le calendrier

Vous pouvez maintenant mettre en place votre calendrier en épinglant les poches sur la base de sorte à ce qu’elles soient toutes à distance égale les unes des autres (environ 1,5cm). Si vous avez aussi choisi la version colorée, c’est le moment de vous demander si il vaut mieux un rose pâle corporate, un vert sapin doré et festif ou un classique coton naturel.

Au volant de votre fidèle machine à coudre, c’est le moment de coudre les trois bords de chaque carré (les 24, oui oui) sur la base. Cela va prendre un moment, mais vous devez bien sceller vos coutures à chaque fois pour que les poches soutiennent leur contenu.

Etape importante : s’autoconvaincre que si certaines coutures ne sont pas droites, c’est parce qu’il est fait maison et que vous cherchiez un look « organique » (notre phrase préférée lorsqu’on fait une erreur).

Les chiffres

Une fois terminé, soufflez un coup, tapez vous sur l’épaule : c’est le moment d’être créatif ! Avec de la peinture textile (dorée dans notre cas) écrivez tous les nombres dans l’ordre ou de manière aléatoire.

Une fois la peinture sèche, passez au fer à repasser votre ouvrage pour fixer la peinture et juste faire ressortir tout votre beau travail !

Honnêtement, petites erreurs à coté, nous sommes plutôt fières de notre projet !

Vous aussi vous voulez le réaliser ? Montrez nous en tagguant #makeristfrance sur Facebook et Instagram.

Et si vous voulez recevoir 24 cadeaux variés et tenter votre chance pour gagner l’un de nos superbes lots, pensez à notre Calendrier de l’Avent Makerist ! En vous inscrivant ici, soyez sûrs de recevoir 24 cadeaux de Makerist et de nos partenaires. Vive Décembre !

Makerist à Paris : Rencontres et Ateliers DIY

Le 22 octobre dernier, nous avons eu grand plaisir à vous rencontrer lors de notre évènement dans la capitale, une première pour Makerist ! Habitués à vous connaîttre derrière nos écrans, nous vous avions donné rendez vous dans le 18ème arrondissement, connu pour ses marchés au tissus, dans un espace privatisé rien que pour vous !

Vous ne le saviez peut-être pas, mais Makerist est à l’origine une plateforme allemande, et bien que Makerist France se soit bien développée depuis sa création, notre petite équipe française travaille encore à Berlin. Un challenge pour organiser un évènement à distance qui ne nous a pas effrayé.

L’équipe Makerist France : Carla, Noémie, Rapahël et Sarah

Tout était donc bien parti : nous avions le lieu, une partie des décorations et des fournitures, Raphaël et Carla étaient déja sur place pour installer et faire des courses, il ne manquait plus que Sarah avec le reste qui devait bientôt arriver en avion.
Et c’est quand tout ce passe bien que les soucis arrivent : l’avion de Sarah au départ de Berlin a trois heures de retard !

Les Rencontres

Et en bonne cheffe de troupe, c’est Sarah qui a les matériaux essentiels aux ateliers DIY (nous reviendrons dessus). L’évènement est décalé d’une heure, les invités prévenus, mais de fidèles clientes sont déja sur place… Hors de question de les faire attendre dehors !
Nous commençons donc à vous accueillir, un peu anxieux de n’avoir que des raffraichissements à vous proposer.

Et la magie du fait main apparaît : vous avez de magnifiques réalisations à nous montrer, vous cherchez des conseils et la discussion continue. Vous discutez entre couturières, partagez vos bons plans tissus et vos techniques, et de plus en plus de monde se joint à nous.

L’esprit Rencontres de cet évènement prend tout son sens. Un grand merci aux créatrices qui ont pu être présentes avec vous, pour leurs conseils et leurs histoires sur leurs patrons.

Oui Patrons de Couture, Galoux Qui Coud Tout, Gaël Couture Bordeaux, VinyDIY et Titelle Créations

Vous pouviez aussi profiter de ce moment pour participer à notre jeu concours pour recevoir des bons d’achats Makerist, des agendas couture Singer et un abonnement au magazine Idées à Faire. Merci à nos partenaires de la journée !

Les Ateliers DIY

Hourra ! Sarah arrive avec le matériel, et nous pouvons commencer avec les merveilleuses participantes qui ont attendu avec nous.
Au programme : faîtes ce que vous voulez !
Plus sérieusement, nous voulions vous proposer plusieurs manières de customiser ou de sauver des vêtements que vous ne mettez plus, avec de la broderie, des franges et de la peinture pour tissus, mais ce qui vous a le plus plût, ce sont les patchs à faire soi-même avec des chûtes de tissu.
Voici donc un petit tutoriel pour celles et ceux qui n’avaient pas pu venir ou qui souhaitent retrouver les matériaux (pour l’instant sur le site allemand, nous les mettons bientôt sur le site français, mais le processus de commande est exactement le même) :

Matériel

– Une chute de tissu. Vous aviez beaucoup aimé le jersey Frida Kahlo, il est maintenant disponible ici !
– Du papier thermocollant double face, ou appelée « Vlieseline ». Il doit avoir un film papier à retirer.
– Un fer à repasser. En version mini, il est encore plus pratique !
– Des ciseaux
– Du papier cuisson ou du papier sulfurisé

1 – Coupez de manière grossière votre tissu, vous couperez plus proprement après pour éviter que le tissu s’éfiloche.

2 – Posez le tissu envers contre le coté rugeux du papier. Protégez avec du papier cuisson et repassez sans vapeur en pressant fort pendant une quizaine de secondes.

3 – Coupez précisement la forme que vous souhaitez. La colle rend le tissu plus stable.

4 – Important : décollez le film papier ! Vous devriez sentir que l’envers du tissu est plus lisse, comme plastifié. Répêtez si ce n’est pas le cas.

5 – Posez votre patch là où vous le souhaitez (ici notre sac cabas géométrique), repassez sans vapeur toujours, en protégeant avec le papier cuisson pendant une diziane de secondes.

5 – Et voilà ! Vous avez fait votre propre patch ! Personnalisez tout ce que vous voulez !

Nous avons été impresionnés par votre créativité et vos réalisations : nous avons vu des merveilles comme une veste en jean ornée d’avocats et de broderie, une jeune couturière de 8 ans décorer des bodys pour son petit frère, un gilet taché sauvé par de belles étoiles…
Mission acomplie !

L’interview de VinyDIY

Nous avons conclu notre après midi par une jolie interview de Viny, que certaines d’entre vous étaient ravies de rencontrer. Avec le succès de son sac Georges, elle nous explique son choix de carrière et ses inspirations.
Un joli mot de la fin qui a pu faire la transition avec la deuxième partie de notre évènement, une rencontre spéciale avec les créatrices sur Makerist ! A suivre …

Vos réactions

Nous avons été tellement pris par l’évènement que nous avons un peu manqué de temps pour tout reporté, heureusement que vous étiez là pour partager votre journée ! Si vous avez des photos à partager, n’hésitez pas à le faire en commentaire 😉
On a l’impression que ça vous a plus, on remet ça quand ?


Top 8 des pulls et sweaters pour hommes à coudre ou tricoter!

L’hiver approche chers amis, il faut vous tenir prêt ! Il est temps de sortir vos vêtements les plus chauds et confortables. Mais pas nécessaire d’aller s’enfermer dans un magasin pour cela! Il n’y a pas de meilleure manière pour être bien dans ses vêtements que de les faire soi-même, on ne vous le dira jamais assez.

On peut rester stylé même l’hiver: pull fait-main ne rime pas forcément avec le pull qui gratte (désolé mamie)! Nous, on a bien compris que l’hiver vos pulls comptaient tout autant que vos jolis manteaux. 

Et cela vaut pour tous, on ne vous oublie pas messieurs. La garde robe des hommes offre un potentiel tout aussi grand que celui des femmes alors cet article, il est pour vous! Mais aussi pour vos conjoints, enfants, parents qui souhaitent vous faire plaisir avec un cadeau qui vient du coeur.

Nous sommes partis à la recherche de 8 patrons de pulls et sweaters pour hommes à tricoter ou coudre qui vous feront passer un hiver douillet mais stylé ! Ou que vous serez contents de recevoir à Noël 😉


Le pull Manu pour Homme by Aléfil

Le pull Manu est un modèle de tricot pour homme basique mais toujours très apprécié.  Vous pourrez le décliner du S au XXL et bien sûr choisir votre couleur favorite (ou plusieurs!). Il est accessible aux tricoteurs de niveau intermédiaire mais grâce au tutoriel pas à pas vous devriez vous en sortir!


Le sweater Andrea pour homme by Petit Patron

Un incontournable chez Makerist! Il est confortable, simple mais élégant à la fois. Ce patron de sweater vous laissera beaucoup de liberté dans sa confection: il va du XS au XL et vous pourrez jouer sur un modèle simple ou avec des découpes! De plus, le patron du sweat Andrea est un modèle familial et accessible au niveau intermédiaire. Alors, lancez-vous!

Le pull Monsieur Toni by Studio Schnittreif 

Ce pull pour homme à capuche décontracté vous assure un confort absolu. C’est LE pull des hommes cools et détendus. Disponible du S au XXL, Monsieur Toni laisse également une grande marge de liberté lors de sa couture pour faire de tous vos pulls des pièces uniques!

Le sweat Apollon pour homme by I AM patterns

Le sweater Apollon est moderne et a l’avantage de pouvoir se porter aussi bien au bureau avec une chemise que le week-end de manière décontractée. Bien sûr, vous pourrez retrouver le patron de ce sweater du XS au XXL et ne vous inquiétez pas, il est accessible aux débutants.  Facile à coudre et avec un seul tissu en plus!

Le pull Morit by Verena 

C’est le pull pour les hommes qui veulent rester relax dans leurs vêtements. Il est grand et bicolore (si vous le souhaitez) de quoi garder un style tout en étant dans le confort. Les tailles vont du 50/52 au 54/56. Morit saura vous satisfaire autant en automne qu’en hiver.

Le sweat pour homme Raglan by MELLEMALABAR

Vous cherchez un sweat pour homme qui ne se prend pas la tête? Raglan est pour vous. Bicolore, deux tissus, une coupe droite et près du corps: le paradis de la simplicité. Avec un patron qui va du XS au XXL, vous y trouverez certainement votre bonheur ou ferez le bonheur de la personne à qui vous souhaitez l’offrir!

Le pull Trooper pour homme by ChristallKdesign

Ce pull à tricoter offre de nombreux avantages! Trooper va du S au 3XL mais est également disponible pour les enfants.Vous pourrez tricoter  ce pull en une seule pièce grâce à la méthode Contiguous. Un cadeau très sympa, on vous assure qu’il ne décevra pas à Noël.

On espère que ce top 8 de nos pulls et sweaters pour hommes vous a plu et surtout convaincu de vous laisser tenter par une petite séance de couture ou de tricot chez vous plutôt qu’une course effrénée dans les magasins! Vous êtes au moins sûrs que ces modèles seront à votre goût et ça, ça n’a pas de prix!

D’ici là n’hésitez pas à visiter notre page inspiration où nous avons rassemblé tous nos patrons et modèles de tricots pour hommes, femmes et enfants histoire de rester bien couvert cet hiver ! On ne veut pas de jaloux!

On se retrouve bientôt pour de nouveaux articles!

Cadeau pour les parents : une couverture pour bébé en patchwork

Vous êtes bientôt parents, vous connaissez une jeune maman et souhaitez coudre une couverture pour bébé? Nous avons un nouveau projet couture pour vous ! Apprenez comment coudre une grande couverture patchwork pour bébés (ou une version plus grande pour adultes) étape par étape . Enroulez vous dedans ou posez la au sol pour en faire un tapis pour jouer et gambader.
C’est le cadeau idéal pour fêter les grossesses et les naissances, réalisez le avec les tissus de votre choix pour qu’il soit encore plus personalisé !

La couverture se compose de nombreux petits carrés, ce qui rend ce projet idéal pour les débutants, bien que les couturier.es avancé.es pouront aussi s’amuser. Allons-y!

Matériaux pour réaliser une couverture pour bébé en patchwork

Voilà ce dont vous avez besoin pour la couverture pour bébé (environ 100 x 80 cm):

– 0,5m* de coton imprimé pour le patchwork, comme ce tissu panda
– 0,5m* de coton imprimé pour le patchwork dans un motif contastrant comme ce tissu à triangles jaune
– 1m* de coton imprimé (ou non) pour le dos de l’ouvrage, ici blanc à pois
(Retrouvez pleins de cotons imprimés sur notre site)
– 1m* de ouate de rembourrage, vous pouvez renchoir une qui est thermocollante si vous le souhaitez
– Une machine à coudre
– Un fer à repasser (et une planche pour être sûr)
– Du fil à coudre, des aiguilles et des épingles
– en option, mais très utile : un tapis de coupe, une règle et un cutter rotatif, pour une découpe rapide

* Note : vous pouvez varier les tailles des tissus selon la taille de la couverture que vous souhaitez faire, à vous de jouer !

Cadeau pour les parents – comment coudre une couverture pour bébé

Commençons par la coupe. Avant chaque étape il est toujours préférable de repasser votre tissu, il sera beaucoup plus facile à travailler !
Prenez vos deux tissus pour le patchwork et coupez 24 x carrés de tissu aux dimensions 15 x 15 cm pour chaque motif. Ici, nous incluons une marge de couture de 1 cm par côté du carré, de sorte qu’après couture, vos carrés mesureront environ 13 x 13 cm.
Il est préférable d’utiliser un cutter rotatif, une règle et un tapis de coupe pour le couper. Vous aurez des lignes droites rapidement et sans zigzags. Néanmoins, il est également très facile d’utiliser une paire de ciseaux, cela risque juste de prendre plus de temps.

À la fin, vous devriez alors avoir 48 carrés de 15 x 15 cm, avec lesquels nous allons former une couverture avec 8 x 6 rangées. Bien sûr, vous pouvez changer la disposition pour aller avec l’utilisation que vous en ferez, mais il faudra adapter le rembourrage et le dos en conséquence. Placez toujours les tissus en alternance, créant ainsi un motif avec un beau contraste.

Vous pouvez maintenant commencer à coudre chaque rangée, en mettant chaque carré endroit contre endroit avec le précédent. Vous devirez avoir une marge de couture de 1cm. Pensez toujours à fermer vos coutures à la machine avec une point arrière au début et à la fin, votre ouvrage sera plus stable et durable.

Au final, vous devez avoir 6 rangées de 8 carrés (ou 8 rangées de 6 carrés).

Repassez le dos des rangées de manière à presser la couture, c’est à dire d’ouvrir le surplus de tissu et de le repasser pour qu’il soit bien à plat avec le tissu. De cette manière, les rangées pourront plus facilement être parfaitement combinées à l’étape suivante, et de manière générale, cela rend votre ouvrage plus propre.

Ensuite, vous alignez une rangée à la fois, endroit contre endroit avec la précédente..

Travaillez de même avec une marge de couture de 1 cm, toujours en fermant vos coutures, et en cousant tout le long des rangées les unes après les autres. Pour créer l’effet patchwork, n’oubliez pas de vérifier que vos motif de rangée à rangée s’alternent pour faire un damier.

Lorsque vous avez tous les panneaux ensemble, pressez à nouveau les coutures entre les rangés au fer à repasser. A cette étape, vous pouvez ajouter une étiquette (thermocollante ou à la machine) ou une broderie personalisée pour rendre votre cadeau encore plus spécial :

Vous pouvez maintenant lier le patchwork avec l’ouate de rembourrage. Prenez un morceau suffisement grand pour couvrir l’avant, placez les deux couches l’une sur l’autre et fixez-les avec des épingles sur une grande surface, de sorte que rien ne puisse glisser pendant la couture. Si vous avez choisi une version thermocollante, vous pouvez la fixer au fer à repasser maintenant.

Pour completement fixer l’ouate et faire ressortir le patchwork, vous allez coudre sur la longueur et la largeur de la couverture au niveau de chaque rangée. Vous devez finir avec des coutures qui forment un quadrillage en suivant chaque carré.

Il ne manque plus que le dos ! Après avoir repassé votre tissu, placez-le endroit sur endroit avec le devant, mettez quelques épingles pour le maintenir en place.

Maintenant vous allez coudre tour autour de votre couverture. Assurez vous toujours que vous coussez le patchwork, la ouate et le dos ensemble, à environ 1 cm du bord du patchwork. Laissez une ouverture d’environ 20cm pour pouvoir retourner votre ouvrage.

Coupez l’excès de tissu et de ouate en dehors de la couture.

Maintenant, la couverture peut être retournée à travers l’ouverture que vous avez laissé.

Pliez les bords de l’ouverture pour qu’ils soient alignés avec le reste et repassez les.

Nous arrivons à la dernière couture ! Vous pouvez maintenant fermer l’ouvrage, faîtes une couture sur tout le périmètre de la couverture, assez proche du bord. Cela stabilisera les tissus et vous donnera un rendu propre.

Voila, vous avez terminé ! Votre magnifique cadeau de naissance est prêt à être offert ! Une si jolie couverture pour bébé!

Makerist cadeau bricolage pour bébé naissance couverture-point-1

Le tutoriel du sac cabas géométrique

Un vendredi de canicule, la jeune équipe de Makerist s’est mise au défi de réaliser un sac cabas ultra facile qui ne requiert pas beaucoup d’expérience en couture (heureusement car nous restons débutantes) et qui peut faire usage de chutes laissées pour compte dans notre atelier. Voici donc le tutoriel pour coudre un sac géométrique zéro déchet !

Pour commencer, il vous faut juste :

  • Deux morceaux de coton de même taille. Les nôtres faisaient 50x50cm, mais la taille peut varier selon ce que vous avez. Ce qui importe c’est que votre bras puisse confortablement passer par l’anse, vous verrez l’explication un peu plus bas.
  • Du fil
  • De quoi coudre : une machine si vous en avez une, une aiguille si vous savez faire un point solide

Première étape : la coupe. Plier votre tissu en deux, marquez deux points et tracez une ligne diagonale pour couper un coin. Dans notre cas, le premier point était à 5cm du pli, et le deuxième point au milieu de la « hauteur » de notre tissu. Ce qui importe, c’est que la diagonale soit assez longue pour y passer votre bras, et que le premier point soit assez éloigné du pli pour faire une anse solide. Coupez et répétez avec votre deuxième morceau.

Dépliez, et vous devriez avoir deux formes similaires. Nous allons réaliser des ourlets sur les bords en biais, puisque ce seront les seuls qui seront apparents.

Pour faire un ourlet, il suffit de plier une fois le bords d’environ 1cm, puis une deuxième fois pour cacher le bord franc. Un point droit de longueur de 2 ou 3mm est parfaitement adapté pour ce projet.

Après avoir fait des ourlets sur les cotés en biais des deux morceaux, nous allons commencer à assembler : avec les deux bons cotés face contre face (endroit contre endroit), vous allez coudre les bords latéraux ensemble, puis les deux pointes ensemble. Ne cousez pas la base pour le moment ! Conseil : si vous utilisez la machine, pensez à faire des points arrières au début et à la fin de chaque couture. C’est ce qui évite que votre ouvrage se défasse. Vous pouvez faire un ourlet ou une deuxième ligne de couture au niveau de l’anse si vous souhaitez un rendu très propre et solide.

Vous allez maintenant comprendre pourquoi la base est encore ouverte. Pincez le milieu de chaque morceau, et tirez de sorte à ce que les coutures latérales soient maintenant alignées.

Vous pouvez maintenant coudre la base du sac, toujours en faisant des points arrières au début et à la fin pour consolider votre ouvrage.

Retournez votre ouvrage et tadaaaa ! Vous avez un sac cabas original fait avec des chutes de tissu, de quoi frimer au marché 🙂

BONUS : si vos chutes de tissu sont trop petites pour en faire un sac, vous pouvez toujours les utiliser pour faire des petits sachets à nouer ! La contruction est exactement la même, sauf que vous ne laissez pas d’espace au niveau du pli et que vous coupez donc deux pointes. Ne les joignez pas comme pour le sac, vous aurez juste à les nouer pour fermer votre sachet !

Merci à Méli pour les photos de ce premier tutoriel de la saison.

Le guide ultime pour en finir avec l’usage unique

53kg de plastique par personne par an. Ce chiffre de WWF n’est peut-être pas très visuel, mais lorsque l’on commence à empiler les sacs plastiques, c’est tout de suite plus imagé. Loin de nous l’idée de culpabiliser à tort : le plastique, et en général les objets à usage unique, sont difficilement évitables dans le commerce, et sont souvent gage de practicité, de propreté et de porte monnaie soulagé.

Et s’il en était autrement ? Nous aimerions vous montrer qu’il existe une myriade d’alternatives pour réduire vos déchets lié à l’usage unique. Que ce soit des DIY à réaliser vous même ou des produits durables à n’acheter qu’une fois, voici la compilation (presque) ultime pour arrêter les frais écologiques pour la planète et économiques pour votre porte monnaie.

Cette liste tend à être la plus exhaustive possible, mais ne vous sentez pas obligé.e de vous attaquer à tout d’un coup. Voyez les éléments qui vous semblent réalisables à votre étape du chemin vers le zéro déchet, et chaque action à partir de là ne sera que positive. Et pour les pros du zéro déchet, n’hésitez pas à partager vos astuces en plus pour ne rien jeter.

Le film plastique

Idéal pour couvrir un plat qui n’est pas fini, lorsque vous ne voulez pas laver une autre boite à couvercle ou pour emballer des aliments à la forme incongrue, le film alimentaire est pourtant responsable comme beaucoup de plastiques de la dispersion de micro particules, surtout qu’il n’est pas recyclable. Vous avez ici deux options lavables et réutilisables : la charlotte pour les bols et les assiettes, à réaliser en plusieurs tailles, et le bee-wrap, un carré de coton imbibé de cire d’abeille qui peut prendre n’importe quelle forme. Lavé à l’eau froide, il garde ses propriétés, et il est facile à recharger lorsqu’il perd de ses pouvoirs.

L’essuie-tout

S’il se dégrade plus facilement dans la nature, il est très probable que vous l’ayez acheté dans un film plastique. De plus, la plupart des papiers utilisés sont traités chimiquement de manière intensive et contiennent souvent plus que de la simple cellulose naturelle. Vous pourriez très bien utiliser n’importe quel torchon, mais pourquoi risquer de mélanger le chiffon pour les vitres et la serviette pour les mains ? Avec des feuilles d’essuie tout en tissu, vous pouvez les enrouler autour de votre distributeur habituel pour un accès facile, et elles se lavent tout aussi facilement.

L’éponge

Saviez vous que les éponges synthétiques sont issues de mousse de résine ? Pour information, on utilise de la résine pour faire des coques de bateaux, nous avons donc ici un matériau peu dégradable disons. Heureusement vous avez plein d’options pour éviter les alvéoles en plastique ! Les éponges marines sont bien connues, mais si vous entreprenez de réduire votre impact écologique, vous voudriez peut-être éviter de le faire au détriment de la faune marine (oui faune, les éponges sont des animaux). Une alternative végétale se présente sous la forme du Luffa, un curcubitacé dont les fibres séchées créent une éponge que vous connaissez peut être déja sans le savoir. Notre préféré pour la vaiselle reste l’éponge tawashi, parce qu’on peut utiliser des vieux vêtements comme des chaussettes orphelines… Mais si vous voulez un résultat pro, alors le crochet vous sera très utile et reste un projet facile pour les débutantes.

Le filtre à café, les capsules et les sachets de thé

On en prépare tous les jours, parfois même sans réfléchir le matin, mais les déchets non organiques de ces habitudes prennent vite de l’ampleur. Heureusement Couturaddict a pour vous un cours dédié avec patrons et explications pour sauver la planète dès le réveil. Pour les adeptes de la machine à capsule, même si certaines villes ont fait des efforts pour recycler ces dernières, vous gagnerez quand même à investir dans des capsules rechargeables adaptées à votre machine (vous en trouverez une grande quantité sur internet). Et lorsqu’on se rend compte que le café en sachet est moins cher, tout le monde y gagne.

Les cotons et lingettes démaquillants

La culture du coton présente l’une des industries les plus polluantes au monde avec son impressionnante consommation d’eau et sa propension égale à utiliser des pesticides. En ajoutant les traitements chimiques appliqués pour le rendre blanc et hydrophile, on se demande ce qu’on est en train de mettre sur sa peau. Quand aux lingettes humides, on préfère éviter de penser au plastique entre les fibres qui se dégradera aussi en micro particules, et aux produits qu’elles retiennent pour nettoyer la peau. Rien de plus simple pour remédier à tout cela : réaliser ses propres carrés démaquillants ! Un projet facile avec un vrai impact, il suffit juste de les laver en machine (ou à la main) dans un sachet en maille. On adore cette version biface qui se présente comme un mini gant de toilette, mais vous pouvez aussi faire de simple carrés de taille différentes. Bonus : vous pouvez même recycler cette vieille serviette avec un trou, et ce sera un textile en moindre à produire et à jeter.

Les mouchoirs

Une habitude que nos grands parents connaissent bien qui a été injustement délaissée, mais les mouchoirs en tissu sont facile à laver et plus facile à transporter dans sa poche qu’on ne le pense, grâce à des pochettes à réaliser vous même. De plus, cela doit être un des projets couture les plus facile du monde : un simple carré avec un ourlet tout autour, et si vous avez des ciseaux à cran, vous pouvez même éviter cette étape, vos mouchoirs ne s’effilocheront plus. Préférez un coton fin pour ne pas que le tissu irrite trop, et recycler un vieux vêtement ou linge sera toujours une bonne idée pour limiter sa participation à la production de coton.

Les protections hygiéniques

Comment passer à côté de ce charmant moment du mois que beaucoup connaissent trop bien ? Pour un coté pratique vous préférez peut-être les tampons, mais vous souhaiteriez éviter le chlore et la javel utilisés pour les rendre blancs (pour rien) et le risque de syndrome de choc toxique. Nous vous conseillons alors de vous tourner vers une coupe menstruelle à nettoyer et à stériliser à l’eau bouillante chaque cycle. Vous trouverez beaucoup de forums et de ressources sur internet pour vous guider vers cette alternative qui peut paraître impressionnante, mais au final très pratique. Pour les adeptes de la serviettes, bien que vous vous soyez sûrement habituées à avoir un film plastique entre vos jambes qui ne laisse rien respirer et met des centaines d’années à se décomposer, nous vous invitons à considérer l’approche tissu à réaliser vous même et à laver comme on laverait nos autres vêtements tachés à cette période. Et pour les changer quand on sort, nous avons aussi une version à cliper qui se range discrètement, toujours avec une pochette facile à coudre.

Les couches

Elles sont similaires aux serviettes hygièniques sauf que bébé les porte 24h/24 tous les jours pendant parfois 2 ans. Et cela fait réfléchir, surtout quand on veut faire des efforts écologiques pour son futur. Bonne nouvelle, les couches lavables et même à réaliser vous même existent ! Certes, psychologiquement vous ne voudriez pas les laver avec vos vêtements, mais un passage en machine fait tout le travail, on vous assure. Ce n’est peut être pas là que commence votre voyage vers le zéro déchet, mais cette option a le mérite d’exister.

Le papier toilette

Sujet un peu tabou dans la démarche vers le zéro déchet, mais qui n’est pourtant pas insurmontable. Similaire aussi à l’essuie-tout, avec le papier toilette en tissu lavable vous évitez des emballages plastiques inutiles, des feuilles gorgées de produits blanchissants et parfois de parfums appliqués sur une peau sensible. Mais surtout vous évitez ces multiples épaisseurs enroulées autour de votre main qui ne vous servent pas et finissent par boucher vos sanitaires. Avec une pochette à attacher au mur, vous n’avez qu’à la mettre en machine sans vous poser de questions. Et oui, tout est propre en sortant.

Le thermos et la vaisselle

Plutôt que de faire votre café chez vous vous préférez peut-être les élégantes boissons servies dans un café. Le problème bien sûr, c’est que ces délicieuses concoctions soient délivrées dans un gobelet à couvercle qui ne soit pas recyclable. La plupart des cafés servant à emporter acceptent pourtant que vous veniez avec votre propre récipient, certains en vendent même. Cela requiert de discuter avec le barista, voir à lui expliquer votre démarche, mais si vous avez l’habitude d’y aller, vous vous rendrez compte que cela ne leur pose aucun problème. Et cette technique peut même s’étendre aux assiettes : à Makerist il nous arrive de descendre du bureau avec une assiette pour aller manger thailandais au stand dans le parc. Au final, c’est plus agréable que de manger dans une assiette en polystyrène qui ne peut pas aller dans le bac de recyclage.

Les pailles

Nous espérons que dans votre usage personnel à la maison, vous avez au moins privilégié les pailles papiers aux pailles plastiques. Quand vous allez manger ou boire dehors, pensez à des options durables comme les pailles en verre, en bambou ou en acier inoxydable. Le verre est peut être le moins pratique, et nous avons remarquer que la paille en acier ne réagit pas très bien avec les boissons gazeuses car il fait une sorte de réaction qui les fait plus mousser. Notre préféré reste donc le bambou, qui en plus de cela est très léger. Pour éviter de juste mettre sa paille dans son sac, on peut se faire une simple pochette à cordon (et en profiter pour apprendre la technique et se faire plein de sacs) ou l’incorporer dans sa pochette à couverts.

Les couverts

Comme les pailles et les assiettes, trop souvent les stands de nourriture et restaurants donnent sans qu’on leur demande la panoplie de couverts en plastique qui de un, ne sont pas pratiques, et de deux, ne sont pas recyclables. Et parfois ils sont emballés dans un joli film plastique, comble du déchet. Vous pouvez toujours transporter avec vous un set de couverts en métal de chez vous pour palier à cela, mais si vous souhaitez une option plus légère, il existe des versions en bambou que vous pouvez emmener partout avec vote propre pochette à couverts nomade.

Le sac en plastique

Si les magasins ont déja pour la plupart renoncé au plastique pour leurs sacs, il est encore présent sans que l’on s’en rende compte. Les sacs réutilisables en plastique tissé sont certes plus durables, mais ont le même effet que les sacs plastiques normaux en terme de dégradation. Et en allant au marché on se rend compte que beaucoup de vendeurs utilisent encore les sacs plastiques. Vous connaissez bien sûre l’alternative avec les sacs cabas en coton, mais lorsque vous pouvez les réaliser vous même avec des vieux draps/vêtements, c’est un sac en moins produit par cette industrie. Vous pouvez même ajouter une doublure imperméable naturelle avec la technique du bee-wrap vue plus haut. Et pour le marché, on adore reprendre l’habitude de nos grands parents en crochetant son propre sac qui se range facilement. Enfin, les supermarchés ont fait un effort en proposant des sacs compostables pour emballer les légumes, mais leur production génère plus de déchets que nécessaires, alors que coudre ses sacs à vrac est un jeu d’enfant.


Cet article est bien plus long qu’anticipé, et nous savons pourtant que nous ne pouvons pas énumérer tous les moyens de réduire les embalages et les produits jetés trop vite. Nous pourrions continuer sur le vrac, les brosses à dents en bamboo, les cotons tiges inutiles quand de l’eau tiède et un mouchoir suffisent, les produits ménagers maison avec des recettes de grand mère et les vêtements à acheter autrement. Nous reviendrons sûrement sur ce dernier sujet, mais nous espérons que cette longue liste vous aura convaincu pour changer au moins une habitude.

N’hésitez pas à jeter un coup d’oeil aux autres projets zéro déchet que de merveilleuses créatrices ont préparé pour vous en couture et en crochet, vous y trouverez peut-être votre prochaine idée pour aider la planète.

10 astuces de couture pour débutants et confirmés

Incroyable, mais vrai : on ne les connaissait pas encore, mais nous avons dégoté spécialement pour vous 10 nouveaux trucs et astuces de couture pour se simplifier la vie. Nous n’avions qu’une hâte, les partager avec vous : 1, 2, 3 c’est parti !

1. Domptez les tissus récalcitrants avec du ruban adhésif

10 astuces de couture - ruban adhésif

Si vous souhaitez coudre des tissus dits « difficiles » comme la toile cirée et que vous voulez éviter l’achat d’un pied de biche spécial et bien souvent coûteux, nous avons une alternative bon marché pour vous. Il suffit pour cela de vous munir d’un petit morceau de ruban adhésif et de venir le coller sous le pied de biche de votre machine. Vous pourrez alors glisser le long de votre tissu sans accroc, aussi récalcitrant soit-il !

2. Fabriquez du ruban biais avec un cutter

10 astuces de couture - ruban biais cutter

Vous souhaitez obtenir du ruban biais à partir d’un tissu bien précis ? Nul besoin de vous ruiner, vous pouvez en fabriquer vous même avec un vieux cutter. Pour cela, emparez-vous de votre étoffe préférée, et coupez-en une bande de la largeur que vous souhaitez : de notre côté, nous avons choisi d’utiliser la lame du cutter comme repère.

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Retournez les bords extérieurs vers le centre sans qu’ils se chevauchent (voir photo). L’endroit du tissu doit être à l’extérieur. A présent, faites glisser la bande à l’intérieur du manche, côté fermé vers le bas.

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Lorsque le ruban biais sort par l’autre bout, vous pouvez le repasser directement. Il gardera ainsi sa forme !

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3. Transformez un range sacs-plastiques en range-bobines

10 astuces de couture - range sacs plastiques range bobine

Tandis que les sacs plastiques commencent peu à peu à disparaître de notre quotidien, il faut bien donner une seconde vie à ces articles aussi pratiques que disgracieux que sont les range-sacs ! Vous en avez probablement déjà un chez vous, et si ce n’est pas le cas, il y a très certainement quelqu’un dans votre entourage désireux de s’en débarrasser… Glissez vos bobines de fil à l’intérieur, et vous obtiendrez un présentoir original et pratique !

4. De la quincaillerie au coin couture : réalisez des poids de couture girly

10 astuces de couture - poids couture

Lors de votre prochain passage au magasin de bricolage, faites un petit tour au rayon quincaillerie. En effet, au milieu des clous, des vis et autres, vous trouverez également des rondelles de bricolage. Ces bouts de ferraille aux airs de donuts métalliques sont parfaits pour maintenir en place vos patrons de couture lorsque vous coupez votre tissu. Comment les rendre un peu plus jolies ? On vous explique tout ici :

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Il vous suffit de vous saisir d’un peu de ruban et de l’enrouler autour du disque. Une fois ce dernier bien emballé, faites tenir le tout avec un peu de colle et le tour est joué !

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5. Affûtez votre couteau rotatif avec du papier d’aluminium

10 astuces de couture - affuter couteau rotatif papier d'alluminium

Votre couteau rotatif est un peu mou de la rondelle ? Avant de jeter vos lames, essayez plutôt cette astuce : pliez un morceau de papier d’alu’ (de format A4 environ) en plusieurs fois, puis effectuez quelques aller-retours sur ce dernier avec la lame du couteau en lacérant la feuille. Votre couteau rotatif retrouvera un second souffle !

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6. Recyclage : un distributeur de ruban à partir d’une boîte de bonbons

10 astuces de couture - distributeur rubans boite de tic tacs

Un ruban mal rangé peut souvent vous coûter cher ! Un simple geste maladroit et on se retrouve vite avec 2 mètres de ruban dans chaque main. Il est pourtant possible d’éviter cela. Pour ce faire, vous avez besoin de quelques boîtes de bonbons vides (comme celles sur la photo). Afin d’y faire tenir tout votre rouleau de ruban, il vaut mieux choisir la version grand format.

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Pour vous y retrouver, il est préférable d’utiliser des boites transparentes, même si nous avons également utilisé un contenant orange. Après avoir vidé le contenu du paquet (dans un bol ou votre estomac, au choix), décollez le couvercle avec précaution et enfilez-y votre rouleau de ruban.

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Faites ensuite passer ce dernier à travers l’ouverture du couvercle avant de fermer la boîte. Votre distributeur est prêt !

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7. Une cure de jouvence au vinaigre pour votre tapis de découpe

10 astuces de couture - nettoyer tapis de découpe vinaigre

Le tapis de découpe fait partie des ustensiles de couture dont les soins sont souvent négligés. Pourtant, il est facile de les nettoyer et d’en gommer la plupart des traces de coupure et d’égratignures. Vous avez pour cela seulement besoin d’eau, d’un peu de liquide vaisselle et du remède miracle : le vinaigre. Si vous avez une baignoire, vous pouvez y faire trempler le tapis – sinon tout grand récipient fera l’affaire ! Mélangez de l’eau froide et du vinaigre (Environ 4cl de vinaigre pour 15 litres d’eau). Laissez-le tremper dans la solution pendant environ 20 minutes. Ajoutez maintenant du liquide vaisselle et frottez le avec une brosse douce (une vieille brosse à dents, par exemple). Sortez-le ensuite de l’eau et tamponnez-le avec une serviette ou bien laissez-le sécher à l’air libre.

8. Deux crayons pour une marge de couture parfaite

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Prenez deux crayons de même taille, (ou amenez les mines à la même hauteur), enroulez-les ensemble avec un peu de ruban adhésif. Vous pouvez à présent tracer une marge de couture uniforme en toute circonstance. La plupart des crayons issus du commerce permettent d’obtenir un écart d’environ 1 cm, et il n’y a pas de quoi s’inquiéter si vous obtenez un peu plus ou un peu moins !

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9. Pratique et chic : un plateau magnétique pour vos aiguilles

10 astuces de couture - plateau magnétique aiguilles

Afin de ranger vos aiguilles et épingles d’une façon particulièrement chic, vous pouvez utiliser une jolie assiette, ou tout autre ustensile adapté. Vous avez seulement besoin d’aimants à coudre (disponibles en mercerie) et d’un peu de colle universelle.

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Appliquez un peu de colle sur les aimants puis placez-les l’arrière de l’assiette. Laissez sécher, votre plateau est prêt ! Mettez-y, autant d’aiguilles que vous le souhaitez, elles resteront bien maintenues grâce aux aimants.

10. Une règle à repasser pour réussir tous vos ourlets

10 astuces de couture - règle à repasser pour réussir vos ourlets

Bien repassé est à moitié cousu ! Voici un adage vous permettra de réussir tous vos ourlets. Et pour bien préparer vos tissus, vous pouvez fabriquer vous-même votre règle à repasser. Pour cela, vous avez seulement besoin d’un crayon, d’une règle ou d’un mètre, et d’un bout de carton. Tracez des lignes espacées d’1 centimètre le long de la bande de carton et obtenez ainsi les repères pour placer votre tissu avant le repassage !

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Maintenant que vous savez tout, il ne vous reste plus qu’à mettre en pratique ces conseils qui simplifient la vie et rendent la couture plus fun ! Vous aimeriez partager vos propres trucs et astuces ? Dites le nous en commentaire !

⬇️ Et faites le plein d’idées déco avec notre sélection de tutoriels ⬇️

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Le prix de la mode #fashionrevolution #imademyclothes

Si vous avez déjà cousu, tricoté ou crocheté vos propres vêtements, vous savez sûrement déjà qu’il y a un problème dans l’industrie de la mode. Vous savez depuis longtemps que le temps et l’argent investis dans une pièce (coût du tissu, de la laine, du matériel) sont non négligeables. Vous savez donc que rien que le coût des matières premières est beaucoup plus élevé que le prix de produits similaires que l’on trouve en magasin. Sans prendre en compte les heures passées à la conception des vêtements !

En plus de savoir que vous n’aimerez jamais autant un vêtement acheté en magasin qu’un vêtement que vous avez fait vous-même, vous savez aussi d’instinct que ce n’est pas normal de trouver en magasin des t-shirts à 3€.

La couture, le tricot et le crochet peuvent être des passe-temps, mais pour certains, c’est bien plus que ça : ce sont les armes d’un mouvement. Le mouvement des Makers – de make, créer en anglais – englobe tous les artisans qui, en plus de profiter de leur art pour exprimer leur créativité, mettent un point d’honneur à suivre des principes essentiels au respect de l’environnement et des droits de l’homme. Ils sont alors regroupés sous le terme de slow-fashion ou green fashion en opposition à la Fast Fashion. La mode est donc redevenue politique, et le porte drapeau de ses revendications est le mouvement de la #FashionRevolution. Nous voulons vous en dire plus sur ce mouvement tout en sollicitant votre aide pour améliorer sa visibilité et montrer votre soutien au Mouvement des Makers. Comment ? En postant des photos de vous avec vos tenues fait-main préférées et avec les hashtag #fashion revolution #imademyclothes #makeristrevolution.

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À PROPOS DE LA FASHION REVOLUTION

Ce mouvement est né à la suite de l’effondrement de l’usine Rana Plaza à Dacca au Bangladesh, le 24 Avril 2013. Quand l’immeuble s’est effondré et a causé la mort de plus de 1 130 employés de l’industrie de la mode et blessé plus de 2 500 autres employés, un cri de rage mondial s’est élevé, visant à dénoncer des conditions de travail inacceptables pratiquées dans l’industrie de la mode. Plus tard, c’est l’impact incroyablement néfaste de cette industrie sur l’environnement qui fut la cause de revendications. En étant actif sur les réseaux sociaux, vous avez probablement vu des postes faisant partie de leur campagne #whomademyclothes (qui a fait mes vêtements). Depuis le début de cette campagne, il y a eu plus de 500 000 publications avec ce hashtag. L’idée était d’utiliser le pouvoir des consommateurs à travers le monde pour faire pression sur l’industrie de la mode et obtenir plus de transparence de la part de ses entreprises. Quelques marques ont alors répondu, en montrant leurs employés portant la pancarte #imadeyourclothes.

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Le campagne de passage au vert de l’industrie de la mode de Greenpeace souligne en particulier le coût environnemental de l’industrie de la mode et a déjà eu quelques succès – il indiquait avoir le support de plus de 500 000 consommateurs et ont suffisamment fait pression pour obtenir de 20 entreprises mondiales, y compris Zara et Adidas, de s’engager à rendre leurs vêtements respectueux de l’environnement.

LE COȖT DE LA FAST-FASHION

Vous avez sûrement déjà entendu le terme “Fast-fashion” ses dernières années, ce terme utilisé pour décrire l’accélération de l’industrie de la mode. Cela commença dans les années 1980, quand les tenues des défilés ont débuté à être reproduites en masse. Mais cette accélération a pris un tout autre tournant dans les années 2000 avec la mondialisation. En délocalisant dans des pays aux coûts de production et aux salaires plus bas, aux réglementations plus souples et avec une protection des ouvriers et de l’environnement quasi inexistante, l’industrie de la mode a été capable de produire des vêtements à prix très bas – permettant et encourageant alors le consommateur à acheter plus.

L’industrie de la mode est estimée à plus de 3000 milliards d’euros et “a dépassé les estimations du marché ainsi que le profit d’autres secteurs sur tous les continents pendant plus d’une décennie – et même plus profitable que les secteurs à forte croissance de la technologie et des télécommunications” (mckinsey 2015). Donc c’est une vraie réussite d’un point de vue purement pécunier, mais à quel prix ? Nous nous devons de prioriser des pratiques éthiques et respectueuses de l’environnement.

Le rapport de Greenpeace indique qu’en moyenne une personne achète 60% plus de vêtements aujourd’hui et les garde deux fois moins longtemps qu’il y a 15 ans. Il fut un temps, les marques sortaient deux collections par an, mais aujourd’hui certaines sortent des collections toutes les deux semaines pour ainsi créer un besoin de consommation artificiel et accéléré. Des journalistes danois ont découvert qu’à cause de cette accélération des cycles des collections, H&M a incinéré plus de 12 tonnes de vêtements neufs depuis 2013, au Danemark uniquement.

La planète paie le prix de notre utilisation d’électricité, de notre consommation d’eau mais aussi…de nos vêtements en polyester.

Le mouvement de la Fashion Revolution veut ralentir la cadence de l’industrie de la mode en  priorisant 3 points : le modèle, les matériaux et la mentalité. Ce mouvement continuera à “œuvrer pour un futur où la mode sera une industrie mettant le respect de l’environnement, les droits de l’homme, et la créativité au même niveau que la recherche du profit”.

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CE QUE L’ON PEUT FAIRE

Derrière la mentalité de l’industrie de la Fast Fashion, il y a cette idée que changer de vêtements et de style le plus souvent possible est une expression de notre créativité. Montrons leur donc un monde où réaliser ses propres vêtements est une expression encore plus forte de notre créativité !

Téléchargez le PDF “I MADE MY CLOTHES”, prenez vous en photo avec votre tenue fait-main préférée, et montrez la au monde entier en les partageant sur vos réseaux sociaux en utilisant les hashtags #imademyclothes #fashionrevolution #makeristrevolution.

Nous créerons alors un album photo avec toutes vos photos et nous les partagerons sur tous nos réseaux sociaux ! Vous pouvez directement nous envoyer vos photos par message privée sur Facebook. La personne ayant le plus de like sur sa photo le 29 avril aura l’occasion de nous parler des raisons qui l’ont amené à se passionner pour le DIY lors d’une interview pour notre blog !

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EN SAVOIR PLUS ?

Voici deux sources, que nous pouvons vous recommander pour en savori plus sur la Fast Fashion, la Fashion Revolution et les enjeux contemporains ( en anglais ):

– The Fashion Revolution White Paper – que vous pouvez trouver ici.

– Greenpeace’s Detox My Fashion Campaign – Timeout for Fast Fashion – que vous pouvez trouver ici.

Interview de ChezPauline « J’aime jouer avec les matières, les couleurs et dérouter les Tops Models que vous êtes ! »

Bonjour, merci d’avoir accepté notre interview ! Tout d’abord, pourriez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours en dehors et dans le monde de la création ?

Bonjour Makerist ! Je suis Pauline, créatrice de la marque d’accessoires de mode à nouer Chez Pauline.

Petite, j’étais accolée à la machine à coudre de ma grand-mère. Elle m’a donnée le goût de la couture, les connaissances en matière de patronage et de mercerie ainsi que l’importance du travail bien fait. Ma mère, sa fille, m’a appris à toucher les tissus, leurs noms ainsi que le porté final sur chaque morphologie. C’est à 18 ans qu’elle m’offre ma première machine à coudre Singer ! Je suis en fait complètement autodidacte, ma grand-mère n’a pas été là suffisamment de temps pour me transmettre son savoir… Je lis des livres, des tutos et je tente de coudre de différentes manières afin de m’exercer.

J’aurai rêvé devenir la costumière de Philippe Decouflé….l’avenir scolaire en a décidé autrement. Après un bac général et un Master 2 Gestion, Patrimoine et Tourisme, j’ai travaillé plusieurs années dans différents musées français tout en ayant la couture pour passion. Finalement, cette passion a pris de plus en plus de place quand mon compagnon m’a offert mon premier mannequin de couture à l’âge de 22 ans.

Dorénavant adulte, j’ai décidé de créer mille et une merveilles pour égayer votre tenue du quotidien ou d’un événement particulier. J’aime jouer avec les matières, les couleurs et dérouter les Tops Models que vous êtes ! C’est ainsi qu’en parallèle de mon travail en tant que responsable communication et événements j’ai créé en 2016 Chez Pauline, une boutique d’accessoires à nouer fait main. Je couds des nœuds papillons, des bandeaux pour les cheveux, des cols Claudine, des barrettes et pleins d’autres accessoires.

Mon but est de créer avec vous la pièce unique avec laquelle vous repartirez.

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La création est-elle votre activité principale ?

C’est le nœud papillon ! Masculin, féminin ou pour enfant, à nouer, avec des formes et des matières différentes…j’adore coudre des nœuds papillons ! Le nœud papillon est devenu l’emblème de Chez Pauline. D’ailleurs, il a été labellisé « fabriqué à Paris » par la Ville de Paris en 2017.

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Comment vous organisez-vous pour réaliser un accessoire ? Quelles sont les étapes que vous suivez ?

Après avoir échangé avec mon client sur sa commande, ses choix de tissus, de motifs et de couleurs, je réalise mon patronage. S’ensuit la découpe, puis une partie est réalisée à la machine et toutes les créations sont finies à la main. J’y attache une grande importance !

 

Comment organisez-vous votre temps entre la création et les tâches attenantes liées à la gestion d’une petite structure (communication, compta, relations clients, blog, réseaux sociaux…)?

Depuis que j’ai quitté en début d’année mon précédent emploi et que je suis à 100% sur Chez Pauline j’ai à cœur de vraiment m’écouter. Il est important pour moi que je sois toujours motivée pour réaliser toutes les commandes. L’administration ne me fait pas peur et nous sommes prévenus quand on lance une entreprise que cela va de pair avec le montage du projet. J’essaye souvent de faire toutes les tâches dites « ingrates » en début de semaine afin de vraiment prendre plaisir à effectuer les autres durant la semaine. C’est un peu comme quand je mange un plat, je mange ce que j’aime moins au début pour finir avec le meilleur !

Je coupe, couds et repasse durant la journée quand la lumière est bien présente pour ne pas fatiguer mes yeux. De même pour les photos de mes produits qui sont toujours plus jolies avec une belle lumière. Le soir quand je ne suis pas en rendez-vous clients, je suis plutôt sur l’organisation de mes réseaux sociaux et des différents retours de mail pour mes clients.

 

Quelles sont les tâches qui vous mettent le plus au défi ? Avez-vous de l’aide ?

Je n’ai aucune aide ! Je suis toute seule dans ma petite entreprise et à la fois c’est difficile des jours mais c’est très challengeant. Les tâches qui me mettent le plus au défi sont les commandes ou bien les pièces de noeuds papillons « couture ». Je réalise certains nœuds papillons avec des perles, des plumes, de la dentelle et c’est un vrai défi de les manifier à travers une petite pièce tel que le nœud pap’.

 

 Où puisez-vous l’inspiration pour vos créations ?

J’adore le vintage et les anciennes collection haute couture. J’ai plusieurs livres que je feuillète régulièrement et je regarde aussi beaucoup de livres, séries anciennes. Je pense que c’est une de mes principales sources d’inspiration. Ensuite je suis toujours ébahie devant les spectacles de Philippe Decouflé. Son costumier m’inspire beaucoup notamment pour moderniser les nœuds papillons ! C’est ainsi que j’ai créé le nœud papillon en fil de laiton coloré et le nœud papillon en carton et tissu.

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 Quel est l’aspect que vous préférez dans votre activité créative ?

La rencontre avec les clients et ma relation avec eux !

Au début j’adore connaitre, comprendre leur projet, leurs envies, et les challenger. Le mieux : recevoir leurs messages dans lesquels il demandent où en est la création comme des enfants qui attendent leur cadeau de noël et découvrir lors de la livraison leurs yeux heureux et émerveillés face au projet concrétisé.

 

Auriez-vous des conseils pour quelqu’un qui, comme vous, aimerait se lancer ? Des ressources qui vous inspirent, qui vous ont aidé (livres, blogs, personnalités…) ?

Tout d’abord je dirais qu’on apprend beaucoup en se trompant donc qu’il ne faut pas avoir peur, s’énerver ou perdre espoir en voyant que le projet ne se concrétise pas d’un coup.

On devient un véritable Super Héros quand on se lance dans sa propre boîte. En plus d’être couturière je suis : chef d’entreprise, comptable, responsable marketing, photographe, community manager, et bien d’autres fonctions encore. C’est un plaisir de découvrir tout ça et aussi de développer toutes ces facettes inconnues de moi.

Je suis la page FB « Les Entrepreneuses qui déchirent » qui m’aide beaucoup à répondre à mes questions, mes doutes, à découvrir d’autres créatrices et d’autres chefs d’entreprises dans plein de domaines différents !

 

Et pour finir, quels sont vos projets à venir ?

La première semaine d’avril j’organise avec ma co-pilote Alice de la marque Le Chat et L’Aiguille un pop-up éphémère de créateurs sur Paris dans le 10e arr. Nous réunissons 13 créateurs venus de différents milieux pour mettre en avant le savoir-faire français ! Nous aurons une créatrice de thés, de confitures, de madeleines, de vêtements brodés et en coton bio, de mobilier en carton, de sac-à-dos qui se transforment en bureaux, une taxidermiste, une artisane de savon et une autre de bougie et enfin une sélectionneuse de la barbotine colorée. Nous avons d’ores et déjà une bonne ambiance dans notre équipe et si le soleil honore son rdv nous allons passer une belle semaine de créations !

En parallèle, j’ai plusieurs commandes de mariage à préparer, des projets de cours de couture dont je ne peux parler actuellement et je suis aussi en train de créer la collection hiver qui aura un nouvel accessoire à sa sortie : les bretelles !

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Voir ses modèles

Tricot : La base !

Hey vous, oui vous ! Vous cherchez un nouveau passe-temps, créatif et thérapeutique ( en plus d’être très utile ) ? Vous êtes intéressé(e) par le tricot mais ne savez pas par où commencer ? Ne vous inquiétez plus ! Voici 4 tutoriels vidéo pour apprendre les premières techniques de tricot et finalement vous lancer dans ce nouvel art ( en moins de 10 minutes )!

Découvrir l'article d'Elodie sur comment aiguiser ses ciseaux de couture

CROCHET: 6 peluches trop mignonnes à offrir pour Noël!

Vous profitez tranquillement de votre journée, vous commencez à voir des guirlandes, sentir l’odeur du vin chaud, entendre les chants de Noël… C’est dans une vingtaine de jours, vous avez hâte! Puis boom, on se rappelle de CE détail: vous n’avez pas encore trouvé d’idées de cadeaux!

Et puis comme vous êtes une personne créative et toujours avide de défis, cette année (encore) vous avez décidé et parié que vous ne feriez que des cadeaux fait-main!

Mais bon, que serait les fêtes de fin d’année sans un peu de stress? 😉 

Soyez tranquille, vous inspirer n’est-elle pas notre mission principale? 

Pour les amateurs de crochet, nous vous avons sélectionné 6 petites peluches adorables, facile à faire et qui raviront votre entourage à Noël! 

LA MANDRAGORE

Cette petite Mandragore est une création Lise&Stitch. Si vous avez un fan d’Harry Potter dans votre entourage, il/elle sera plus que content.e de recevoir cette version miniature (et silencieuse) de la fameuse plante.

N’est-elle pas adorable? Elle ne prend pas beaucoup de temps à faire et sera accessible aux débutants (ayant déjà testé les amigurumis). 

Clique ici pour accédez au tuto!

HECTOR L’ORNITHORYNQUE

Hector est une peluche imaginée par la Ligne Rétro. Ce petit ornithorynque plaira beaucoup aux petits (mais aussi aux grands, on ne va pas se mentir)! 
Contrairement à la prononciation de son nom, le tutoriel d’Hector est très simple et détaillé pour permettre même aux plus novices de réussir! 

Vous craquez n’est-ce pas? Regardez son petit nœud papillon!

Clique ici pour accéder au tuto!

DOUDOU GRANNY: LAPIN ET KOALA

Ce petit duo vous est proposé dans le tutoriel créé par Toujours un fil à la patte.

Un mélange de vintage et de moderne avec ces mignonnes petites figurines endormies!
Un cadeau idéal à offrir à un nouveau bébé dans votre entourage.

Clique ici pour accéder au tuto!

JAMIE LE FLAMANT ROSE 

Jamie c’est le doudou cool, qui nous fait oublier qu’il fait 3°C dehors! Merci SO CROCH’ !

Doux et câlin, il sera le plus beau doudou de votre enfant, la plus jolie des décorations de chambre ou encore le plus original des cadeaux de naissance, réalisé par vous-même avec amour !

Jamie fait fondre parents comme enfants, et il sera super sympa à crocheter 🙂

Clique ici pour accéder au tuto!

BASILE LE LAPIN TAQUIN

Basile est un modèle de crochet hyper simple à réaliser, moderne et qui plaît au plus grand nombre!

Ses petis yeux malicieux vous feront tomber sous le charme 😀

Clique ici pour accéder au tuto!

AMELIA LE KANGOUROU

ET SON PETIT

Little bichons vous propose cette adorable peluche d’une maman kangourou et son bébé. 

Elle peut être une simple peluche pour dormir ou un jouet! Dans tous les cas, vous avez encore le temps de la mettre sous le sapin! 

Clique ici pour accéder au tuto!

On espère que cette petite sélection vous a inspiré pour vos cadeaux de fin d’année! Bon courage pour vos projets en cours et à venir 😉 
Pour d’autres inspirations, rendez-vous sur cette page : clique ici!

A la semaine prochaine pour un nouvel article 😀 

Interview de Naturofils:  » J’ai vite compris que le crochet était le meilleur moyen de rendre mes rêves réels »

C’est avec un immense plaisir que nous avons pu partir à la rencontre d’Elena, la créatrice de la boutique Naturofils! Entre souvenirs d’enfance, techniques de crochet et environnement, découvrons ensemble le portrait d’une femme qui ne manque pas d’inspiration! 😀

Bonjour Elena, vous avez créé votre marque de modèles au crochet, pourriez-vous vous présenter et nous en dire un peu plus sur celle-ci?

Bonjour Sarah, merci de m’avoir proposé cette interview et donné cette possibilité d’échanger avec les membres de notre communauté créative.

Je suis Russe d’origine, linguiste de formation, titulaire d’un doctorat et spécialisée en langue française et anglaise. La création a toujours fait partie de ma vie. Je suis une passionnée des loisirs créatifs, je pratique certains depuis que je suis toute petite et je ne cesse pas d’apprendre.

L’idée de « Naturofils » surgit d’un souvenir lointain de mon enfance, d’une fleur en 3D, tricotée, je le crois, sur une bretelle d’une jupe faite par ma grand-mère, couturière de talent, pour moi. Réalistes ou surréalistes, mes créations sont inspirées par les couronnes de fleurs de mon enfance, par les œuvres d’art, la mode, la haute joaillerie…

Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans l’aventure du DIY et plus particulièrement du crochet ?

C’était un peu inconscient mais on parle beaucoup des bienfaits thérapeutiques de la création actuellement. Je commençais à désespérer n’arrivant pas à me réaliser dans mon domaine professionnel depuis mon arrivée en France en 2001. Pourtant, j’avais vécu des expériences professionnelles très enrichissantes en Russie (contact avec des membres du Parlement Européen, représentants de la culture russe, traduction, enseignement dans de grandes écoles…). En plus, comme je vis dans une petite ville et mon mari travaille en déplacements, je ne peux pas me permettre d’accepter certaines offres car je dois être présente pour mes enfants. Trouver une occupation n’a jamais été un problème pour moi, en faire un moyen de gagner de l’argent, c’est toute une autre histoire…

Quand j’ai commencé à penser à ce que je savais encore faire, créer avec mes mains m’est venu en premier naturellement. Je n’avais aucun projet en tête, aucun sauf l’idée de créer des bijoux inspirés par la nature avec des fleurs comme des vraies mais en utilisant les fils. Et j’ai vite compris que le crochet était le meilleur moyen de rendre mes rêves réels.

Je savais crocheter, je connaissais très bien la technique, le problème c’était ce que je m’étais toujours cru être une mauvaise crocheteuse car quand je voulais réaliser des napperons ronds, j’obtenais des cônes… J’ai commencé à créer en utilisant les motifs que je connaissais ou ceux trouvés dans les livres et tutoriels que j’achetais. Mais je ne les reproduisais pas bêtement, ne faisais pas que copier. Ces modèles donnaient naissance aux colliers et autres créations que j’imaginais dans ma tête. J’avais soif des fleurs de plus en plus réelles, « j’améliorais » les modèles trouvés en y introduisant du fil métallique pour les rendre encore plus naturels, les changeais. Je sentais de plus en plus le besoin de créer mes propres fleurs aussi ressemblantes que possible aux vraies car les modèles existants ne me suffisaient plus, ne me satisfaisaient pas entièrement ou, tout simplement, ce que je voulais n’existait pas en version crochet.

Créer ses propres fleurs c’était une suite logique. Et comme je me croyais toujours nulle, je recherchais encore des moyens « simples » pour moi d’obtenir le résultat désiré, créais mes propres techniques dont, par exemple, une que j’appelle « shape-crocheting ».

Vos projets nécessitent peu de fil ou de laine et vous utilisez souvent des objets recyclés ou objets du quotidien : pourriez-vous nous en dire un peu plus sur vos procédés ?

Vu que je crée souvent de petits oblets: des fleurs, des plantes, des bijoux ou des accessoires, c’est normal que je n’utilise pas beaucoup de fils, je peux même réutiliser ou crocheter avec les restes de pelotes.

Dernièrement j’utilise souvent les restes de laine pour feutrer des fleurs pour décorer les vêtements que je tricote et crochète pour moi. Je suis vraiment contente d’avoir eu cette idée car le résultat est époustouflant.

La réutilisation créative est une autre suite logique pour moi. Lorsqu’on crée, c’est naturel de ne pas jeter. Comme je dis des fois, tout objet passe par le prisme de mon regard créatif avant d’être jeté, ce qui fait que j’ai tout une liste de « mes » matériaux inhabituels que j’utilise et que tout le monde peut trouver chez soi. Au départ on commence par des trucs simples et évidents comme les boutons, par exemple, et j’ai tout une série de tutos où je surcycle de différentes parties des bouteilles en plastique, le fil du muselet du champagne… Je partage mes secrets dans les tutoriels que je crée et publie sur internet (Makerist, Ravelry…) et dans des magazines (Simply Crochet, Créative Mag, Happily Hooked, Pattern Pack Pro, Knitty…).

Quels sont vos gestes au quotidien pour prendre soin de notre environnement ?

Je peux certainement faire mieux mais je trie au quotidien, comme nous tous. Il y a de plus en plus d’idées de réutilisation incroyables et astucieuses. Rien que pour ranger les fils et stocker le matériel, on peut récupérer !(garder des boîtes, des pots et d’autres objets).

Quels sont vos prochains projets crochet ou plus généralement vos projets créatifs ?

J’ai toujours des projets en attente. Les idées naissent vite mais leur réalisation prend toujours plus de temps qu’on prévoit. Je voudrais même des fois empêcher mon cerveau d’en imaginer. J’ai donc plusieurs fleurs que je voudrais créer, des idées de colliers, des tutoriels des créations existantes en attente dont un papillon et un arbre, des projets avec des magazines dont le prochain apparaîtra dans Happily Hooked en janvier.

J’ai mis du temps à commencer à créer des tutoriels car je n’aime pas m’arrêter pour prendre des photos ou noter quand je crée. J’y ai pris goût petit à petit. D’ailleurs, j’ai été très contente de découvrir Makerist car mes tutoriels ont plus de demande à l’international et depuis un moment je ne les édite qu’en anglais. Cela me motivera de créer les versions françaises pour tous mes tutos. Je prépare trois concours de design (tricot et crochet) et participe au marché de Noël de ma ville. Le tricot a toujours été l’une de mes plus grandes passions.

Que diriez-vous à une personne qui aimerait débuter le crochet ?

 Si vous avez envie, vous y êtes presque déjà! Vouloir c’est pouvoir et c’est souvent vrai. En plus, de nos jours c’est encore plus facile grâce à internet et puis le handmade renaît aussi autour de nous. Vous trouverez certainement le meilleur moyen d’apprendre pour vous. Et surtout ne vous découragez pas !

Et que diriez-vous à une créatrice qui comme vous aimerait se lancer dans la réalisation de modèles au crochet ?

Je ne sais pas si je suis bien placée pour donner des conseils, j’en ai besoin moi-même mais je suis convaincue qu’il faut suivre son instinct, ses rêves, créer ce qui vous plaît et pas ce qu’on vous dit ou dicte la mode, ne pas avoir peur de faire des expériences, de tester, d’innover car on le peut toujours.

J’invente de nouveaux points et ne cesse pas de m’émerveiller devant les créations que je découvre tous les jours partout dans le monde, y compris sur Makerist. Il faut être original et se distinguer des autres. Il faut être rêveur tout en restant réaliste. Après, la réussite commerciale est souvent plus due au marketing (et je ne suis pas très douée dans ce domaine) qu’au talent, malheureusement, ce n’est pas toujours un conte de fée comme on aimerait le croire.

 Le mot de la fin ?

Pour ne pas finir sur une note pessimiste et en plus, c’est une conviction: il faut croire en rêves et poursuive les nôtres pour les rendre un jour possibles. Ne baissez pas les bras, croyez en vous !
Et, à la fin, je serais ravie de mieux connaître les membres de notre communauté créative, n’hésitez donc pas à réagir, à partager vos histoires et vos pensées, si le cœur vous le dit… Merci encore, Makerist, de m’avoir accordé ce temps et montré de l’intérêt envers mon travail!

Un grand merci à Elena pour cette interview très inspirante! Retrouvez ses créations sur sa boutique Makerist et son compte Instagram

Interview de Mon blabla de fille: « L’inspiration, je la trouve absolument partout ! »

Cette semaine nous partons à la rencontre de la créatrice Monblabladefille ! Elle a accepté de répondre à quelques questions pour que l’on découvre un peu plus son univers et sa passion 😉

Tout d’abord, pourriez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours en dehors et dans le monde de la couture?

Je m’appelle Véronique et j’ai la petite quarantaine 😀 . Dans la vie, je suis ingénieure dans une grande structure française et créatrice « couture & tricot » chez Makerist.

En ce qui concerne la couture et le tricot,  je suis totalement autodidacte. J’ai toujours été passionnée par ces activités, et d’aussi loin que je me souvienne,  je les ai toujours pratiquées… 

Comment en êtes-vous venue à réaliser et vendre
vos propres patrons ?

Mon déclic pour la création a eu lieu il y a deux ans, quand je me suis rendue compte que je ne voulais plus être assujettie à la mode décrétée par les marques de vêtement qui ont pignon sur rue. J’ai alors décidé de m’émanciper en dessinant les modèles qui me ressemblent et que j’ai envie de porter.

J’ai appris à patronner, pendant plusieurs mois, et aujourd’hui, j’imagine, je réalise et je mets à disposition des patrons de vêtement épurés, élégants (enfin moi je les trouve élégants ), simples et confortables. Dans la majeure partie des cas, ils sont accessibles à toutes en termes de niveau !

Comment vous organisez-vous pour réaliser un tutoriel ou un patron ?

Pour moi qui suis ingénieure, c’est carrément de la gestion de projet. 

  • Inspiration pour aboutir à une idée de vêtement arrêtée, 
  • Dessin + choix du tissu, 
  • Conception du patron, 
  • Réalisations « test » du patron, 
  • Ajustement, si besoin, suite aux réalisations « test », 
  • Rédaction du tuto, 

Quelles sont les tâches qui vous mettent le plus au défi ?

Avez-vous de l’aide ?

Toute nouvelle création est un nouveau défi ! Et je m’y lance toujours avec beaucoup d’impatience et d’appréhension. J’ai envie que mon idée se concrétise, alors j’y vais à fond et je croise les doigts pour que ça marche

Je n’ai pas d’aide, mais j’ai beaucoup de soutien de la part de mon mari et de mes enfants !

Où puisez-vous l’inspiration pour vos créations ?

 L’inspiration, je la trouve absolument partout ! Je suis toujours en éveil dès qu’il s’agit de vêtement. Après, je suis tout particulièrement attirée par le style japonisant. Pour moi, c’est un combo parfait entre essentiel et raffinement.

Quel est l’aspect que vous préférez dans votre activité créative ?

La liberté que cela procure. Je suis mon envie, mon intuition. Je vais là où j’ai envie d’aller… C’est extrêmement grisant et épanouissant pour moi.

Auriez-vous des conseils pour quelqu’un qui, comme vous, aimerait se lancer ?

Il faut oser ! Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe pas, donc ne pas se verrouiller par sa peur de l’échec et au contraire, croire en soi !

Et pour finir, quels sont vos projets à venir ?

Un sac élégant, un pyjama, deux pulls, un grand sac super pratique, des robes pour cet été, de la lingerie…

Mais je préfère vous prévenir, la liste change souvent et s’allonge tout le temps!

Un grand merci à Véronique pour avoir pris le temps de répondre à nos questions et nous partager un peu d’elle!

On vous invite à aller faire un tour sur son blog : monblabladefille.com! Au programme: de la couture, des tutos mais aussi de la cuisine!

Jetez aussi un oeil à son tout nouveau modèle de tricot, le pull Victoire 🙂

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article! ❤

Les meilleurs tissus pour vos pièces hivernales

Le froid s’installe petit à petit et on est sûr que vous avez déjà hâte de coudre vos vêtements d’hiver! Mais pour ça il vous faut les tissus adéquats et on ne vous apprends pas que chaque tissus a son lot de particularités. Le froid hivernal vous demandera des tissus chauds mais aussi imperméables: ça peut devenir un véritable casse-tête ! Surtout quand on ne s’y connaît pas trop.

Mais rien d’insurmontable comme d’habitude! Nous vous avons fait une sélection des tissus les plus adaptés aux températures à venir. Objectif: du chaud, du résistant et isolant!

Le jersey

Ce que l’on préfère sur le jersey c’est sa douceur et son élasticité, étant une maille très extensible. On retrouve le jersey sur les créations de toutes les saisons: t-shirt, robe, jupe… Sa polyvalence sur les motifs et les couleurs lui vaut sa popularité: il sera au goût de tout le monde! Il n’est cependant pas sans inconvénients: le jersey se déforme très facilement mais cela n’enlève rien à son confort. Pour l’hiver nous vous conseillons tout de même d’opter pour du jersey double, plus lourd mais plus facile à maîtriser lors de la couture.

Si vous cherchez des patrons de pièces à confectionner avec ce tissu, vous pouvez jeter un œil à notre dernier article ici!

La laine

Tout d’abord pourquoi la laine?

La laine est une matière très isolante contre le froid mais aussi la chaleur: il ne sera pas rare d’en retrouver dans des vêtements d’été. C’est une matière qui repousse l’eau et ne perd pas son pouvoir isolant lorsqu’elle est exposée à l’humidité. 

La laine a également l’avantage de se défroisser plus rapidement: idéal donc pour vos tailleurs. Tout cela sans compter son élasticité qui lui permet de bien s’adapter à la forme de votre corps.

Il y a une multitude de laine différentes. Cependant il existe évidemment des mélanges mais même dans ces cas-là, privilégiez un tissu avec un minimum de 70% de laine! 

Le problème avec les mélanges contenant du synthétique, c’est que ce dernier n’est pas très respirant: vive la transpiration dans les transports ou en arrivant au bureau. Donc on évite le nylon, l’acrylique ou le polyester.

L’idéal serait d’utiliser des mélanges contenant du mohair, de l’alpaga ou du cachemire qui présentent de nombreux avantages… mais les prix donnent déjà un bon coup de chaud! Pas de panique, vous trouverez votre bonheur à des prix bien plus raisonnables.

Le velours

Un tissu qui ne vieillit pas!  Importé d’Orient au XIVe siècle, il était considéré comme un tissu noble et donc uniquement accessible aux notables français ou italiens.

Il a été popularisé durant les deux derniers siècles et reste aujourd’hui toujours un tissu très apprécié.

Voyons maintenant ce qui fait que le velour va devenir votre allié cet hiver.

Sa première qualité réside dans son pouvoir d’isolation bien pratique car l’hiver il fait froid et humide, on ne vous apprends rien. 

Son opacité fait de lui un excellent isolant et il devient alors très avantageux lorsque les températures baissent: vous gardez un maximum de chaleur. D’ailleurs, le velours est souvent utilisé comme rideau car il assure une bonne rétention de la chaleur: une bonne idée de projet déco! C’est également un tissu très résistant  aux tensions donc il restera solide sur la durée et ça, c’est génial! 😀

Il sera idéal pour vos pantalons par exemple.

La soie

Cela peut étonner, mais la soie est un allié de taille l’hiver! Optez pour cette matière pour vos sous-gants et sous -chaussettes: vous nous remercierez plus tard! 😉

La polaire

On ne la présente pas!  C’est même à elle que l’on pense en premier. Cette matière synthétique a des capacités d’isolation qui n’ont rien à envier à la laine, elle est donc ultra efficace pour vous tenir chaud. 

La polaire est légère, résistante et ne cassera pas votre budget. En plus d’être bon marché, elle est surtout recyclable, sèche rapidement et laisse respirer la peau. En bref, un must-have.

On espère que cet article vous aura appris quelques astuces pour bien choisir vos tissus . Surtout à vous débutants.tes , on vous souhaite de très belles créations et à bientôt!