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Coudre une marinière avec Steph & Mode


Vous êtes à le recherche du projet couture parfait pour le printemps ? Vous n’êtes pas le/la seul-e !

Steph & Mode (blogueuse couture et co-créatrice du patron Marcel avec Petit Patron) a réalisé sa propre marinière, parfaite pour les beaux jours, avec un patron (Osiris par Iam Patterns) et du tissu jersey rayé trouvés sur Makerist ! Elle vous parle de ce projet-couture 100% Makerist sur son blog 🙂

Tuto Pâques : coudre un tablier lapin

Pâques approche et nous sommes déjà prêts à partir à la recherche d’œufs en chocolat colorés dans un parc ou dans notre jardin ! Pâques est aussi l’occasion de se réunir en famille autour de bons repas. Pour que vous et vos proches soyez protégé-es de tout cafouillage en cuisine, voici un tablier complètement dans le thème de Pâques. On vous explique dans cet article tout sucré et coloré comment réaliser cet adorable tablier de lapin, avec un patron gratuit made in Makerist !

Le tablier de lapin est fermé au cou avec du velcro et noué à la hanche. À l’avant se trouve une poche pratique pour ranger vos ustensiles de cuisine ou vos recettes.

Le visage du lapin est trop mignon accompagné de sa petite carotte !

Matériel nécessaire pour coudre le tablier lapin

Remarque :
Veuillez lire cette liste avant l’achat du matériel et avant de couper les instructions complètes. Cela évite beaucoup de questions. 

Ce dont vous aurez besoin :
– Notre modèle gratuit pour les lapins Tablier
– Une machine à coudre
– Tissu de coton blanc (si vous voulez coudre la jupe du tablier des deux côtés, vous avez besoin du double de la quantité)
– Ouate en feuille de la taille de la substance blanche, si vous voulez quelque chose, la jupe Ouate moelleuse
– Petits morceaux de tissu de coton rose, orange et vert pour le nez, les oreilles et les carottes 
– Tissu de coton jaune ou d’une autre couleur pour les attaches
– Vliesofix pour l’application 
– Moelleux web thermocollant avec volume pour les oreilles, par exemple H640
– Fils en blanc, orange, jaune, rose et noir (coudre autour du visage)
– Velcro jaune, environ 7 cm de long
– Une paire de ciseaux
– En option: couteau rotatif et tapis de coupe pour une découpe encore plus pratique
– Pinces et épingles pour fixer les pièces de tissu lors de la couture
– Fer et table à repasser 

Important: les dimensions de la découpe de tissu se trouvent dans notre patron !

Comment coudre le tablier lapin

Commençons par la découpe. Téléchargez notre modèle gratuit pour le tablier Lapin et coupez le tissu en fonction des mesures.

Remarque: vous pouvez coudre le tablier avec une seule couche de tissu et en grignoter les bords, mais le tablier est assez fin. Nous avons simplement coupé le tablier deux fois, doublé le tissu et cousu ensemble. Plus sur cela plus tard dans le manuel.

La prochaine étape est le repassage. Repassez tous les tissus et les morceaux coupés puis prenez bien soin des morceaux coupés pour les oreilles (en rose et blanc). Découpez le Vliesofix. C’est le tissu de repassage avec lequel vous pouvez repasser les applications et à travers lequel le tissu ne se déforme pas lors de la couture. Repassez le Vliesofix au dos des pièces coupées roses.

En outre, prenez le molleton H640, coupez-le et repasser-le derrière les morceaux blancs des oreilles pour les rendre plus moelleuses.

Découpez les morceaux de tissu roses avec le Vliesofix en forme d’oreilles, puis décoller le film et repassez les morceaux de tissu roses sur les morceaux de tissu blancs (avec le molleton derrière).

Il est temps de coudre! Attrapez votre machine à coudre, faites un point zig-zag large mais serré (longueur de point courte de sorte que les trous soient petits et un point légèrement plus large pour que l’aiguille devienne plus large) et appliquez les oreilles roses sur le tissu blanc.

Maintenant, prenez les quatre bandes jaunes de tissu. Les deux petites bandes sont destinées au tour de cou, les deux longues bandes sont destinées à l’attache au niveau des hanches ou de la taille.

Pliez les bandes de tissu sur chacun des côtés courts avec un petit rabat vers l’intérieur (comme sur la photo ci-dessus où se trouve le pouce), puis pliez les bandes le long du centre, repassez-les puis repliez les bords extérieurs vers le milieu. Vous obtenez magnifique quatre couches similaires de tissu.

Clippez les couches de tissu avec des pinces et utilisez un simple point noué tout autour. Faites cela avec les quatre morceaux de tissu.

Maintenant, prenez les deux parties de votre bande Velcro et cousez-la sur les petits morceaux de tissu avec lesquels vous allez attacher les ceintures au cou. Faites un test avec votre cou pour jauger à quelle distance vous voulez les lier.

Il s’agit maintenant de la finalisation des oreilles et de l’attache au cou. Placez le morceau de tissu blanc avec l’applique rose en haut de chaque oreille, puis l’autre morceau de tissu blanc sans appliaue rose dessus et la bande de tissu jaune avec du velcro entre les deux. Assurez-vous que l’extrémité de la bande jaune avec du velcro est orientée vers le bas et que l’autre côté du haut se termine par les bords des pièces de tissu blanches. Pour que vous puissiez également fermer ensuite la fermeture, un morceau de velcro doit être placé face vers le bas et un autre vers le haut.

Attrapez ensuite votre machine à coudre et piquez les couches de tissu blanc en forme d’oreilles. Assurez-vous que la bande jaune est cousue en haut et que vous laissez assez de place lorsque vous cousez les oreilles pour ne pas coudre l’appliqué rose. 

Vous pouvez maintenant retourner le tissu pour les oreilles de lapin vers l’intérieur; les bandes jaunes de tissu doivent regarder vers le haut. Réajustez-les brièvement, puis utilisez un point noué aux bords serrés pour les bords.

Maintenant, préparez votre carotte et faites comme pour les oreilles: repassez le Vliesofix derrière le tissu, découpez la carotte et repassez-la sur le tablier. Ensuite, vous pouvez les matelasser avec un point zigzag.

Maintenant c’est l’heure de la poche. Pliez tous les bords d’environ 1 cm et cousez les couches pliées du bord supérieur avec un point noué (mais ne cousez pas sur le tablier!). Ensuite, placez la poche au milieu du tablier et cousez-la sur les côtés et en bas, juste au bord. Si vous le souhaitez, vous pouvez également placer une couture verticalement au milieu et diviser la poche en deux compartiments.

On continue avec le visage du lapin. Fermez le nez avec une piqûre et dessinez le visage avec un stylo.

Nous recommandons ensuite d’insérer un peu de molleton derrière le devant. Cela rend le tablier plus moelleux et le visage peut être cousu mieux sans que le tissu ne s’enroule.

Utilisez un point zig-zag étroit pour coudre sur le visage du lapin.

Pincez les oreilles vers l’avant du tablier (avec l’applique rose vers le bas). Les morceaux de tissu à nouer à la hanche peuvent être fixés latéralement à la hauteur souhaitée.

Ensuite, placez le deuxième morceau de tissu blanc à l’arrière et épinglez le tout.

Vous pouvez maintenant coudre toutes les couches ensemble.

Toutes nos idées DIY pour paques

Youpi ! Le tablier est fini : Joyeuses Pâques !

POUR PINTEREST

Notre top 3 des machines à coudre !

Que votre machine à coudre vous ait récemment abandonné(e) ou que vous souhaitiez simplement vous faire un petit cadeau, le choix d’une machine de qualité se révèle parfois plus compliqué que prévu ! Face à une panoplie de produits disponibles sur le marché, nous vous proposons, en collaboration avec Selectos.eu, le top 3 des machines à coudre du moment !


Brother CS10VM1 : pour les petits budgets

La Brother CS10VM1 est un incontournable dans le monde des machines à coudre. Elle conviendra plutôt aux amateurs et aux débutants. Principalement fabriquée en plastique et en aluminium, ces matériaux peu nobles ont l’avantage d’être légers et de rendre cette machine facilement transportable. Le kit complet inclut 7 pieds (boutonnière, bouton, point de surjet, point invisible, monogramme, fermeture éclair et point zigzag). Autotal, ce ne sont pas moins de 40 différents points qui sont disponibles. Les accessoires fournis, malgré son petit prix, sont également appréciables : un lot d’aiguilles, une housse de protection, quelques pièces de rechange et un outillage de base. De quoi pouvoir s’y mettre tout de suite après achat.

Gardez cependant en tête qu’elle n’est pas adaptée à toutes les épaisseurs de tissu : un ourlet de jean, c’est un peu sa limite. C’est dû notamment à son faible voltage, qui la rend plus silencieuse, mais limite son utilisation aux matériaux fins comme le coton et le synthétique.


Singer 8770 : la référence du milieu de gamme

Singer 8770

Pour un budget un poil plus conséquent, la Singer 8770 est clairement la meilleure milieu de gamme avec un rapport qualité/prix imbattable. Sa grande force ? Plus de 200 types de couture possibles (6 sont utilitaires, 5 sont de type “stretch”, auxquels on ajoute 7 différents types de boutonnières et 207 motifs décoratifs). De quoi laisser libre court à votre imagination. Et ces coutures sont très bien exécutées par la machine, et bien régulières. Le tout avec un niveau sonore très bas – c’est un peu la valeur ajoutée des machines Singer en général. De très nombreux accessoires sont livrés avec la machine comme 6 pieds de base, ou encore des bobines et des aiguilles. Contrairement au précédent modèle présenté, elle peut prendre en charge tous types de tissus, y compris le cuir ou les matériaux épais sur plusieurs couches.


Singer 9960 : la meilleure haut de gamme

Enfin, pour les couturier(e)s invétéré(e)s, la SINGER 9960 vous comblera de bonheur lors de vos séances de coutures et de créations. Si ce n’est son coût (environ 500€), il n’y a pratiquement rien à reprocher à cette machine. Elle embarque des fonctionnalités normalement réservées à des machines pro à plus de 1000€, le rapport qualité-prix est donc indéniable. Si vous en avez les moyens, c’est LA meilleure machine à coudre à choisir. Qu’a t-elle donc dans le ventre ? Avec 600 coutures pré-paramétrées dont 13 boutonnières, elle offre une liberté de création inégalée. Ses performances de couture sont sans doute son principal atout ; facile à utiliser, cette jolie machine s’adresse autant aux professionnels avertis qu’aux amateurs.


Les conseils débutants de Dodynette créatrice couture


Pour bien démarrer dans votre nouvelle aventure couture, nous sommes allés demander quelques conseils à Dodynette, créatrice sur Makerist.fr.

Un conseil pour les débutants qui se lancent en couture?
Le plus difficile quand on commence est de se lancer. Pour vos premières réalisations, privilégiez les tissus en coton, ils sont plus faciles à coudre et vous permettront de vous faire la main. Gardez une chose en tête : c’est en faisant que l’on apprend, alors pas de panique si vos ouvrages ne sont pas parfaits dès le début ! L’important est de se faire plaisir, et surtout d’oser coudre ce qui vous fait envie !

Ton accessoire fétiche?
Le pied double entrainement sans hésiter ! Il est juste magique pour coudre les tissus épais comme très fins. Je ne peux plus m’en passer.

Une idée de premier projet?
Comme premier projet je vous conseille une fois encore un ouvrage en coton. L’un de mes patrons fétiches est celui du vide-poche réversible, disponible sur Makerist . Il est idéal pour les débutants et super pratique une fois réalisé (photo ci-dessous) !

Alors, vous avez trouvé votre bonheur ? Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix et vous serez bien équipé(e) pour laisser votre âme de créateur s’exprimer pleinement !

Interview de Petit Patron – « La couture permet de s’approprier à 100% un patron et ainsi de se rendre unique »

Cette interview a été réalisée pour la journée des droits des femmes, nous avons donc orienté nos questions de manière à mettre en lumière l’entrepreneuriat féminin et permettre à nos créatrices de s’exprimer sur le féminisme.

Retrouvez le profil créatrice de Petit Patron par ici

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots : votre parcours, vos débuts, votre évolution en tant que créatrice…

Hello, je suis Margaux Faes, styliste-modéliste de formation. Après avoir étudié ce double métier durant 3 ans, j’ai travaillé dans le milieu de la mode et rapidement j’ai eu envie de m’en éloigner pour me consacrer d’abord à mon blog Couture Débutant puis à ma marque de patrons de couture Petit Patron. Je couds depuis l’âge de 7 ans. J’ai tout de suite adoré ça et c’était donc une évidence pour moi de faire de la mode.
Il y a 4 ans, j’ai lancé mon blog car durant mes cours de couture je remarquais qu’on me posait sans arrêt les mêmes questions. Je trouvais dommage que les bases ne soient pas clairement posées. J’ai adoré et très vite ça m’a énormément occupée. Je me suis donc lancée dans un projet que j’avais en tête depuis 3 ans : lancer une marque de patrons de couture.
Une fois que je me suis lancée, je n’ai pas regretté. J’adore me lever chaque matin et aller au bureau en sachant que je vais faire ce que j’aime (bon il y a aussi l’administratif qui prend un temps fou mais tout ne peut pas être parfait). Je prends un plaisir énorme à créer les prochains patrons. Depuis 1 an, Florence m’assiste sur administratif. Nous nous sommes connues sur un groupe de couture, elle tient elle aussi un blog couture, cafeinate.com, et je suis hyper heureuse de l’avoir à mes côtés. Depuis juin, c’est Noémie Veinman qui m’a rejoint. Elle travaille avec moi sur le modélisme, le développement d’une marque prend énormément de temps et je ne pouvais plus tout faire seule. Je la connais depuis presque 10 ans, nous avons étudié ensemble et j’ai une grande confiance en elle. Je me sens chanceuse de l’avoir à mes côtés.

La couture est-elle votre activité principale ?

Oui, je me consacre à temps plein à Petit Patron et mes blogs de couture et de voyage depuis 3 ans.

Nous recueillons votre témoignage à l’occasion du 8 mars et de la journée des droits des femmes. Le féminisme, c’est quoi pour vous?

Un grand débat. Nous avons tous notre vision du féminisme et je pense que tout le monde a raison. Pour ma part, je défends sincèrement l’égalité homme-femme. Je pense qu’il n’y a pas de différence et que nous sommes tous capable de faire chaque activité existante sur cette terre. Je crois sincèrement que nous pouvons évoluer ensemble. En tant que jeune femme entrepreneuse, je constate que c’est encore difficile mais le chemin avance et c’est important de souligner cela.

Quel est le lien pour vous entre le féminisme et le monde de la mode ?

Partout où il y a des femmes, il y a du féminisme possible et à faire.

Comment la couture peut-elle faire évoluer la façon dont les femmes sont représentées, notamment au travers d’une mode différente, plus inclusive ?

Je constate que beaucoup de femmes se mettent à la couture car elles ne trouvent pas leur bonheur en magasin. Cela peut être un souci de taille ou de style. La couture permet de s’approprier à 100% un patron, de l’adapter à son corps unique et ainsi de se rendre unique et surtout se rappeler à elle même qu’elle est belle. Le monde du prêt-à-porter commence, certes doucement, mais commence à s’ouvrir et représenter toutes les femmes. La dernière campagne de Monki en est une preuve. Dans la couture, ça va plus vite car nous sommes plus nombreux à coudre pour se réapproprier le vêtement.

Une des photos faisant la promotion des patrons Marcus et Paola

Vous avez récemment été victime de censure sur Instagram, suite à la publication d’une photo sur laquelle posaient des femmes pour présenter vos nouveaux patrons lingerie. Pouvez-vous partager votre ressenti avec nous ?

Nous avons d’abord été choquées de voir une seule photo supprimée sur une série. Nous avons eu du mal à accepter cela. Je n’étais pas d’accord avec cette suppression que j’ai considéré comme injuste puisque de nombreuses photos dans le même esprit restent sur le réseau sans soucis.
A partir du moment où j’ai refusé cette décision, je me devais de la défendre. Au moment où je réponds à vos questions, je viens juste d’apprendre que la photo est revenue et Instagram m’a annoncé avoir reconnu que c’était une “erreur” de la supprimer.
Je suis profondément touchée par le soutien de ma communauté et bien plus encore. Voir des humoristes comme Tristan Lopin ou encore d’autres marques de patrons comme Vanessa Pouzet nous soutenir nous a réellement touchées. Cependant, durant plus de 5 jours nous n’avons pas dormi, rongées par cette histoire, nous avons dû gérer une déferlante de commentaires adorables comme odieux. Nous avons fait face à des critiques que nous imaginions ne jamais avoir. A l’heure où j’écris nous sommes épuisées par cette histoire. Nous sommes aussi rassurées de voir cette photo revenue, cela était primordial pour nous, nous ne comprenions pas pourquoi seule notre modèle taille 54 se voyait censuré.

Margaux dans son atelier

Qu’est-ce qui est important pour vous lorsque vous imaginez un patron qui sera destiné à être porté par une femme ?

Pour moi comme pour mon équipe, le plus important est de penser confort et style. Nous ne voulons pas dissocier les deux. Nous essayons de faire des modèles qui nous plaisent mais aussi et surtout qui soient agréables à porter. Nous sommes persuadées que lorsque nous sommes bien dans un vêtement, nous nous sentons beaux ou belles et c’est une priorité. Cela nous demande beaucoup de patience car nous faisons énormément d’essayage, en moyenne 10 par modèle avant de le finir car nous le faisons essayer toutes les 2 à 3 tailles, cela nous permet d’ajuster un peu plus au fur et à mesure de notre gradation.

Qu’est-ce qui vous met le plus au défi tous les jours, tant en tant que femme ou créatrice ?

Question terriblement difficile ! Je pense que le plus difficile est d’obtenir le respect avant, sans devoir le prouver. Quand je me présente en tant que créatrice/entrepreneuse, je sens que je vais devoir justifier ma situation pour que l’on me prenne au sérieux. Être une femme, seule, à la tête d’une entreprise est parfois difficile à concevoir pour certains. Il faut sans arrêt expliquer son histoire et prouver que, oui, je fais des patrons de couture, que c’est un métier, que j’en tire un salaire et que j’ai une équipe qui travaille avec moi.

Une personnalité féminine, un livre ou autre inspiration qui vous inspire particulièrement ?

Le compte Instagram @phraseassassines créé par mon amie Vanessa Pouzet. Elle met en lumière les petites phrases du quotidien que nos proches nous font et qui nous détruisent. Quand un inconnu se montre irrespectueux cela est évident que ce n’est pas normal mais lorsqu’un proche se permet une petite réflexion on nous dit que nous sommes susceptibles. Et pourtant, ce sont ces petites phrases du quotidien qui nous détruisent le plus parce qu’elles sortent de la bouche d’un proche en qui on a confiance. Quand le projet est arrivé, j’ai partagé mes souvenirs douloureux et cela m’a fait du bien. Je trouve la démarche importante car elle met la lumière sur ce qu’on “ne devrait pas trop dire parce que tu comprends c’est un proche” et c’est important de dénoncer tout ce qui fait du mal.

Quelque chose à ajouter, un message à faire passer ?

Merci de prendre ce temps pour mettre en lumière les femmes qui entreprennent.

Retrouvez le profil créatrice de Petit Patron par ici

Interview d’Al Stitches – « Dès que je peux, je m’évade grâce à la broderie »

Cette interview a été réalisée pour la journée des droits des femmes, nous avons donc orienté nos questions de manière à mettre en lumière l’entrepreneuriat féminin et permettre à nos créatrices de s’exprimer sur le féminisme.

Retrouvez le profil créatrice d’Al Stitches par ici

Bonjour, merci d’avoir accepté notre interview ! Pouvez-vous vous décrire en quelques phrases, ainsi que votre parcours, votre évolution en tant que créatrice…

J’ai toujours été bercée par la broderie car je suis très proche de ma grand-mère dont c’est la passion. Il y a un peu plus d’un an, j’ai voulu “faire quelque chose de mes mains”, quitter un peu les écrans, retrouver la créativité que j’avais quand j’étais enfant… Je me suis procurée un kit pour débutant et depuis je ne me suis jamais arrêtée !

Qu’est-ce que la broderie pour vous ? Un passe-temps ? Votre activité principale ?

Un passe-temps auquel je consacre énormément de temps ! Dès que je peux, je m’évade grâce à la broderie. J’en aime le côté “libre” : on peut en faire partout, n’importe quand, on peut quand même suivre une conversation ou un film en même temps, on peut quasiment tout réaliser… J’en aime aussi la rigueur, on parle bien d’un “travail”. Je ne suis pas du tout patiente et pourtant je peux y passer des heures sans m’en rendre compte.

Comment définiriez-vous votre style de broderie ? Qu’est-ce qui vous inspire ?

Je n’ai pas vraiment de style à vrai dire. Je ne me considère pas vraiment comme une artiste mais plutôt une réalisatrice. J’aime tous les styles, j’aime explorer différents thèmes, différentes façons de faire… alors ça fait un joli méli-mélo !
J’adore les fleurs, j’adore broder ce que je trouve beau tout simplement. Un papillon, une rose, une phrase inspirante…

Combien de temps cela vous prend-il de créer un motif ?

Pas longtemps en soit, selon le modèle entre une heure et trois heures pour le dessin, puis entre 3 jours et 3 semaines pour la réalisation. Ce qui me prend le plus de temps (hors réalisation) est de concevoir l’idée et  de choisir des couleurs !

Les modèles Woman Power d’Al Stitches

A l’occasion du 8 mars, vous partagez avec nous des motifs broderie woman power que vous avez créé. Parlez-nous de ce(s) modèle(s) : quel est le message derrière celui/ceux-ci ?

Ma première broderie est inspirée d’une affiche que j’avais vu il y a quelques temps : il y était simplement inscrit le nom de plusieurs grandes femmes de l’histoire. J’avais trouvé ça fort de simplicité et pourtant : sans ces femmes, nos vies ne seraient très certainement pas les mêmes. C’était important pour moi de les mettre en avant car on a souvent tendance à oublier que sans elles on ne pourrait peut-être pas porter un jean, avoir le choix d’interrompre une grossesse non-désirée, on ne pourrait même peut être pas s’instruire… J’ai donc choisi les prénoms des femmes qui m’inspirent et qui font, ou ont fait, énormément pour nous ou pour les femmes de leurs pays.

Qu’est-ce que le féminisme pour vous et comment se répercute t-il sur votre créativité et votre quotidien, votre travail, votre vie personnelle…?

Pour moi le féminisme c’est avant tout avoir des droits qui me semblent basiques : le droit à l’éducation, le droit de se marier avec qui on veut et surtout quand on le veut, le droit d’être en sécurité, le droit d’être libre et égales (entre nous, mais surtout aux hommes).  
Je m’offusque et abhorre toutes formes de violences faites aux femmes. Je ne supporte ni les injustices ni les extrémismes.
En choisissant de broder trois mannequins de vêtements de tailles différentes, accompagnés du mot “whatever” je veux faire passer le message suivant : peu importe qu’on fasse un bon 46 ou un 34 tant qu’on se sent bien dans ses fringues (et dans ses baskets !) mais surtout sa tête.

En quoi la broderie (et la créativité en général) peut-elle être envisagée comme un moyen de faire passer des messages engagés et faire circuler des idées ?

L’art sous toutes ses formes a toujours été le meilleur vecteur de communication. J’imagine qu’il a tendance à interpeller plus mais aussi à toucher au plus profond et ce au travers de chaque époque. Pour la broderie, c’est dur à dire mais je trouve que cet art a longtemps été réservé aux femmes dans un contexte très “maisonnier”. Elles brodaient des trousses, des vêtements pour toute la famille, des tapisseries pour les plus riches, elles reprisaient… je trouve ça génial de “casser” cette impression tout en gardant ces techniques.

Quels impacts positifs et négatifs les réseaux sociaux peuvent avoir dans la représentation des femmes (dans l’art, la mode, le monde du travail…) ?

On l’a tous vu : les réseaux sociaux ont autorisé les femmes à s’exprimer librement grâce au mouvement #balancetonporc. C’est un formidable moyen de faire passer ses messages et je pense que la barrière digitale permet d’oser dire des choses qu’on ne dirait pas dans “la vraie vie”. Cela a également pu permettre aux femmes de se rendre compte qu’elles n’étaient pas seules face à leurs combats ou juste à leurs soucis du quotidien.
Ils nous permettent également d’être mieux informées, de faire passer nos messages plus rapidement, d’alerter… Ca c’est pour le côté positif. Pour le côté négatif… je pense que c’est comme tout : il faut faire attention à la désinformation et qui dit plus de liberté et plus de contacts, dit également plus d’exposition aux critiques.

Qu’est-ce qui vous met le plus au défi tous les jours, autant en tant que femme que créatrice ?

J’ai la chance d’être privilégiée : j’ai grandi en France, dans un pays où même s’il y a évidemment encore des injustices on a de nombreux droits que certaines femmes du monde n’ont pas. Je me concentre plutôt sur ces lieux là, les pays où les filles ne vont pas à l’école, où elles sont mariées encore enfants, où elles ne peuvent être libres… c’est ce qui me touche le plus.

Une personnalité féminine, une oeuvre (ou autre) qui vous inspire particulièrement ?

Rosa, Frida, Simone ( les deux !) et Malala évidemment !
Toutes pour leurs combats essentiels. Je vais choisir ici de parler de Malala Yousafzai. Cette jeune pakistanaise de 21 ans a obtenu – entre autres – le Prix Nobel de la Paix ( à l’âge de 17 ans !) et le Prix Simone de Beauvoir pour ses nombreux combats dont celui pour l’éducation des filles. C’est à son association que je souhaite reverser chaque centimes que les ventes de mes modèles “Rosa and cie” et “Whatever” rapporteront. C’est une association à but non lucratif qui aide à la scolarisation des jeunes filles.

Quelque chose à ajouter, un message à faire passer ?

Quelques chiffres qui font réfléchir.

2/3 des 774 millions d’analphabètes sont des femmes.
15 millions de filles sont mariées chaque année avant l’âge de 18ans.
130 millions de filles ont subi une mutilation / ablation génitale.

Et le mot de la fin : merci Makerist pour ce beau projet si important !

Retrouvez les modèles de broderie d’Al Stitches par ici


Interview d’Itchy Stitchin : « J’aime inclure des références aux années 80/90 dans mes broderies »

Cette interview a été réalisée pour la journée des droits des femmes, nous avons donc orienté nos questions de manière à mettre en lumière l’entrepreneuriat féminin et permettre à nos créatrices de s’exprimer sur le féminisme.

Retrouvez le profil créatrice d’Itchy Stitchin par ici

Bonjour, merci d’avoir accepté notre interview ! Pouvez-vous vous décrire en quelques phrases, ainsi que votre parcours, votre évolution en tant que créatrice…

Je m’appelle Claire et j’habite à Paris depuis plusieurs années. Brodeuse n’est pas ma profession, cela reste un passe-temps qui me permet d’exprimer ma créativité. Plus jeune j’ai testé la couture et le tricot et je me suis mise à la broderie il y a 1 an un peu par hasard. J’ai appris toute seule puis on m’a poussée à partager mon travail sur internet.

Qu’est-ce que la broderie pour vous ? Un passe temps ? Votre activité principale ?

La broderie est un passe temps, un moyen de me vider la tête et de me détendre après mon travail.

Comment définiriez vous votre style de broderie ? Qu’est-ce qui vous inspire ?

Je brode ce qui me passe par la tête, selon l’inspiration du moment. Ça va de citations ou paroles que j’aime, aux références de la pop culture qui ont marqué mon enfance jusqu’à des motifs divers que j’aime pour leur graphisme ou leurs couleurs.

Combien de temps cela vous prend-il de créer un motif ?

Entre 1h et 4h selon la taille et la complexité du motif.

Modèle de broderie « Fight like a girl »

A l’occasion du 8 mars, vous partagez avec nous un motif broderie Woman Power que vous avez créé. Parlez-nous de ce modèle : quel est le message derrière celui-ci ?

Fight like a girl est slogan que j’avais déjà décliné avec un motif de gants de boxe. Lors de la journée Nous Toutes du 24 novembre j’ai voulu le rendre plus voyant et j’ai choisi une typographie rappelant celle de Dirty Dancing. J’utilise souvent des références aux années 80/90 dans mes broderies et je trouve que cette typo en rouge donne une dynamique au message. Cet événement féministe m’a inspirée et je trouve intéressant de pouvoir véhiculer un message sur cette cause qui me tient à cœur à travers certaines de mes créations.

Qu’est-ce que le féminisme pour vous et comment se répercute t-il sur votre créativité et votre quotidien, votre travail, votre vie personnelle…?

Au quotidien je lis beaucoup de livres sur le féminisme, j’écoute aussi beaucoup de podcasts en brodant. Dans mon travail j’essaye toujours de faire attention aux constructions sociales que j’ai intégrées et de les déconstruire en me posant les bonnes questions. C’est évidemment un questionnement que j’ai aussi au quotidien.

En quoi la broderie (et la créativité en général) peut-elle être envisagée comme un moyen de faire passer des messages engagés et faire circuler des idées ?

S’approprier la broderie comme médium féministe est très intéressant, la broderie étant par essence une activité de femme au foyer. Détourner cette activité à des fins militantes peut être percutant et j’aime l’idée d’utiliser la broderie, délicate et subtile pour exprimer des messages engagés et percutants, souvent réservés aux hommes.

Quels impacts positifs et négatifs les réseaux sociaux peuvent avoir dans la représentation des femmes (dans l’art, la mode, le monde du travail…) ?

L’image de la femme par le prisme des réseaux sociaux est bien trop normée et soumet les femmes à un modèle très caricatural. L’image de la femme dans l’art ou la mode est heureusement en train de changer, doucement mais sûrement.

Qu’est-ce qui vous met le plus au défi tous les jours, autant en tant que femme que créatrice ?

En tant que femme, de toujours avoir à faire ses preuves et de combattre les préjugés. En tant que créatrice je n’ai pas encore rencontré de problème, la broderie demeurant un monde très féminin, girls support girls!

Une personnalité féminine, une oeuvre (ou autre) qui vous inspire particulièrement?

Énormément d’autrices de livres et de BD: Liv Stromquist, Emma Chollet, Mirion Malle, Penelope Bagieu, Virginie Despentes, Maya Angelou… Mais également des podcasts: Les couilles sur la table, Miroirs, Un podcast à soi, La poudre …

Retrouvez les modèles de Itchy Stitchin par ici

Atelier crochet nous explique comment créer un tutoriel au crochet

Mais en fait, comment se déroule la création d’un patron ? On l’oublie souvent, mais derrière nos modèles préférés, ce sont bien souvent des heures de réflexion et de travail qui ont été investies ! Du choix des couleurs et des matières à la conception du tutoriel, pas de place à l’approximation ! Pour un résultat impeccable, rigueur et passion sont de mise.

Pour en savoir un peu plus sur les différentes étapes nécessaires à la création d’un modèle, nous avons interrogé Atelier Crochet, créatrice de patrons pour poupées.

1. L’idée et le choix du matériel :

« L’idée de base d’un patron provient souvent de sources très diverses. Cela peut être la saison, les événements comme Noël, Pâques, la coupe du monde, un vêtement aperçu dans une vitrine, une couleur à la mode… Il n’y a pas de règle ! Une fois que j’ai l’idée en tête, il me faut ensuite trouver pour quelle poupée je vais travailler, je possède beaucoup de différentes, mais je travaille souvent avec les mêmes, soit des modèles d’environ 32-34 cm (Paola Reina, Chéries de Corolle, Little Darling, Minouche, Mini Maru) ou bien des poupées Barbie.

Le patron dont je vais vous parler aujourd’hui m’a été demandé par une cliente qui souhaitait une robe évasée et une veste pour une poupée mannequin.

Le choix du matériel, quant à lui, dépend bien sûr de la saison (laine en automne et hiver, coton au printemps et en été) mais aussi de la taille de la poupée (fil plus ou moins gros). Le choix des couleurs est également très important : par exemple, le bleu ou le rose ira mieux aux poupées blondes ou brunes, le vert aux rousses, et ainsi de suite.
Cette étape étant déterminante, j’y consacre en moyenne un bon quart d’heure. Pour Zéléna, j’ai simplement choisi ma couleur préférée dans deux teintes, il se trouve que c’est aussi une couleur très « Barbie », cela tombe bien…

2. La réalisation du modèle

Je travaille toujours de la même façon avec la poupée qui me sert de mannequin. Je m’équipe pour cela de mon cahier, de mon crayon à papier, mon crochet et mes pelotes.

Je note ainsi le détail de chaque rang, en essayant sur la poupée pour vérifier que la tenue lui aille, que l’effet rendu soit celui que je souhaite ou que le résultat me convienne. Il arrive souvent que mon idée de départ évolue au fur et à mesure de la réalisation ! Selon le modèle et la taille de la poupée, le temps consacré à la réalisation de l’ouvrage est assez variable. Pour le modèle Zéléna, cela m’a pris environ 4h 30.

3. Les photos

Une fois le modèle terminé, je réalise des photos pour présenter ma création. J’utilise pour cela ce que j’appelle un « mini appartement » ! Ce dernier me permet d’avoir un décor similaire dans la plupart de mes patrons avec des meubles et accessoires divers. Certains sont des vrais meubles de poupées, d’autres sont des objets détournés (le canapé est en fait une boite à bijoux). Voici donc « l’envers du décor » !

Patron de la tenue "Zéléna" pour poupée barbie

Une fois les photos prises, il faut les recadrer, les optimiser, faire les montages…. J’y consacre en général environ 45 minutes quelque soit le modèle.

4. La rédaction

Je rédige toujours le patron à l’aide de mon cahier de notes, avec mon modèle à proximité. Cela me permet de vérifier la tenue en cas de doute sur mes notes. J’essaie toujours d’y expliquer le plus simplement possible comment réaliser mon modèle, en ajoutant des photos pour illustrer chaque détail. Je m’appuie ainsi parfois sur des photos montrant comment réaliser un point, ou des schémas.

Pour la tenue Zéléna, j’ai ajouté des photos illustrant la réalisation de la bordure. Au total, la rédaction du modèle Zéléna m’a pris environ une heure.

5. Le test et les corrections

Une fois la rédaction du patron terminée, celui-ci est envoyé à une ou plusieurs testeuses selon le modèle. Il s’agit pour elle(s) de réaliser le modèle, de m’indiquer si mes explications sont claires, s’il y a des erreurs…

Dès qu’une testeuse me retourne le patron, j’y apporte des modifications. Il m’arrive alors de reformuler certains passages, mais la plupart du temps les corrections correspondent à des erreurs de saisie (le copier coller est un gain de temps, mais c’est aussi une source importante d’erreurs…)

Pour le modèle Zéléna, j’ai corrigé deux erreurs et reformulé un rang, le temps passé a été d’environ 15 minutes.

6. La mise en ligne

Il s’agit de la dernière étape et non des moindres, puisqu’elle consiste à présenter mon patron pour le vendre ! J’y consacre un temps variable selon les sites sur lesquels je propose mes modèles. Sur Makerist la mise en ligne prend environ 10 minutes. »

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